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Dans un article intitulé «L’UE inscrit la Tunisie sur sa «liste noire» des pays exposés au financement du terrorisme», paru jeudi 8 février 2018 dans le journal français Le Monde, l’auteur est revenu sur les coulisses de cette affaire qui a conduit la Tunisie dans le groupe des pays exposés au financement du terrorisme. Il s’est aussi arrêté sur les raisons du rejet par le Parlement européen d’une motion demandant le retrait de la Tunisie de cette liste de l’opprobre…

Mais il n’a pas pu s’empêcher au passage de se payer, gentiment, la tête de la Tunisie en révélant que «les petits cadeaux (dattes et huile d’olive) envoyés à des élus n’ont pas suffi à renverser la vapeur». Aux états d’âme et tourments des dirigeants, et citoyens, tunisiens il faudra ajouter ce coup de patte depuis la France, premier partenaire et grand “ami” de la Tunisie…

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Le journal Le monde a publié dans son édition papier du Mardi 19 décembre 2017  l’interview qui lui a été accordée par le Président de la République, Béji Caid Essebsi, lors de sa visite à Paris du 11 au 13 décembre 2017.
Dans cette interview, le chef de l’Etat a surtout défendu les avancées de la révolution tunisienne, six ans après la chute de Ben Ali.

Sur la question portant sur le retour au gouvernement, récemment, d’anciens collaborateurs de Ben Ali, le président de la République a déclaré que chaque Tunisien a le droit de participer à la vie de son pays, s’il n’a pas été l’objet d’une condamnation.
Et ceux qui ont travaillé avec Bourguiba , on va les exclure ? Quand Ben Ali était au pouvoir, 2 millions de Tunisiens travaillaient avec lui . On ne va pas les exclure, chaque Tunisien a le droit de participer à la vie politique de son pays. ce n’est pas un crime d’avoir travaillé avec Ben Ali, sinon on leur enlève la nationalité. Et ça personne d’autre que la justice ne peut le faire“, a-t-il dit.

En réponse à une question sur le lancement au même moment de “la chasse à la corruption” menée par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, et la loi amnistiant la corruption administrative, le chef de l’Etat a souligné que cette loi est une initiative présidentielle et ne vise que les fonctionnaires compétents ayant exécuté des instructions directes et irréfragable de l’Etat de l’époque. “On n’a pas amnistié des gens qui ont détourné de l’argent de l’Etat “, a-t-il lancé.

Evoquant la constitution tunisienne et le régime politique actuel, il a rappelé que les systèmes hybrides (mi-présidentiel, mi-parlementaire) ne fonctionnent jamais très bien.
Et d’ajouter en substance : “je suis responsable du respect de la constitution. Nous devons continuer à l’appliquer et je n’ai pas l’intention d’entamer un processus de révision sauf si d’autres s’y attellent“.
Personnellement je suis pour un système présidentiel bien contrôlé pour éviter la dérive présidentielle que nous avons connue sous Ben Ali et Bourguiba“, a-t-il encore relevé.

Questionné sur son évaluation du travail de l’instance vérité et Dignité (IVD) , Caïd Essebsi a estimé que cette instance n’a pas de quoi être fière de son rendement, du moment qu’elle n’a pas rempli son rôle de justice transitionnelle.
Par ailleurs, interrogé sur la possibilité de se présenter à la présidentielle de 2019, Béji Caid Essebsi a répondu : “Quand je me suis présenté en 2014, j’avais 88 ans, et à la fin de mon mandat, j’en aurai 93. Je suis quelqu’un de sérieux. Mes obligations vont jusqu’en 2019, et l’avenir est à Dieu“.

Questionné sur le début d’une “dérive dynastique” au sein du parti Nidaa Tounes, en allusion à la direction du parti détenue par son fils, le président de la République a affirmé que son fils n’a pas hérité du parti mais a plutôt été désigné par un congrès à Sousse.
Si les responsables de Nidaa Tounes ne sont pas contents de lui, ils n’ont qu’à le renvoyer“, a-t-il martelé.

Revenant sur la question du report des élections municipales, le président de la République a souligné qu’il était favorable à la tenue de ces élections le plus rapidement possible. “Si elles n’ont pas pu se tenir le 17 décembre, c’est parce que l’instance électorale n’était pas au complet. Maintenant, certains partis réclament un report. Pour moi, il ne faut pas que cela dépasse le mois d’avril. Je vais m’y employer“, a-t-il clarifié.

A la question de savoir si les nahdhaouis allaient accepter les réformes en faveur de l’égalité femmes-hommes, Caid Essebsi a indiqué que le ministère de la Justice a retiré la circulaire de 1973 qui obligeait les hommes non musulmans à se convertir à l’islam avant le mariage.
Au sujet de l’égalité d’héritage, j’ai créé une commission qui va préparer les textes appropriés” a-t-il précisé.
Pour le moment, Ennahda n’a rien dit, mais je ne pense pas qu’ils y verront un inconvénient majeur. La Constitution de 2014 pose les bases d’un Etat civil, pas religieux”, a-t-il conclu.

