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Leishmaniose

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Jadis pionnière dans l’élimination des maladies telles que le paludisme et le trachome, la Tunisie souffre encore de plusieurs maladies endémiques comme la leishmaniose, la lèpre ou le kyste hydatique qui continuent à tuer et à causer une lourde morbidité parmi nos concitoyens. Ces maladies aussi connues sous le nom des “maladies tropicales négligées” touchent les populations pauvres et vulnérables: celles qui sont les plus démunies, les plus marginalisées et, souvent, isolées. Cette endémie est une confirmation de l’inégalité dans l’accès au soins et aux services de santé publique qui existe dans notre pays.

Lors du XVIIe Sommet de la Francophonie les jeudi 10 et vendredi 11 octobre 2018 à Erevan, en Arménie, avec la participation du président Béji Caied Essebsi, une résolution sur les maladies tropicales dans l’espace francophone sera adoptée. Cette résolution de l’Organisation internationale de Francophonie répond aussi à une demande croissante de la société civile en faveur d’une intensification de la lutte contre ces maladies : le mois passé, plus de 50 organisations de la société civile à travers la Francophonie ont signé une lettre ouverte en faveur de son adoption.

En Tunisie, grâce aux grands programmes de lutte contre les fléaux endémiques mis en œuvre dès 1960 – 1970, la situation s’est nettement améliorée avec particulièrement l’éradication du paludisme dès 1968 avec le dernier cas autochtone en 1979. La bilharziose a été éradiquée dès 1970, le dernier cas ayant été répertorié en 1983. Malheureusement, depuis cette période de l’âge d’or de la santé publique, on a observé un déclin dans l’engagement de l’Etat pour l’élimination des autres maladies tropicales négligées comme la leishmaniose et l’échinococcose. Cette baisse de garde laisse la porte grande ouverte à un retour en force de maladies qu’on croyaient disparues. À titre d’exemple, le coût socio-économique de l’échinococcose ( kyste hydatique) est estimé à environ 50 millions de dinars chaque année en pertes directes et indirectes animales et humaines.

Le leadership tunisien dans la lutte contre les maladies se doit de renaître. Cette résolution offre l’opportunité de collaborer avec d’autres pays francophones particulièrement que notre pays sera l’hôte et le président du prochain sommet de la Francophonie en 2020 et qu’il jouit de l’expertise et d’institutions réputées telles que l’Institut Pasteur de Tunis ou l’Observatoire des Maladies Émergentes. Il faut également signaler que les financements internationaux existent pour soutenir tous pays qui s’engage sérieusement dans l’agenda de l’élimination des maladies tropicales négligées et que la Tunisie s’est engagée dans le cadre des objectifs de développement durable à éliminer les maladies tropicales négligées, à mettre fin à l’épidémie de sida, à la tuberculose et combattre l’hépatite, les maladies transmises par l’eau et autres maladies transmissibles D’ici à 2030.

Dr. Zied Mhirsi

Cofondateur du Centre Tunisien de la Santé Publique : www.tuncph.org

Le centre tunisien de la santé publique est une association tunisienne fondée en 2012 par un groupe de médecins experts en santé publique.  Le centre est membre du réseau francophone sur les Maladies Tropicales Négligées.

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Le nombre de cas d’infection du virus de la fièvre du Nil occidental a atteint 30 cas confirmés, a indiqué, jeudi, le ministre de la Santé, Imed Hammemi en marge d’une journée régionale de dépistage du cancer du sein.
Et d’ajouter que 69 cas suspects ont été recensés, soulignant que les cas enregistrés sont isolés et qu’il n’existe pas d’épidémie.
Il a précisé que les opérations de désinfection ont été renforcées à Sousse, Kairouan, Jendouba, Béja et Bizerte, régions traversées souvent par les oiseaux migrateurs.
Le ministre a indiqué que le conseil des ministres réuni, mercredi, a décidé de mettre en place un comité de pilotage afin de lutter contre ce virus.
Concernant la leishmaniose répandue dans les gouvernorats de Kairouan et Sidi Bouzid, il a fait savoir que le ministère enregistre chaque année de nouveaux cas, particulièrement, dans le gouvernorat de Kairouan.
“Cette maladie n’est pas grave et la guérison n’est possible qu’après une année”, a-t-il ajouté.
Il a conclu que ces maladies résultent de la pollution, appelant toutes les parties prenantes et les citoyens à préserver l’environnement.

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Les essais thérapeutiques réalisés en Tunisie pour développer un traitement de la leishmaniose cutanée font encore grand bruit. Après 9 mois de silence, l’affaire est à nouveau évoquée par Eljazeera Documentaire. Le 17 décembre 2016, la chaîne diffuse un documentaire sur ces essais thérapeutiques menés dans les régions de Sidi Bouzid, Gafsa et Kairouan : « هل يصنع القتلة الدواء؟ ». Réalisé par la Tunisienne Imène Ben Hassine, le film documentaire dénonce un crime contre l’humanité et évoque des supposées irrégularités lors de ces essais.

