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Les forces de l’ordre de Sousse sont en colère. Elles appellent les forces de sécurité travaillant dans tous les tribunaux de la région à boycotter les opérations de sécurisation des audiences des tribunaux et surtout les séances d’instruction. Les forces de l’ordre (police

Les forces de l’ordre de Sousse sont en colère. Elles appellent les forces de sécurité travaillant dans tous les tribunaux de la région à boycotter les opérations de sécurisation des audiences des tribunaux et surtout les séances d’instruction. Les forces de l’ordre (police, gardiens de prison et agents de réglementation municipale) préparent aussi une manifestation de protestation, mardi prochain. La cause de cet accès de colère est indiquée dans un communiqué de presse du syndicat des forces de l’ordre intérieur. Il s’agit de «la mise en liberté, malgré l’existence de preuves irréfutables, d’accusés qui avaient mis le feu, de manière préméditée, aux postes de police, agressé et porté atteinte aux agents, pendant les dernières violences du 12 juin ». Les forces de l’ordre de Sousse considèrent cette remise en liberté comme «un coup porté aux efforts de l’institution de la sécurité». Des sources proches de ces forces de sécurité de Sousse, nous précisent pourtant que certaines de ces arrestations ont été faites chez les accusés, sur ordre du procureur. Elles nous indiquent aussi que certains membres des forces de sécurité avaient été menacés, directement ou indirectement via leurs téléphones portables, après les arrestations qui n’avaient pas trop duré.

Une semaine auparavant, la même chose s’était passée à Jendouba. Des policiers avaient arrêté quelques 13 Salafistes qu’ils ont remis à la justice. Et alors que les forces de l’ordre encerclaient leur chef dans une mosquée et essayaient de l’en déloger, leur parvint une information faisant état de la remise en liberté de plus d’une dizaine des personnes déférées en justice. Ces deux cas ne sont malheureusement pas uniques. Les syndicats des forces de l’ordre s’en étaient déjà plaints et même le ministre de l’Intérieur, Ali Larayedh en avait fait l’écho devant les membres de la Constituante. Pis encore, presque toute la Tunisie s’attendait à ces remises en liberté, dès lors que le porte-parole du ministère de l’Intérieur avait annoncé les dizaines d’arrestations de Salafistes et de dangereux criminels dans la foulée des dernières violences qui avaient embrasé plus d’un quartier à Tunis, comme à Sousse ou ailleurs.

Avec tous les égards dus à la justice, avec toutes les craintes de son pouvoir illimité et son immunité, la question se doit pourtant d’être posée, pour savoir ce que la justice tunisienne, celle sur laquelle compte tout un peuple, avec ce que tout un peuple considère comme LE danger qui menace le pays, l’économie, son mode de vie et l’avenir de ses enfants !

Pour l’instant, la justice travaille, que Messieurs les juges nous permettent cet avis, dans la non-transparence la plus complète, eu égard à ce qui meuble les colonnes des journaux tunisiens et des journaux en ligne, sur la base «d’informations», jamais dites officiellement, toujours fuitées par des avocats, des juges ou d’autres parties proches de la justice. A aucun moment, comme cela se fait dans les démocratie et les systèmes judiciaires dont est tiré celui de la Tunisie, on n’avait vu, entendu ou lu, un Procureur de la République, le Doyen des Juges d’instructions ou aucune autre partie, déclarer quoi que ce soit, pourtant à propos de Tunisiens qu’on interroge, qu’on enquête, qu’on met en dépôt ou aux arrêts, parfois sous des accusations parfois plus grosses que les faits réels qui leur sont reprochés. C’est ce mutisme qui permet à des ministres, comme Mohamed Abbou, de manipuler la presse en diffusant les noms qu’il veut à propos de plaintes, supposées ou virtuelles. C’est ce qui permet à certains avocats de citer les noms de ceux à qui ils lancent parfois de graves accusations, sans pour autant qu’on sache s’ils ont été lavés ou réellement inculpés. Derrière tous ces hommes, il y a pourtant des familles, des intérêts, les leurs et ceux des autres, dont la justice tunisienne ne semble toujours pas vouloir tenir compte. Juste, la justice se doit pourtant de protéger même les coupables, encore plus les présumés coupables. La protection se fait aussi, en ces temps de Révolution, par la transparence et la communication. Robespierre ne disait-il pas que «la publicité est garante de la droiture et de la sagesse » ?

Il serait ainsi temps que la justice profite, elle aussi, de l’effet Révolution, pour se restructurer dans le sens de la mise en place de mécanismes propres à conforter sa transparence, lui prêter main forte en matière de communication et lui permettre de mettre fin à une manipulation qui nuit à la justice et à ses hommes.

Moraliste et essayiste français, Joseph Joubert disait aussi que «les révolutions sont des temps où le pauvre n’est pas sûr de sa probité, le riche de sa fortune et l’innocent de sa vie ». Le même Joubert disait aussi que «La justice est le droit du plus faible». La justice se doit d’être la même pour les Salafistes, comme pour les RCDistes, les CPRistes, les Nahdhaouis ou le simple citoyen, et ceux qui avaient su dire, un jour, non à Ben Ali, doivent maintenant, malgré la Révolution, savoir travailler dans la sérénité malgré les craintes d’une autre liste des 81 !

K.B

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