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Nidaa Tounes, Djerba, Ennahdha,

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Les forces armées venues en renfort

Les forces armées venues en renfort, à Djerba, ont évacué, samedi après-mid,i les participants au meeting de “Nidaa Tounès” sur l’île ,qui avaient subi un siège imposé , durant près de quatre heures, par des manifestants pro-gouvernementaux.

Les journalistes présents sur place, ont pu eux aussi être évacués. Un bus a été mis à leur disposition, et ils sont rentrés directement vers la capitale sous bonne escorte.

En fait, les ligues de la défense de la Révolution se sont bien préparées pour le sabotage du meeting que comptait organiser Nidaa Tounes, samedi, à Djerba . Les activistes de ces Ligues ont commencé les répétitions, depuis vendredi, en scandant ici et là, quelques slogans, et en arrachant affiches et banderoles de Nidaa Tounès.

Intimider

Tôt le matin du samedi, ils ont essayé d’envahir et d’occuper la salle des congrès qui allait abriter le meeting de Nidaa Tounes. Ils ont été refoulés par les agents de sécurité et ceux du parti organisateur.

Ils se sont alors regroupés autour du bâtiment pour accueillir par des insultes les militants de Nidaa Tounès . Ils ont même prévu un spectacle de fantasia, et ont ramené, pour ce faire, des chevaux, sans doute pour impressionner et même intimider.

Une heure à peine après le début du meeting, des éléments de ce comité ont réussi, moyennant une complicité policière, selon maints témoins, à investir la salle du meeting pour y semer la pagaille et bombarder l’assistance de divers projectiles.

L’annonce par Ahmed Nejib Chebbi d’un très probable rapprochement entre le pôle constitué autour de Nidaa Tounes, Al Jomhouri et Al Massar, d’un côté, et le front populaire de l’autre a mis le fveu aux poudres et la tension est montée d’un cran.

L’assaut a perturbé les travaux de l’assemblée qui a été, en un premier temps, suspendue, avant d’être définitivement arrêtée. On comptait, alors, parmi l’assistance, plusieurs participants et même des journalistes venus couvrir l’évènement qui ont été blessés.

L’attaque s’est vite transformée en siège. Et des tentatives de terminer les travaux du meeting à huis clos ont été sabotées par les activistes des ligues. .

…La sourde oreille

Le siège durera près de quatre heures, malgré les multiples appels au secours lancés par BCE, Lazher Akremi, Khemaïs K’sila, Taher Ben Hassine à l’intention des autorités et du ministère de l’Intérieur. Ces appels sont restés lettre morte, ce qui a poussé les intervenants à accuser le ministre de l’Intérieur de complicité évidente. Ridha Belhaj, a d’ailleurs, affirmé que le parti allait porter plainte contre le ministère de l’Intérieur auprès des instances internationales.

Khémais K’sila a même prévenu que ce qui se passait à Djerba était un prélude pour ce qu’allait pratiquer Ennahdha pendant une hypothétique campagne électorale pour empêcher ses concurrents de communiquer avec leurs bases.

Ahmed Nejib Chebbi, a conclu lui aussi, à une complicité évidente des forces du ministère de l’intérieur. Il a ensuite demandé au Président de la République,en sa qualité de chef suprême des armées, d’ordonner une intervention militaire. Ce qui a été fait quelques moments plus tard, pour permettre aux assiégés de quitter le palais des congrès et, par la même occasion, l’île des rêves, si charmeuse et si accueillante.

Interviewé par Mosaïque FM suite à ces sinistres évènements, Béji Caïd Essebsi a affirmé qu’il n’a jamais imaginé qu’il allait vivre une situation pareille deux ans après la révolution.

Il a indiqué que le parti Ennahdha est devenu le plus grand danger pour la sécurité des Tunisiens et la souveraineté du pays et que les agissements de ses partisans sont dignes de la loi de la jungle.

Il a imputé la responsabilité de ce qui s’est passé, samedi, au ministère de l’Intérieur qui a, selon lui, fermé les yeux sur les exactions des partisans d’Ennahdha et des membres de la Ligue de la protection de la révolution. Et de conclure que le seul acquis de la révolution est la liberté d’expression; et il est déjà anéanti.

Contredisant plusieurs témoins, le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Khaled Tarrouche a déclaré, qu’il n y’a pas eu de victimes ni de blessés, lors des évènements de Djerba.

Il a, par ailleurs, qualifié les accusations de certaines figures du parti Nida Tounes à l’encontre du ministère de l’Intérieur d’inacceptables, surtout que les forces de l’ordre présentes sur place ont fait tout leur possible pour éviter que la situation s’aggrave davantage et pour sortir les participants à ce meeting sains et saufs.

En réponse aux déclarations de Béji Caïd Essebsi qui a accusé ouvertement le mouvement d’Ennahdha de saboter le meeting de Nida Tounes à Djerba, le président du bureau politique d’Ennahdha, Ameur Laarayedh a démenti toute implication de son parti dans les évènements tout en indiquant que ces accusations infondées ne respectent pas la déontologie politique.

Pour sa part, le secrétaire général du Congrès Pour la République, Mohamed Abbou a réitéré son soutien aux Ligues de la protection de la révolution qui assurent, selon lui, le non-retour de la dictature et constituent un outil de pression pour combattre la corruption.

Il a indiqué également que la loi fondamentale pour la protection de la révolution, examinée actuellement par l’Assemblée Nationale, sera adoptée. Il a ajouté, en revanche, que l’exclusion des anciens RCDistes ne suffit pas et que l’Etat doit mettre en œuvre des mécanismes solides pour combattre la corruption, selon Mosaïque FM.

