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Cela fait 384 jours. 384 jours

Cela fait 384 jours. 384 jours, soit un an et un mois ou presque, que la France n’a plus abordé un match dans la position du favori. Le 9 juin à Porto Alegre, les Bleus affrontaient le Brésil pour une rouste mémorable (3-0). Depuis, ils n’ont affronté que des sans-grades (Biélorussie, Géorgie, Australie, Finlande etc.) ou des équipes d’un niveau comparable (la Belgique ou les Pays-Bas diminués par de nombreuses absences). Ce vendredi, c’est un tout autre calibre qui se présente à eux. Une Allemagne qui n’a rien d’autres en tête que la victoire finale : “Si nous ne sommes pas champions du monde, ce sera un problème”, a prévenu Toni Kroos ce jeudi.

La pression est sur les épaules des Allemands. Les conférences de presse de veille de match ont plutôt confirmé la tendance. Face aux journalistes allemands qui lui rappelaient que la Mannschaft était très critiquée ou qu’il pourrait ne plus en être le sélectionneur en cas de défaite face à la France, Joachim Löw est apparu plutôt tendu. Il a répondu aux attaques sans se démonter mais la mâchoire serrée. Autre ambiance avec Didier Deschamps. “Oui ! Il est gentil Joachim” Bien sûr, ce n’était pas le DD taquin et chambreur du début de semaine à Ribeirao Preto, celui qui s’en était pris à l’ingénieur du son du théâtre (“ils ont mis un cuistot aux manettes”). Deschamps est entré en configuration match. Il s’amuse moins mais reste détendu. Lorsqu‘un journaliste allemand lui a demandé de réagir aux propos de Löw qui faisait de la France la favorite, il a répondu dans un grand sourire : “Oui ! Il est gentil Joachim ! Il oublie juste qu’avant cette Coupe du monde, l’Allemagne avait cette étiquette et nous non.” Il l’a dit est répété : la Coupe du monde ne sera “pas ratée” quoiqu’il se passe désormais.

Le discours aurait-il été le même si les Français avaient affronté les Algériens contre lesquels une défaite aurait été beaucoup moins pardonnable ? L’ambiance aurait-elle été aussi détendue cette semaine dans la ville du camp de base des Bleus, eux qui semblent animés par le sentiment du devoir accompli autant que par la certitude que, de toute façon, rien ne pourra leur être reproché ? Les Bleus souhaitent continuer à maîtriser les débats Aborder un match en outsider, qu’est-ce que ça change ? Rien ou pas grand-chose selon Didier Deschamps : “Mes discours changent toujours. Il n’y aurait rien de particulier face à l’Allemagne si ce n’est que c’est un quart de finale de Coupe du monde.” Les Bleus, dont on peut espérer qu’ils aborderont ce quart complètement libérés, ne changeront pas leurs habitudes.

Selon leur coach, ils continueront à vouloir maîtriser les débats. Problème, l’Allemagne poursuivra le même objectif. La France peut-elle être aussi efficace lorsqu’elle n’a pas le ballon ? Son passé récent a démontré qu’elle pouvait être à l’aise en laissant l’initiative du jeu à son adversaire.

Avant la tournée sud-américaine, les Bleus version Deschamps avaient construit leurs premières certitudes lors des matches face aux grosses nations. La victoire à Parme face à l’Italie (1-2), le nul à Madrid face à l’Espagne (1-1) et même la défaite (1-2) plutôt encourageante face à l’Allemagne constituaient les références d’une équipe qui en a longtemps manquées. Même à l’époque de Laurent Blanc, les Bleus ont souvent brillé face aux grosses nations, des succès face au Brésil (1-0) en février 2011 ou face à l’Allemagne un an plus tard (1-2) à la victoire à Wembley face à l’Angleterre en novembre 2010 (1-2). Quelques années plus tard, elles s’appuient sur de nouvelles fondations. Pas encore assez solides pour faire d’elle la favorite face aux Allemands mais suffisamment pour croire qu’elle peut s’offrir l’un des ogres de ce Mondial.

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