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Maher Kallel, Business Angels, Tunisie

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« They can because they believe they can » « Ils peuvent par ce qu’ils croient qu’ils peuvent »

« They can because they believe they can » « Ils peuvent par ce qu’ils croient qu’ils peuvent », c’est là l’un des facteurs de la réussite de la relance économique en Tunisie, selon Maher Kallel, le président de la première association de Business Angels en Tunisie, dans une interview accordée à Africanmanager.

Quel rôle pour les Business Angels dans l’actuelle conjoncture  économique du pays ?

D’abord, je rappelle le concept anglo- saxon des Business Angels, qui se base sur le fait qu’un jeune a une idée innovante mais manque de moyens, et c’est dans ce passage à très haut risque qu’interviennent les Business Angels. Le pays a peut être raté des innovations car le processus de financement, notamment la BFPME ,manque un noyau très important pour développer les idées qui vont à l’encontre de la normale, et qu’est le financement. Les Business Angels investissent dans des projets innovants mais aussi apportent le réseau et dans certains cas introduire les clients. C’est le coaching qui manque aux pépinières existantes en Tunisie.

Le Business Angels quitte le projet à une certaine phase de maturité et ne gagne de son apport financier que de 5 à 10% et ceci afin d’être  toujours le porteur de l’idée maîtresse  de son projet.

Quels remèdes suggérez-vous pour gérer cette situation ?

Nous encourageons des jeunes en donnant de la valeur à l’idée qu’est l’acteur pour la réussite des jeunes entrepreneurs qui n’ont pas déjà réussi.
Le remède c’est une économie immatérielle dans le sens où les idées sont les vecteurs du développement et montrer grâce à des expériences de réussite que tout le monde peut réussir.

Ceci ne se fait pas seulement à partir d’un capital qui évoque directement une relation d’investisseurs et d’employés mais à travers le changement du relationnel, car il ya des jeunes  âgés de 25/30 ans qui emploient des vieux. Ce qui fait qu’on peut payer les idées sous forme d’action et créer un relationnel de partenariat au sein de l’entreprise elle-même.

Par conséquent, c’est un autre modèle du contrat social sur lequel nous travaillons.

D’après votre présence effective dans la démarche de la création de l’entreprise quels sont les critiques que vous adressez à cette politique économique ?

A l’instar des Société Anonyme Simplifié (SAS) qui existent aux Etats Unies ou en Angleterre, la loi doit changer pour faciliter les formalités administratives  et donner plus d’avantages fiscaux. C’est le challenge.

La Tunisie a besoin désormais d’un autre type de société qui soit facilité sur le plan structurel et institutionnel.

L’instabilité et les mouvements sociaux  que connaît le pays comportent des risques. Quelle est votre perception au seuil de la  nouvelle année et quelles sont les chances de réussir la relance économique ?

Nous devons rétablir un environnement de confiance et encourager le développement des PMI et PME. Certainement, on doit avoir une attitude positive pour reprendre le travail  mais pas stagner dans les revendications et essentiellement croire en la croissance et le développement économique de la Tunisie.

L’opposition ainsi, doit aider le nouveau gouvernement en termes de conseils, de solutions et d’alternatives.

Personnellement, je rêve d’un partenariat entre l’UGTT et l’UTICA .A ce propos, je signale que le rôle de l’UGTT n’est plus politique mais doit signifier l’encouragement du développement économique à travers le soutien de l’employé pour développer l’entreprise et évidemment sa récompense. L’Utica aussi a un nouveau rôle car le dialogue était toujours absent entre ces deux unions qui à mon sens doivent communiquer en partenaires dans un seul objectif -malgré la typologie spécifique de chacune- et qui est l’installation de la confiance pour recruter, pour investir et donc pour une croissance économique de la Tunisie.

ET comme ils disent: « They can because they believe they can ».
Votre message à la jeunesse tunisienne?

Croyez en vous. Aillez confiance en vous parce que personne ne vous donnera cette confiance. Croyez dans le projet de votre vie et soyez capable de le réaliser à travers un unique moyen : le travail acharné accompagné de la patience qui amène à la réussite.

Et pour finir je m’adresse aussi à la société de ne plus condamner l’échec au début mais de pardonner et de recommencer parce qu’il est  normal d’échouer à nos débuts. L’important, c’est persister et de travailler pour réussir.

Rabeb Oueslati

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