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Mustapha Kamel Nabli, Tunisie

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Mustapha Kamel Nabli

Mustapha Kamel Nabli, ancien gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie et actuel président du conseil de l’agenda mondial sur le monde arabe auprès du Forum Economique Mondial, a déclaré, mardi, sur Express fm, que le dernier rapport mensuel du conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie confirme que l’économie du pays est « à l’orange ». Pour lui, ce rapport annonce de nouvelles dispositions (possible révision du taux de croissance) et une nouvelle étape sur la voie de l’austérité, de la lutte contre l’inflation (+19% depuis 2011) et de la réduction du déficit de la balance des paiements en raison de la contraction des investissements directs étrangers, des tirages sur emprunts et des exportations (manque à gagner de 1800 MDT au titre des recettes touristiques et 2000 MDT au titre des exportations du phosphate, et ce, depuis 2011).

Il a relevé qu’avec des réserves en devises équivalant à 95 jours d’importation, la Tunisie est désormais dans la zone dangereuse.

Il a plaidé pour l’interdépendance du politique et de l’économique et rappelé que le problème auquel butte actuellement la Tunisie n’est pas économique mais par excellence politique. « Si jamais les gouvernements s’étaient préoccupés, depuis la révolution, de l’amélioration de la visibilité du pays, de l’instauration de la sécurité et de la stabilité sociopolitique, la Tunisie aurait pu se passer du prêt structurel contracté auprès du Fonds monétaire international (2,7 milliards de dinars).

Invité à donner son avis sur la récente dépréciation du dinar par rapport aux deux principales devises d’investissement et d’endettement (4,1% vis-à-vis de l’euro et de 6,1% par rapport au dollar américain), Mustapha Kamel Nabli a fait observer que cette dépréciation reflète la santé de l’économie du pays et est le fruit de dépréciation de la monnaie nationale au niveau intérieur et de la persistance des tendances inflationnistes, depuis 2011.

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Mustapha Kamel Nabli

Mustapha Kamel Nabli, Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie et Président du Comité national de recouvrement des biens mal-acquis existant à l’étranger se rendra à Bruxelles (Belgique) à la tête d’une importante délégation pour participer à l’atelier de travail organisé par le Comité en collaboration avec l’Union Européenne et la Banque Mondiale et ce, les 11 et 12 juin 2012.

Le Gouverneur estime que l’organisation de cet atelier « est un signal positif quant à l’issue de ce dossier dans des délais raisonnables, d’autant que la coopération bilatérale avec certains pays est encourageante notamment avec la Suisse où les procédures judiciaires avancent d’une manière significative et l’appui des autorités suisses à la Tunisie dans ce dossier est toujours réel et constant».

La délégation tunisienne se compose de juges d’instructions, de hauts responsables des ministères de la Justice, des Affaires étrangères et des membres de l’équipe opérationnelle du Comité de recouvrement ainsi que la Commission tunisienne des analyses financières.

Plusieurs pays, européens et non-européens, ainsi qu’Eurojust, Interpol, le Group Egmont, et «Star» de la Banque Mondiale seront représentés dans cet atelier par les experts en charge du dossier tunisien. La délégation tunisienne va examiner l’avancement du dossier par les partenaires étrangers, identifier les problèmes encore en instance et les solutions pour les résoudre.

Cet atelier tend aussi à renforcer les canaux de contact direct entre les magistrats et experts tunisiens et leurs homologues étrangers pour aplanir les difficultés inhérentes à ce genre de dossier intrinsèquement complexe et difficile. Cet atelier, s’inscrit par ailleurs, dans la politique du suivi de ce dossier par le Gouverneur, Président du comité, qui a effectué déjà plusieurs réunions de travail avec des hauts responsables étrangers notamment en Suisse, en Belgique, au Liban, en France et à l’Union Européenne.

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L’année  2012 sera plus difficile et les possibilités d’expansion des dépenses seront beaucoup plus réduites qu’en 2011, a averti Mustapha Kamel Nabli, Gouverneur de la BCT, dans une interview à Africanmanager, ajoutant que le  recours à l’endettement n’est plus un choix. Et ce sera au prochain gouvernement de décider, soit serrer la ceinture et réduire le rythme d’augmentation des dépenses, soit accepter un endettement beaucoup plus élevé, a-t-il précisé.

Il n’a pas exclu, au demeurant, l’adoption d’un budget d’austérité du fait qu’il  n’y aura plus de marges suffisantes pour augmenter les dépenses, pour lancer de nouveaux projets, pour affronter le chômage. «  La possibilité existera, mais dans des proportions limitées », a-t-il dit ajoutant, s’agissant de l’éventualité d’une  sortie sur les marchés extérieurs pour s’endetter, que c’est au nouveau gouvernement à venir de prendre la décision au vu des options qui seront disponibles.

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