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Mongi Marzoug, Tunisie

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Mongi Marzoug

Mongi Marzoug, ministre des Technologies de l’information et de la Communication nous dresse l’état des lieux de la gouvernance en matière d’Internet et avance des propositions pour mieux relever les défis qui s’y posent tout en précisant le rôle de l’Agence Tunisienne de l’Internet « ATI ». Interview

Qu’en est-il de la gouvernance dans le domaine de l’internet en Tunisie ?

On a commencé à introduire la gouvernance dans le domaine de l’internet en Tunisie avec le lancement des travaux du forum national de la gouvernance de l’internet en Tunisie qui a eu lieu, le 4 septembre dernier.

Le lancement de forum « IGF » pour 2012-2013, serait une opportunité pour proposer des recommandations pertinentes portant sur l’Internet en Tunisie et plus précisément sur sa gouvernance.

Quel rôle pourrait jouer l’Agence Tunisienne de l’Internet dans ce processus ?

L’ATI a rôle de Hub. C’est un réseau qui centralise, qui connecte toutes les Fournisseurs de Service d’Internet (FSI) en Tunisie, et c’est l’agence qui utilise la bande passante internationale de Tunisie Telecom pour la connecter à l’échelle mondiale. Elle joue aussi et historiquement un rôle de FSI pour l’Etat. Par exemple, si l’état a besoin d’une adresse Internet, il peut passer par l’ATI. D’autres rôles historiques pourraient être joués par l’ATI. Et pour l’instant, les efforts se poursuivent pour que l’ATI ne joue plus qu’un rôle de gestion d’adresses et de fournisseur d’internet et un IXP, c’est-à-dire un réseau de connectivité à point d’échange entre les fournisseurs eux- mêmes (on a 5 privés et 7 publics) et entre eux à l’international en utilisant la bande passante de Tunisie Telecom.

Comment pensez-vous vous y prendre pour relever ce défi ?

La bonne gouvernance du point de vue réseau, nécessite suffisamment de capacités, une bonne qualité avec des prix abordables pour permettre à tous les citoyens d’accéder à l’internet. Ces prix qui devraient être autour de 5% d’un revenu moyen d’un citoyen.

Il faut également activer, comme nous l’avons remarqué, le volume du trafic qui est déjà faible en Tunisie par rapport à ce qu’on importe. D’ailleurs, comme on importe beaucoup de choses, on importe beaucoup de contenu alternatif. Il faut donc travailler pour qu’on produise beaucoup des contenus en Tunisie pour l’Internet et produire voire pour l’utilisation locale et même exporter. C’est un cadre plus global qui peut aller même jusqu’à un cadre légal via l’assemblée nationale constituante. Il s’agit de mettre en place un cadre réglementaire permettant l’accès libre à l’information.

Sera-t-il possible d’instaurer la bonne gouvernance dans ce domaine, dans ce climat incertain ?

Dans la situation actuelle qui est transitoire en Tunisie, il faut commencer par créer les institutions pour jeter les bases d’une évolution de bonne gouvernance de l’internet. Ces institutions vont être plus compétitives, indépendantes de l’évolution politique, qui respectent les droits d’accès à l’Internet et qui respectent une certaine transparence et une certaine concurrence et qui essaye aussi de promouvoir la production des contenus de l’Internet.

Donc, il est temps de commencer et cela prend du temps. Une année de gouvernement n’est pas suffisante, mais il faut commencer le travail qui devrait être terminé parce qu’il ya certaines étapes ou il faut forcement passer par l’ANC pour faire évoluer le cadre législatif. Déjà, le cadre actuel, si on le respecte, assure une certaine protection, mais il faut aller au-delà et bien élaborer le cadre réglementaire pour garantir cet accès libre abordable et de qualité.

Wiem Thebti

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