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Le chef de l’Etat guinée et président en exercice de l’Union africaine, Alpha Condé, est en rogne contre les membres du gouvernement de Mamady Youla, à tel point qu’il en a viré 5 dans un laps de temps très court, 24h chrono. Humiliation suprême : Les malheureux ont appris leur éviction en direct à la télévision, au journal télévisé, rapporte Jeune Afrique. Désormais le 20h30 est devenu le rendez-vous le plus couru de la journée, pour ne pas rater une miette du jeu de massacre.

Makalé Camara, ministre des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger, et André Loua, aux Pêches, à l’Aquaculture et à l’Économie maritime, ont été les premiers débarqués. En lieu et place, Condé a mis, respectivement, Mamady Touré, ambassadeur de la Guinée aux Nations unies, et Frédéric Loua, directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale.

D’après le journal en ligne Guinéematin.com, l’ex-chef de la diplomatie a appris la mauvaise nouvelle dans l’avion qui l’amenait à Maputo, au Mozambique, pour les besoins de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique.

Ibrahima Kourouma, un membre du cercle du président, Diaby Mariama Sylla, secrétaire générale du ministère de l’Action sociale, de la Promotion féminine et de l’Enfance, et Sanoussy Bantama Sow, conseiller de Condé et cadre du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), le parti au pouvoir, succèdent, dans l’ordre, à Louceny Camara, ministre de la Ville et de l’Aménagement du territoire, Sanaba Kaba, ministre de l’Action sociale et Siaka Barry, ministre de la Culture, des Sports et du Patrimoine historique, pourtant très apprécié par les citoyens.

Kaba et Barry ont également appris leur disgrâce dans les médias. Beau joueur, l’ex-ministre de la Culture a écrit sur sa page Facebook qu’il a été informé alors qu’il passait ses vacances à l’étranger mais rend tout de même hommage à son bourreau – Condé – et félicite son successeur. L’histoire ne nous dit pas s’il était vraiment sincère, mais au moins il s’est retiré dignement, ce que ses nombreux fans ont visiblement beaucoup apprécié…

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A n’en pas douter, l’assassinat de l’ingénieur Mohamed Zouari est un profond traumatisme, national, et vécu comme tel par les citoyens, jusqu’au tréfonds de leurs âmes. Le tolet qu’a provoqué cette exécution froide, en pleine journée, à deux pas de son domicile, à Sfax, l’illustre parfaitement. Pour des Tunisiens qui sont encore hantés par les meurtres de Chokri Belaid et Mohamed Brahmi, qui n’ont d’ailleurs toujours pas été élucidés, l’affaire Zouari est la tuerie de trop. Mais ce qu’on peut comprendre pour des citoyens, sous le coup de l’émotion, on peut difficilement le pardonner à l’élite politique, et encore moins à l’exécutif, censé justement piloter le bateau, rationnellement, en résistant aux appels des bas instincts et de l’émotion populaire.

Presque immédiatement après le meurtre de Mohamed Zouari, c’est “massacre à la tronçonneuse”. Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, sous la pression des députés et d’une partie de l’opinion publique, et avant même d’avoir diligenté une enquête sur les éventuels ratés, comme cela se fait dans tous les pays qui se respectent, a endossé un de ses rôles favoris : Celui de coupeur de têtes. Il a commencé à Sfax, en démettant de leurs fonctions les patrons de la sûreté nationale et le gouverneur, et projette, dit-on, de frapper ailleurs. Voilà, on y retourne : Il suffit d’offrir quelque têtes en pâture pour que tout soit réglé, comme par enchantement. Alors qu’on sait tous qu’en cas de dysfonctionnement dans les affaires de sécurité nationale, si effectivement dysfonctionnement il y a, ce sont des réformes structurelles, en profondeur et dans la durée, qui permettent d’apporter des correctifs, et non des réactions épidermiques, à chaud, forcément improvisées et donc fatalement improductives. Mis à part le vernis du changement, ces mouvements intempestifs, qu’affectionnent particulièrement Chahed – les gouverneurs en savent un rayon -, ne donnent rien de bon. Ils donnent la désagréable et désastreuse impression que celui qui conduit les destinées du pays est nerveux, impulsif et qu’il pilote à vue, sans avoir de recul sur les événements.