A propos des manifestations qui ont eu lieu récemment au Kef et Tataouine et d’une éventuelle deuxième révolution sociale en Tunisie, Caid Essebsi n’a pas nié que le taux chômage demeure important (628 000 personnes dont 250 000 diplômés du supérieur) et que des régions de l’intérieur du pays restent marginalisées.
Tous les ingrédients d’un malaise social sont réunis. Ces mouvements sont naturels. La révolution à réalisé la liberté d’expression. Mais la dignité, c’est aussi le travail“, a-t-il affirmé.

S’agissant du problème récurent de l’émigration, il a indiqué qu’il y a eu un regain récent essentiellement du à ce qui se passe en Méditerranée et en Libye. “Chez nous, la situation est globalement maîtrisée“, précise-t-il.
Questionné sur la menace sécuritaire à la frontière commune avec la Libye, le président de la République a affirmé que la frontière est désormais sous contrôle. “Nous avons une frontière commune de 450 km, qui n’était pas très sécurisée. Aujourd’hui, il n’y a plus que des groupuscules armés “, a-t-il déclaré.

En réaction aux données de l’ONU stipulant que 5 500 Tunisiens auraient rejoint des groupes extrémistes comme l’organisation Etat islamique ou Al-Qaida, Caïd Essebsi a qualifié ces données d’exagérées.
Il y en a 2000 environ. C’est trop évidemment, mais maintenant, les choses sont maîtrisées. En cas de retours, ces personnes sont soumises à la loi. Beaucoup sont en état d’arrestation ou en résidence surveillée“, a-t-il tenu à préciser.

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Le prédicateur turc Fethullah Gülen, exilé aux Etats-Unis et dont le président Recep Tayyip Erdogan réclame énergiquement l’extradition, s’est fendu d’une tribune publiée dans l’édition du journal Le Monde publiée ce vendredi 12 août pour se disculper. “Si le dixième des accusations dirigées contre moi sont établies, je m’engage à retourner en Turquie et à subir la peine la plus lourde”. Il fait allusion aux propos d’Erdogan qui dès le soir du putsch raté le 15 juillet 2016 a pointé du doigt Gülen.

Le prédicateur a redit qu’il a lui-même “condamné dans les termes les plus fermes la tentative de coup d’Etat”. Il “rejette catégoriquement toutes les accusations” à son encontre. “Depuis dix-sept ans, je vis reclus dans un petit village aux Etats-Unis. Prétendre que j’ai pu, à 10.000 kilomètres de distance, pousser l’armée à mener un putsch contre son gouvernement est une diffamation”, a martelé le fondateur du mouvement turc Gülen (dénommé aussi Hizmet) .

Il poursuit en ces termes : “Si des militaires qui se disent sympathisants du Hizmet ont trempé dans cette conjuration, je le dis sans aucun état d’âme, ce sont des félons qui ont ébranlé l’unité et l’intégrité du pays, des individus qui ont trahi mon idéal et qui ont fait des centaines de milliers de victime (…). Personne n’est au-dessus du droit”.

Il dénonce “la chasse aux sorcières” décrétée en Turquie par Erdogan après la tentative de coup d’Etat et les dérives autoritaires de l’homme fort du pays.

“Les biens sont confisqués, les comptes sont bloqués, les passeports sont annulés”, déclare l’imam, qui redoute dans son pays d’origine “un drame humanitaire”. Il alerte également sur “la mainmise du pouvoir exécutif sur le pouvoir judiciaire”.

Gülen appelle de ses voeux un “procès équitable” lequel, d’après lui, fera la démonstration que l’exécutif turc n’a “aucune preuve” de ses allégations. “Je lance un appel au pouvoir turc et je lui promets une collaboration totale. Je demande qu’une commission internationale indépendante mène les investigations sur cette tentative de coup d’Etat”.

Dans son papier, le prédicateur déclare également que son mouvement n’a pas pour objectif de “prétendre au pouvoir”, et qu’il s’est toujours personnellement dressé contre les putschs qu’a connus la Turquie. “Au prix de nombreuses menaces, j’ai condamné les groupes comme Al-Qaida et l’organisation Etat islamique, qui salissent l’islam par leurs actes terroristes”, souligne-t-il. Des propos lourds de sens quand on sait qu’Erdogan a essuyé moult accusations sur ses liens troubles avec les organisations djihadistes.

“Ni la domination de la minorité, ni celle de la majorité, ni l’autoritarisme élu, ne représentent la vraie démocratie. Celle-ci n’existe pas sans l’Etat de droit, la séparation des pouvoirs, la liberté d’expression et les droits fondamentaux”, assène le prédicateur, qui est d’avis que “ni un coup d’État, ni un régime civil autocratique” ne sont de nature à apporter le salut à la Turquie.

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