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Nikah Al Jihad, Tunisie

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Le Nikah Al Jihad  prend de plus en plus les allures d’un vrai casse-tête pour les Tunisiennes et Tunisiens. Alors qu’aucun texte ni dans le Coran ni dans la Sunnah ne déclare licite cette  pratique

Le Nikah Al Jihad prend de plus en plus les allures d’un vrai casse-tête pour les Tunisiennes et Tunisiens. Alors qu’aucun texte ni dans le Coran ni dans la Sunnah ne déclare licite cette pratique, il arrive que des Tunisiennes s’offrent encore aux jihadistes, en Syrie, pour des raisons totalement obscures et inexplicables. Des filles et des femmes tunisiennes ont voyagé en Syrie pour s’inscrire dans le « Djihad du sexe » en vue de réconforter les combattants islamistes qui luttent contre le régime en place. Plus de 1000 d’entre elles y sont déjà enrôlées dont plusieurs sont tombées enceintes suite à l’interdiction de l’avortement et tous moyens de contraception par les djihadistes. Elles ont eu des relations sexuelles avec 20, 30, 100 djihadistes, a affirmé le ministre tunisien de l’Intérieur. Le nombre des filles tunisiennes enrôlées dans le «Nikah Al Jihad» en Syrie et ayant regagné la Tunisie enceintes, s’élève à plus d’une centaine. Un camp habité par environ 800 familles tunisiennes dont la majorité est constitué de femmes a été découvert dans la localité d’Idleb en Syrie. Où va-t-on avec ces pratiques ? Le mal est encore mal évalué ! Quel avenir pour ces femmes ? Quel avenir pour leurs enfants ? Qui est le responsable ? Quand les Tunisiennes sortiront de l’enfer des jihadistes ? L’affaire se complique de jour en jour !

Pis ! Selon des informations rapportées par le journal libanais « Arabian today », trois Tunisiens ont été égorgés pour avoir pratiqué nikah al djihad avec une femme originaire de Tchétchénie. Ces trois Tunisiens ont été égorgés à l’aide d’un sabre, à Dir Ezzour, au Nord de la Syrie par le chef d’une unité combattante djihadiste relevant de Jabhat al Nosra pour avoir obligé la femme à pratiquer le nikah al djihad alors qu’il était absent pour les besoins d’une visite à sa femme et ses enfants dans l’une des régions frontalières avec l’Iraq. A noter que la femme n’est autorisée à pratiquer le nikah al djihad qu’avec lui.

Chokri Yaich, élu de Nidaa Tounes à l’Assemblée nationale constituante (ANC) nous a déclaré qu’il y a à peine deux ans, ce genre d’information paraissait invraisemblable, soulignant qu’on a toujours entendu parler du « mariage de jouissance » (Zawaj el motaâ) qui se pratiquait sous contrat dans certains pays du Moyen-Orient, mais aller jusqu’à avoir des relations sexuelles avec des partenaires multiples, considérées plus est comme une forme légitime de guerre sainte est plus que choquant. Et d’expliquer que non seulement nous appartenons à un islam modéré mais notre morale en tant qu’êtres humains nous interdit formellement d’accepter ce genre de pratiques.

On se rappelle tous de cette famille tunisienne déshonorée et détruite par le lavage de cerveau dont a été victime leur fille. Le père, en sanglots, appelle tout le monde à se mobiliser pour lui rendre sa fille et l’extirper de l’enfer des « jihadistes » : « Ce qui me fait le plus mal, c’est que l’appel à l’exercice de ce genre de pratiques trouve un écho favorable chez maintes Tunisiennes, précisant que des dizaines de volontaires voire des centaines se trouvent actuellement sur le sol syrien pour s’y livrer. Le ministre de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou a confirmé déjà cette tendance, soulignant que “six mille de nos jeunes ont été empêchés d’aller ” en Syrie depuis qu’il a pris ses fonctions, sans compter les flux précédents. « Les prédicateurs et les fatwas affluaient de partout, de tous bords et horizons et le gouvernement tarde à prendre des mesures radicales et vigoureuses pour empêcher ce fléau. On parle aussi d’environ 2000 Tunisiens tués en Syrie. Donc il n’est pas exclu que les Tunisiennes qui sont rentrées enceintes et peut-être gravement atteintes de la maladie du Sida ne représentent que la partie visible de l’iceberg et que plusieurs centaines sont toujours sur le terrain », a-t-il dit.

Evoquant la partie responsable, le député de Nidaa Tounes a pointé du doigt « ceux qui ont préparé l’environnement adéquat pour l’épanouissement des groupes fanatiques et rétrogrades voire les réseaux mafieux. » Les premiers accusés, selon lui, sont les deux gouvernements de l’après 23 octobre, ayant été les « premiers responsables exécutifs », ajoutant que plusieurs hauts responsables du parti au pouvoir se sont félicités du djhad des Tunisiens en Syrie.

Khadija Taboubi

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