La pression, surtout pour l’exécutif, est mauvaise conseillère et pousse à la faute. Nous n’avons pas vu après les terribles attentats de Paris et de Bruxelles le président français ou le Premier ministre belge mettre la tête des responsables sécuritaires sur le billot et les faire valser. Idem pour la chancellerie allemande, en dépit du grand émoi provoqué par l’attentat de Berlin, à la veille des fêtes de fin d’année. Cette attaque a été vécue par le peuple allemand comme une terrible injustice au regard justement des efforts que fait Angela Merkel pour accueillir et intégrer la misère du monde. Une intransigeance qui lui a d’ailleurs couté très cher politiquement. Et pourtant Merkel n’a pas dit haro sur les cadres sécuritaires ou je ne sais quel notable local. L’affaire a été gérée avec calme, retenue, en bonne professionnelle de la gestion des affaires publiques qu’elle est. Exiger la même chose de Chahed est-ce trop demander ?!

Pot de terre contre pot de fer

Si l’affaire n’était pas aussi grave, on aurait ri des cris d’orfraie des députés, qui ont exigé des ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères des explications, au Parlement. Salem Labiadh a même poussé l’emballement et l’hystérie collective jusqu’à demander la tête du patron du département de l’Intérieur. Et que dire des demandes pressantes pour poursuivre les très probables auteurs de ce crime, les services secrets israéliens – le Mossad. Ces messieurs dames ont sans doute oublié, à cause de la montée de la fièvre à l’Assemblée des Représentants du peuple, l’assassinat de Abou Iyad et Abou Mohamed, désignés par le Mossad comme les commanditaires de la prise d’otages sanglante (12 morts) des athlètes juifs lors des Jeux olympiques de Munich, en Allemagne, en 1972. Les deux Palestiniens avaient été exécutés en Tunisie, où ils avaient trouvé refuge, traqués par les Israéliens. Leur meurtre bouclait une longue liste de dirigeants de l’OLP que le Mossad a implacablement pistés, sur des années, et finalement assassinés, au nez et à la barbe des autorités des pays qui les avaient accueillis. Et quelles ont été les conséquences fâcheuses pour l’Etat Hébreu, en termes de mesures de rétorsion ? Des clopinettes… En tout cas rien qui puisse contraindre Israël à rentrer dans le rang.

Nos chers députés oublient peut-être un peu vite qu’ils parlent d’un pays qui a systématiquement violé toutes les résolutions de l’ONU depuis sa création, s’adossant sur le soutien indéfectible du grand frère américain, dont les Parlements sont noyautés par les lobbies juifs très actifs et au pouvoir financier terrifiant. D’ailleurs le dernier pied de nez de Tel Aviv à la communauté internationale date d’il y a à peine quelques jours, le vendredi 23 décembre 2016, après le vote du Conseil de sécurité des Nations Unies demandant à Israël de cesser la colonisation. Israël, avant même le vote, avait fait savoir, comme les nombreuses fois précédentes, qu’il piétinerait la résolution. C’est le seul pays au monde à oser braver l’ONU de la sorte sans que cela fasse pleuvoir sur lui une pluie de sanctions. Israël peut dormir ses deux oreilles, le puissant mentor américain y veille. En parlant des Etats-Unis, ils se sont abstenus lors du dernier vote à l’ONU, et n’ont pas brandi leur sempiternel véto qui jusque-là tuait dans l’oeuf toute initiative pour tenter de ramener l’Etat hébreu à la raison, notamment dans l’épineux dossier de la colonisation des terres palestiniennes. Pour une fois, le geste sensationnel des Américains a permis de troubler le sommeil du Premier ministre israélien, qui s’est défoulé, à coups de représailles diplomatiques, sur le Sénégal, la Nouvelle Zélande et d’autres pays, qui ont commis le sacrilège de faire voter ce texte à l’ONU. Mais ne nous leurrons pas, la crise de conscience de Washington s’arrêtera là, il ne mettra pas en difficulté plus que ça le petit frère israélien. Tout de même, ce sont les mêmes USA qui ont fait savoir il y a quelques mois qu’ils vont porter l’aide militaire à l’Etat hébreu à un niveau sans précédent…

Les députés tunisiens, enhardis et irréalistes, demandent à leur exécutif d’affronter ce même Israël porté à bout de bras par le pays le plus puissant de la planète. On demande à cette “petite” Tunisie, qui n’a même pas les moyens de sa politique au point d’ameuter les investisseurs du monde entier – “Tunisia 2020” – pour lui donner les moyens de se requinquer, de croiser le fer avec un Etat – Israël – rompu à toutes les manoeuvres dilatoires et illégales pour transgresser le droit international, impunément. A part mettre le gouvernement tunisien dans l’embarras, en le poussant à enfourcher un cheval qu’il n’a pas la possibilité de contrôler, ces cris des députés ne rendent absolument pas service à la nation. Du pur divertissement, et pas de bon goût, qui plus est dangereux car pouvant pousser les autorités à emprunter des sentiers couteux en temps et en deniers publics et dont on connait d’avance les résultats : Nuls.

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