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Les forces armées venues en renfort

Les forces armées venues en renfort, à Djerba, ont évacué, samedi après-mid,i les participants au meeting de “Nidaa Tounès” sur l’île ,qui avaient subi un siège imposé , durant près de quatre heures, par des manifestants pro-gouvernementaux.

Les journalistes présents sur place, ont pu eux aussi être évacués. Un bus a été mis à leur disposition, et ils sont rentrés directement vers la capitale sous bonne escorte.

En fait, les ligues de la défense de la Révolution se sont bien préparées pour le sabotage du meeting que comptait organiser Nidaa Tounes, samedi, à Djerba . Les activistes de ces Ligues ont commencé les répétitions, depuis vendredi, en scandant ici et là, quelques slogans, et en arrachant affiches et banderoles de Nidaa Tounès.

Intimider

Tôt le matin du samedi, ils ont essayé d’envahir et d’occuper la salle des congrès qui allait abriter le meeting de Nidaa Tounes. Ils ont été refoulés par les agents de sécurité et ceux du parti organisateur.

Ils se sont alors regroupés autour du bâtiment pour accueillir par des insultes les militants de Nidaa Tounès . Ils ont même prévu un spectacle de fantasia, et ont ramené, pour ce faire, des chevaux, sans doute pour impressionner et même intimider.

Une heure à peine après le début du meeting, des éléments de ce comité ont réussi, moyennant une complicité policière, selon maints témoins, à investir la salle du meeting pour y semer la pagaille et bombarder l’assistance de divers projectiles.

L’annonce par Ahmed Nejib Chebbi d’un très probable rapprochement entre le pôle constitué autour de Nidaa Tounes, Al Jomhouri et Al Massar, d’un côté, et le front populaire de l’autre a mis le fveu aux poudres et la tension est montée d’un cran.

L’assaut a perturbé les travaux de l’assemblée qui a été, en un premier temps, suspendue, avant d’être définitivement arrêtée. On comptait, alors, parmi l’assistance, plusieurs participants et même des journalistes venus couvrir l’évènement qui ont été blessés.

L’attaque s’est vite transformée en siège. Et des tentatives de terminer les travaux du meeting à huis clos ont été sabotées par les activistes des ligues. .

…La sourde oreille

Le siège durera près de quatre heures, malgré les multiples appels au secours lancés par BCE, Lazher Akremi, Khemaïs K’sila, Taher Ben Hassine à l’intention des autorités et du ministère de l’Intérieur. Ces appels sont restés lettre morte, ce qui a poussé les intervenants à accuser le ministre de l’Intérieur de complicité évidente. Ridha Belhaj, a d’ailleurs, affirmé que le parti allait porter plainte contre le ministère de l’Intérieur auprès des instances internationales.

Khémais K’sila a même prévenu que ce qui se passait à Djerba était un prélude pour ce qu’allait pratiquer Ennahdha pendant une hypothétique campagne électorale pour empêcher ses concurrents de communiquer avec leurs bases.

Ahmed Nejib Chebbi, a conclu lui aussi, à une complicité évidente des forces du ministère de l’intérieur. Il a ensuite demandé au Président de la République,en sa qualité de chef suprême des armées, d’ordonner une intervention militaire. Ce qui a été fait quelques moments plus tard, pour permettre aux assiégés de quitter le palais des congrès et, par la même occasion, l’île des rêves, si charmeuse et si accueillante.

Interviewé par Mosaïque FM suite à ces sinistres évènements, Béji Caïd Essebsi a affirmé qu’il n’a jamais imaginé qu’il allait vivre une situation pareille deux ans après la révolution.

Il a indiqué que le parti Ennahdha est devenu le plus grand danger pour la sécurité des Tunisiens et la souveraineté du pays et que les agissements de ses partisans sont dignes de la loi de la jungle.

Il a imputé la responsabilité de ce qui s’est passé, samedi, au ministère de l’Intérieur qui a, selon lui, fermé les yeux sur les exactions des partisans d’Ennahdha et des membres de la Ligue de la protection de la révolution. Et de conclure que le seul acquis de la révolution est la liberté d’expression; et il est déjà anéanti.

Contredisant plusieurs témoins, le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Khaled Tarrouche a déclaré, qu’il n y’a pas eu de victimes ni de blessés, lors des évènements de Djerba.

Il a, par ailleurs, qualifié les accusations de certaines figures du parti Nida Tounes à l’encontre du ministère de l’Intérieur d’inacceptables, surtout que les forces de l’ordre présentes sur place ont fait tout leur possible pour éviter que la situation s’aggrave davantage et pour sortir les participants à ce meeting sains et saufs.

En réponse aux déclarations de Béji Caïd Essebsi qui a accusé ouvertement le mouvement d’Ennahdha de saboter le meeting de Nida Tounes à Djerba, le président du bureau politique d’Ennahdha, Ameur Laarayedh a démenti toute implication de son parti dans les évènements tout en indiquant que ces accusations infondées ne respectent pas la déontologie politique.

Pour sa part, le secrétaire général du Congrès Pour la République, Mohamed Abbou a réitéré son soutien aux Ligues de la protection de la révolution qui assurent, selon lui, le non-retour de la dictature et constituent un outil de pression pour combattre la corruption.

Il a indiqué également que la loi fondamentale pour la protection de la révolution, examinée actuellement par l’Assemblée Nationale, sera adoptée. Il a ajouté, en revanche, que l’exclusion des anciens RCDistes ne suffit pas et que l’Etat doit mettre en œuvre des mécanismes solides pour combattre la corruption, selon Mosaïque FM.

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