Ce documentaire a obligé les dirigeants de l’Institut à organiser une rencontre avec les médias pour apporter des éclaircissements sur l’affaire. Le directeur général de l’Institut Pasteur de Tunis, Hechmi Louzir, a affirmé à l’occasion que l’institut a décidé de poursuivre en justice la chaîne Eljazeera, l’accusant de mensonges, de manipulation et de fausses accusations.

Selon lui, le traitement de la leishmaniose cutanée a été l’objet de recherches, par l’Institut pasteur, en coopération avec l’OMS, depuis les années 1990. “Mais ce traitement ne répondait plus aux attentes des patients. Par la suite, une coopération avec l’institut “Walter Reed” a été trouvée. Un médicament sous forme de pommade a été élaborée en coopération avec cet institut. Les recherches thérapeutiques ont été effectuées à Sidi Bouzid afin de prouver l’efficacité du traitement”, a expliqué Louzir, avant d’ajouter que ce médicament a été testé en France avant la Tunisie et que 5% seulement de ces essais ont été faits à Sidi Bouzid.

Il a par ailleurs indiqué que l’essai thérapeutique a été dictée par l’émergence de la Leshmaniose cutanée dans les régions de Kairouan, Gafsa et Sidi Bouzid. Cette maladie a fait ses premières apparitions à partir des années 82 à cause du barrage de Sidi Saâd (situé entre Gafsa et Kairouan), sachant que l’eau cumulée est la principale cause de cette maladie. Une des raisons, selon lui, de la réalisation des essais dans les régions de Sidi Bouzid, Kairouan et Gafsa.

En outre, Hechmi Louzir a expliqué que les 50 dinars ont été accordés aux volontaires comme une contribution au titre des frais de déplacement, soulignant que les essais réalisés se sont déroulés dans la transparence la plus totale et que les protocoles sont enregistrés et disponibles publiquement.

Au sujet de l’inclusion des mineurs, il a assuré que l’Institut n’avait pas enfreint la loi tunisienne mais s’est plutôt concentré sur l’exception de la loi régissant la matière. “L’inclusion des mineurs était scientifiquement nécessaire, dictée par les données épidémiologiques locales. La Leishmaniose cutanée constitue, selon lui, un problème de santé publique en Tunisie et touche plus de 60% des cas des enfants en âge scolaire”.

Le directeur général de l’Institut de Pasteur a, sous un autre angle, indiqué que contrairement à ce qui a été affirmé par El Jazeera, le produit utilisé n’est pas encore fabriqué par le laboratoire israélien, Teva.

Selon l’Institut Pasteur, le documentaire d’Eljazeera est un modèle scandaleux de désinformation et de manipulation médiatique : “Le tournage des entretiens avec certains membres de l’Institut s’était déroulé dans des conditions calamiteuses ne respectant pas les règles les plus élémentaires de déontologie. Les thèmes abordés, le montage des interviews réalisées et le choix de la date de la diffusion du film laissent peu de place au doute sur les véritables intentions des producteurs et des recommandations”, note l’Institut.

Les essais réalisés se sont déroulés dans la transparence la plus totale. Les protocoles sont enregistrés et disponibles publiquement. L’inclusion des mineurs dans l’étude était scientifiquement nécessaire , dictée par les donnes épidémiologiques locales. La Leishmaniose cutanée constitue en effet un problème de santé publique en Tunisie et touche plus de 60% des enfants scolarisés.

Cette campagne diffamatoire confirme, selon le DG de l’Institut Pasteur, que l’une des plus prestigieuses institutions tunisiennes publiques de recherche en santé, ses chercheurs et son personnel ainsi que le ministère de la Santé, font l’objet d’une tentative acharnée et organisée de déstabilisation et de dénigrement. Il s’agit, selon lui, d’un modèle scandaleux de désinformation et de manipulation médiatique.”Le tournage des entretiens avec certains membres de l’Institut s’était déroulé dans des conditions calamiteuses ne respectant pas les règles les plus élémentaires de déontologie. Les thèmes abordés, le montage des interviews réalisées et le choix de la date de la diffusion du film laissent peu de place au doute sur les véritables intentions des producteurs et des commanditaires”, a-t-il déclaré. Et Louzir d’expliquer dans le même cadre que 5 parmi les personnes ayant fait des témoignages dans le documentaire en question n’ont pas subi de tests thérapeutiques conduits par l’institut dans ce domaine, mais pour d’autres pathologies.

L’institut a, dans le même contexte, indiqué que dès la première campagne médiatique lancée par la réalisatrice du documentaire en mars 2016, les patients ayant participé à cette recherche, ou leurs tuteurs, ont rédigé une pétition dénonçant les propos dégradants et malveillants tenus à leur égard par la productrice et ses relais médiatiques, les qualifiant de “cobayes”. Ils confirment que leur participation à l’étude était volontaire et en connaissance de cause, affirmant leur confiance en l’Institut Pasteur de Tunis. Ils réclament aussi des poursuites contre les parties impliquées dans cette campagne médiatique diffamatoire. 

L’institut constate en outre que la recherche thérapeutique conduite par l’institut pasteur de Tunis a été évaluée positivement par les experts à l’échelle nationale et internationale. Les communiqués d’appui émanant des instances réglementaires régionales, de sociétés savantes et de structures académiques confirment sans doute la conformité de cette recherche avec les principes de l’éthique.

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