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L’épuisant prêt du Fonds monétaire international à la Tunisie est au milieu du gué, il ne reste à en rembourser que 1500 millions de dollars à l’échéance d’avril 2020. Une date de forclusion à ce point libératrice que tout le monde appelle de ses vœux tant son cheminement est synonyme de tourments et de sueurs froides pour le gouvernement chaque fois qu’il s’agit de revue et partant de décaissement de tranche.

La cinquième du nom n’a pas dérogé à la règle. Elle a donné lieu à des négociations « extrêmement difficiles », de l’aveu même du ministre chargé des Réformes majeures, Taoufik Rajhi. Le FMI donnait cette fois-ci la nette impression d’en faire un peu trop en ajoutant à son attirail d’édits et de mandements l’injonction de faire une économie de 1 milliard de dinars supplémentaires imputables sur la facture énergétique alors que les cours mondiaux du pétrole repartent dramatiquement à la hausse plafonnant à 77 dollars le baril en juillet, même s’ils sont en train d’enregistrer un reflux.

Sitôt dit, sitôt fait. Les prix à la vente des produits pétroliers ont augmenté à partir de ce dimanche, et il devra en être ainsi autant que nécessaire, c’est-à-dire jusqu’au jour, improbable, où l’équilibre sera rétabli, l’institution de Bretton wood exigeant de « réduire la demande excessive d’importations, étant donné l’augmentation importante des prix internationaux du pétrole…et de poursuivre les réformes des subventions (actuellement peu ciblées) de l’énergie ». Il est évident que le gouvernement tunisien n’est pas en capacité de se soustraire à pareille injonction spécifique à la compensation pas plus qu’il n’est en état de ne pas déférer à celle de «  gérer soigneusement la masse salariale publique ainsi que de redresser, sur des bases viables, la situation des caisses de sécurité sociale pour les secteurs public et privé ».

Des recettes purement techniques

En jouant encore et plus au père fouettard, le FMI ressasse des recettes purement techniques qui n’ont nulle prise sur les considérations sociales et politiques avec lesquelles le gouvernement « bénéficiaire » de ses concours financiers doit péremptoirement composer pour maintenir une fragile paix sociale dont la rupture mènerait tout droit à des formes d’agitation qu’il est incapable de domestiquer au risque d’abîmer ses finances et s’attirer les foudres de la population et des organisations professionnelles et civiles, puissantes et actives dans le pays. Ce sont des épines de plus dans le pied du gouvernement qui se démène pour échafauder un projet de loi de finances encore plus éprouvant que ceux qui l’ont précédé depuis 2011.

Quel sort pour les réformes ?

Il s’y joint ces réformes implacables au sujet desquelles l’ordre lui est régulièrement intimé d’aller plus vite pour pouvoir aspirer à un avis favorable concernant le déboursement de la prochaine tranche. Le gouvernement Chahed pourra-t-il tirer son épingle du jeu alors que, politiquement, sa tête est mise à prix et que, socialement, il est criblé de coups de boutoir assénés par le plus intraitable de ses partenaires, nommément l’UGTT ? Les réalisations dont l’actuel du gouvernement se prévaut ne semblent pas, du reste, avoir l’heur de désamorcer ces accès de fièvre, alors même que maints indicateurs économiques majeurs sortent du périmètre rouge pour annoncer un léger mieux. C’est particulièrement le cas du taux de croissance en nette évolution pour atteindre en 2020 la barre de 3,5%, une première depuis un bail, mais aussi du déficit budgétaire ramené à moins de 5%.

D’ailleurs, le FMI s’est félicité de « certains signaux encourageants indiquant que la reprise économique est en bonne voie », citant les bonnes performances des secteurs de l’agriculture, du tourisme et des services, et l’engagement des autorités à réduire les déséquilibres budgétaires qui porte également ses fruits ». Mais il est important que le Fonds ait levé un verrou essentiel, celui d’améliorer la signature de la Tunisie auprès des bailleurs de fonds mondiaux et de lui permettre de sortir sur le marché financier international dans des conditions moins défavorables, en particulier en vue d‘obtenir l’emprunt obligataire d’un milliard de dollars approuvé déjà par les députés outre 400 millions d’euros convenus par des institutions internationales.

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Le directeur du recouvrement à la STEG, Mounir Ghabri, a annoncé mardi 25 mai 2016, à shems fm, que les impayés de la steg ont atteint jusqu’au mois d’avril dernier 950 millions de dinars.

Il a ajouté lors d’une réunion qui s’est tenue à Monastir que la valeur globale des dettes des établissements touristiques de la région s’élèvent à 4,5 millions de dinars et que la STEG est prête à accorder des facilités de paiement tout prenant en compte les intérêts de chacun, a ajouté la même source.

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