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Karim Ben Kahla

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Suite à la publication du récit de ce qu’il avait dit sur les ondes de la radio Express Fm et où on disait qu’il avait remis les pieds sur terre au directeur de l’ITES, Neji Jalloul, Karim Ben Kahla, nous a envoyé ce droit de réponse. Il y dit :

Chère équipe de rédaction

Tout en vous remerciant pour l’intérêt que vous avez porté à mon intervention radiophonique relative à la rencontre organisée par l’ITES et que vous avez publié sous le titre «Le président du Cercle Kheireddine fait descendre Jalloul de son nuage », j’aimerais apporter un petit rectificatif non pas tellement dans le cadre de ce qu’il est convenu d’appeler un « droit de réponse » mais d’un devoir de clarification et de courtoisie envers votre journal et ses honorables lecteurs.

Au risque de vous surprendre et de provoquer ceux qui confondent critique et polémique, je pense qu’effectivement, en six mois, nous pouvons tout à fait arrêter l’hémorragie actuelle, amorcer une reprise de la confiance et inverser certaines tendances…non seulement nous pouvons le faire mais nous devons le faire.

Par contre, il est certain que se contenter de vouloir colmater les brèches d’un modèle à bout de souffle ne fera qu’agrandir celles-ci, tout comme attendre les réformes « structurelles », le retour « mécanique » ou « naturel » de la manivelle du « cycle économique », ou pire encore les prochaines élections, avant de trancher dans le vif par des mesures ponctuelles et douloureuses, nous conduirait à une faillite certaine.

En ce sens, toute initiative, y compris celle de l’ITES, de réfléchir à l’avenir de notre pays est bonne à prendre. Nous nous y attelons au sein du Cercle Kheireddine et nous continuons à penser que malgré la prolifération des Think tank, et des rencontres plus ou moins scientifiques, il n’y a toujours pas de « sociétés sous-développées, mais des sociétés sous-analysées » (J Berques).

Le temps nous est compté. Nous avons de moins en moins d’espace pour les réformes graduelles. Les « thérapies de choc », les ruptures douloureuses nous réuniront soit dans l’intelligence de la solidarité et pour les réussir, soit dans la désolation, pour pleurer notre sort et regretter de nous être chamaillés au temps où il fallait non seulement se tolérer mais faire preuve de bienveillance les uns envers les autres.

Oui. Au lieu de nous chamailler sur l’opportunité pour un Think tank d’organiser une rencontre sur l’avenir immédiat de notre Tunisie, je vous propose de débattre du sérieux et surtout de la faisabilité des propositions élaborées.  Parce que – et c’est là l’une des principales critiques que j’aimerais adresser à cette rencontre à laquelle j’ai eu le plaisir de participer – « On sait tous ce qu’il faut faire mais on ne sait pas comment se faire réélire après. » (J-C Junker).

Je pense qu’il est urgent de renouveler nos grilles de lecture du réel et que la crise économique est également une crise de la pensée économique aujourd’hui dominante en Tunisie. Je pense également que nous avons besoin de passer d’une approche en termes d’agrégats économiques à une approche basée sur les acteurs et les logiques d’action pour reconstruire notre gouvernance et rétablir la confiance.

Il me semble également que le plus important n’est pas de reprendre ou de compléter des généralités ou une liste « à la Prévert » de mesures qui confondraient les sciences de l’économique avec les recettes de quelques faux experts,  mais de penser la complexité de la conduite des réformes et des changements. En ce sens, et pour sortir du piège des réformes sans changements, des institutions qui s’affaissent en simples organisations et des politiques qui ne produisent que davantage de législations, il me semble que nous devons dépasser les approches tout aussi « puristes » que simplistes et mono-disciplinaires. Un débat que certains trouveraient théorique, mais sans théorie la pratique n’est qu’aveugle répétition.

Je ne néglige pas la dimension politique de toute réflexion sur l’avenir de notre pays et je ne sous-estime pas non plus la fatale récupération politicienne de toute parole discordante ou simplement nuancée. Mais j’aimerais qu’en ce moment où se joue l’avenir de notre pays, un débat serein, critique et apaisé s’installe entre nous tous. Autrement dit, plutôt que de polémiquer sur les intentions des uns et des autres, je pense que nous avons besoin de rétablir la confiance et de bannir la suspicion. Si j’ai exprimé le point de vue d’un universitaire libre et volontairement critique ce n’est pas pour « descendre » quiconque de son nuage mais au contraire, dans l’espoir que l’on se remette tous à rêver, à espérer et passez-moi l’expression, à monter tous sur le même nuage pour aller encore plus haut.

Merci pour votre patience.

Pr.  Karim Ben Kahla, Président du Cercle Kheireddine et Professeur, École supérieure de commerce de Tunis Directeur de l’ECCOFIGES (Ecole doctorale d’économie, commerce, comptabilité, finance et gestion de l’Université de la Manouba) Campus Universitaire de la Manouba. Page web personnelle : http://credo.me.ht/

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6 mois seulement pour tirer le pays d’affaire. Néji Jalloul, directeur de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES), l’avait sorti dernièrement pour épater la galerie avec les compétences au sein de Nidaa Tounes, capables de réaliser cet exploit, selon l’ex-ministre de l’Education. Et c’est aussi le thème sur lequel l’ITES va plancher ce mardi 28 août 2018 (passons sur le mélange des genres…). Karim Ben Kahla, professeur universitaire et à la tête du Cercle Kheiredine, qui travaille aussi avec Jalloul, nuance fortement ce qu’a dit ce dernier…

Ben Kahla a dit ce matin, sur Express FM, qu’il faut déjà commencer par rétablir la confiance entre l’Etat et les citoyens de manière à lancer les grandes réformes. «Ce qui est une urgence aujourd’hui, c’est comment rétablir la confiance en entreprenant certaines mesures. Nous sommes empêtrés dans une crise de la pensée économique dans le sens où le raisonnement en termes d’agrégats et de chiffres ne fonctionne plus et ne peut pas de toute façon opérer dans une situation aussi complexe que la nôtre. Il faut plutôt raisonner en termes de logique d’acteurs afin de susciter l’adhésion des gens aux réformes et donc rétablir la confiance», précise-t-il.

Les seules choses qu’on peut faire en 6 mois, c’est mettre en place une dynamique, réviser le rôle de l’Etat et celui des organisations nationales, notamment l’UGTT et l’UTICA. Pour la concrétisation des réformes par contre, il faudra beaucoup plus de temps, a déclaré le président du Cercle Kheiredine.
«Avec la configuration politique du moment, nous devons nous habituer à un Etat consensuel, relativement stratège où la société se prend en main», a conclu l’expert.

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Pour l’universitaire et économiste Karim Ben Kahla

Pour l’universitaire et économiste Karim Ben Kahla, le gouvernement provisoire de Mahdi Jomaa aura du mal à mettre en place une réforme structurelle face à l’existence des tendances populistes. « Mahdi Jomâa qui a reconnu la délicatesse de la situation actuelle a exigé la mise en place d’une réforme structurelle. Mais, je pense que la mission sera sans doute difficile en présence d’un nombre important de populistes qui vont l’empêcher certainement à relever ce défi de taille», a fait constater l’économiste dans une déclaration à Africanmanager.

D’après Karim Ben Kahla, ces populistes qui ont gouverné la Tunisie comme les hommes propres et n’ont fait que vendre les mensonges, doivent se taire pour que le cabinet des technocrates travaille et trouve une issue à la crise actuelle.

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