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Mohamed Haddar

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Lors de son passage ce vendredi sur Express Fm, Mohamed Haddar, président de l’Association des économistes a évoqué les multiples défaillances du système fiscal et les évasions enregistrées, soulignant que le tiers des employés de la population active et le cinquième des salariés ne font pas partie du système fiscal. Et d’ajouter, dans le même ordre d’idées, que la moitié des 734 mille personnes, pourtant enregistrées à l’administration fiscale, ne déclarent pas leurs revenus auprès des services concernés.

Évoquant le régime forfaitaire, Haddar a indiqué que les 414 mille personnes, qui appartiennent à ce régime, sont considérés théoriquement comme étant sous le seuil de la pauvreté si l’on se fie à leurs revenus déclarés chez le fisc, puisque, dans leur majorité, ils déclarent des revenus au-dessous de 10 mille dinars par an. Selon lui, le montant global du montant collecté dans le cadre de ce régime forfaitaire s’élève à, uniquement, 27 millions de dinars soit une moyenne de 82 dinars en moyenne par an! Et d’ajouter qu’il est confirmé que le gros des recettes fiscales, soit 71% des impôts sur les revenus, provient de chez les salariés, ce qui est anormal et constitue une tare à faire disparaître.

Haddar a en outre indiqué que le système de fiscalité est très complexe, Mohamed Haddar a précisé que la valeur de l’évasion fiscale dans son volet de la TVA a atteint 1146 millions de dinars, alors que la valeur globale de l’évasion est estimée à environ 2600 millions de dinars sachant que le secteur informel représente 30% du PIB soit une moyenne d’évasion fiscale de l’ordre de 400 millions de dinars.

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Le Président de l’Association Tunisienne des Economistes (ATE), Mohamed Haddar, a indiqué dans une déclaration de l’Agence TAP que la Tunisie a déjà demandé le report du remboursement de ses dettes extérieures, à savoir celui de la dette Qatarie (500 millions de dollars, soit 1125 Millions de Dinars -MD-), arrivée à échéance au début de l’été dernier.
“La Tunisie se doit de retrouver un rythme de croissance raisonnable, permettant de sortir de la crise économique et financière aiguë à laquelle elle fait face”, a t-il souligné.
Intervenant à un débat organisé par l’ATE sur le projet de loi de finances 2017, en présence de la ministre des Finances, Lamia Zribi, et de plusieurs experts économiques, universitaires et experts comptables, Haddar a estimé que la possibilité pour la Tunisie de demander le rééchelonnement de ses dettes en 2017, surtout avec un service de la dette de l’ordre de 5200 millions de dinars, dépendra de la reprise du taux de croissance.
“Dans le cas où la croissance restera faible et que les autres indicateurs économiques se dégradent, il serait probable que la Tunisie demande le rééchelonnement de ses dettes, de la part des institutions financières et des créanciers”.

Haddar a, encore, expliqué que chaque projet de loi de finances suscite une polémique et un large débat dans les rangs des organisations nationales, des experts et des citoyens, tout en rappelant que la loi de finances n’est autre qu’un mécanisme pour la réalisation de la politique de l’Etat.
Il a rappelé que la Tunisie a connu, depuis le 14 janvier 2011, 7 lois de finances, 3 lois de finances complémentaires et la quatrième est en cours. Le pays a également eu 7 ministres des Finances, mais “est ce que cela a permis de mettre en place une politique claire de l’Etat depuis la révolution?”.
L’universitaire a évoqué la question de la stabilité de la fiscalité dans le pays alors que l’investisseur tunisien autant que l’étranger recherche toujours la transparence, la clarté et la stabilité dans la décision administrative.

Analysant le projet de loi de finances 2017, Haddar a indiqué que le nouveau budget atteint 32,4 milliards de dinars (+77% par rapport au budget 2010) alors que le taux de croissance a accusé une baisse sensible d’une année à l’autre. Il a soulevé à ce propos la question de l’efficacité des dépenses de l’Etat, s’interrogeant sur l’utilisation de l’argent dépensé dans le cadre de ces budgets.
Il a émis des doutes quant aux hypothèses sur lesquelles a été préparé le projet de budget, à savoir la fixation d’un taux de croissance de 2,5%, un prix du baril de pétrole à 50 dollars et un taux de change du dollar à 2,225 dinars puisque le dollar a atteint le 26 octobre 2,261 dinars et que le “dollar va poursuivre son ascension par rapport au dinar tunisien”.

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