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Mourad_Hattab

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L’expert économique Mourad Hattab, a passé en revue lors dans une interview accordée à Africanmanager, les différents sujets relatifs notamment aux négociations qui piétinent sur les augmentations salariales dans le secteur publique et privé, les déclarations du ministre des Finances sur la réalisation d’un taux de croissance de 2.5….Interview :

1. Quels sont les conséquences de l’augmentation par La Réserve fédérale américaine de son taux directeur de 0. 25 sur la Tunisie ?

La décision d’augmenter est une décision qui a pour objectif de booster l’investissement. C’est un investissement financier. Cette augmentation va provoquer une inflation au niveau de l’Amérique du Nord et donc une perturbation du cours de dollar qui pourrait impacter le cours de change du dinars tunisien. C’est un impact négatif mais pas significatif. Il n’y aura pas un changement au niveau des prix du baril de pétrole.

2. Que pensez-vous de l’augmentation salariale pour la fonction publique ?

L’augmentation des salaires en Tunisie est une problématique qui commence à s’instaurer d’une manière épidémique. Elle est la cause principale de l’inflation en Tunisie , cercle vicieux qui ne pourrait être brisé qu’en rapport avec l’amélioration de la situation du pouvoir d’achat du citoyen , la création d’une dynamique d’une consommation et de demande adéquate et de création de richesses relativement proportionnelles à la masse ou bien des coûts de facteur de la production dont notamment la masse salariale du pays en règle générale.

3. Les négociations salariales du secteur privé ?

Les négociations salariales du secteur privé est un vrai dilemme pour un secteur asphyxié financièrement et les demandes qu’on pourrait considérer comme légitime des Tunisiens. le pouvoir de consommation a diminué de 10% annuellement à partir de 2012.

Les augmentations salariales auront lieu ont un coût, l’accentuation de l’inflation qui commence à prendre des allures galopantes.

4. Que pensez-vous des déclarations du ministre de Finances évoquant un taux de croissance de 2.5% en 2016 ?

Il faut rappeler que la récupération d’un point de croissance perdu dans un contexte de crise nécessite un déploiement d’effort durant toute un siècle économique variant en termes d’inquiétude entre 3 et 5 ans. Donc 2.5 est un taux qui ne pourrait être réalisé que si la Tunisie récupère sa synergie sectorielle, et ce pas avant 2018. Il est malheureux que l’on construise le budget de l’Etat sur une hypothèse majeure qui est un taux de croissance aléatoire.

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Endettement privé, situation financière difficile, surendettement des ménages, la distinction entre ces diverses situations est difficile à établir. En tout cas, selon le dernier recensement de la banque centrale, 900 mille familles tunisiennes sont aujourd’hui écrasées par le fardeau de la dette alors que seulement 40% vivent de leurs salaires.

Le Tunisien a recours au crédit bancaire pour investir dans l’immobilier et pour de la consommation ou pour desserrer la contrainte de budget familial. Mais quand le climat économique se détériore dramatiquement et que l’inflation se généralise au triple galop, affectant durement le pouvoir d’achat des ménages, les salariés, surtout ceux qui ont accumulé plusieurs types de crédits, vont devoir en subir les revers.

En  Tunisie, l’évolution du paysage économique rend de plus en plus lourd le poids des charges de l’endettement de ménages aux revenus faibles et moyens, particulièrement de ceux qui ont vu leur vie se dégrader financièrement.

Sollicité, mardi après-midi, par la radio RTCI, l’économiste Mourad Hattab a donné une analyse rapide de l’endettement des tunisiens et de la détérioration du pouvoir d’achat du citoyen.

L’endettement des Tunisiens, insiste-t-il, est dû à la baisse de leur  pouvoir d’achat, Il n’est pas dû à une consommation excessive comme le prétendent certaines analyses erronées.

Sur les 900 000 familles, on dénombre 20 % qui connaissent un état de surendettement.

L’on peut calculer une baisse du pouvoir d’achat de l’ordre de 10 % annuel. Ceci explique le montant des crédits octroyés aux particuliers non-professionnels dont l’encours s’élève actuellement à 17 598 MD.

À mon avis, poursuit-il, c’est la classe moyenne centrale qui a été affectée et qui est composée d’une large partie de fonctionnaires et des salariés du secteur public, dont le salaire moyen net  est de l’ordre de 831 dinars, et je considère que 25 dinars par jour ne permettent pas une vie digne sur le plan alimentaire d’abord, et ensuite trop insuffisants pour couvrir les dépenses familiales et satisfaire les besoins de base.

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