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OACA, Tunisie

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Lorsque le ministère des Affaires sociales a publié le nombre des grèves pour le mois d’octobre et démontré la montée en flèche des tensions sociales

Lorsque le ministère des Affaires sociales a publié le nombre des grèves pour le mois d’octobre et démontré la montée en flèche des tensions sociales, l’UGTT a vite fait de politiser l’information. Et pourtant. Certains mouvements, grèves sauvages et grèves légales, ont failli donner lieu à des catastrophes aériennes, en octobre comme en novembre. Mais la responsabilité est-elle uniquement imputable aux grèves ?

Le 21 octobre 2013, les contrôleurs du ciel annonçaient un arrêt de travail de deux heures (12 heures à 14 heures) en protestation contre la position de l’OACA sur des sujets syndicaux en discussion. Pendant deux heures, selon des sources diverses, les contrôleurs aériens avaient observé une grève du zèle dans la régulation du trafic aérien sur tous les aéroports de tunisiens, réduisant le trafic à son strict minimum. Une dizaine de vols de Tunisair avaient subi des retards, avait alors indiqué à l’Agence TAP, un cadre de l’OACA, qui a requis l’anonymat. Selon nos sources, pourtant, deux avions auraient atterri presqu’en panne sèche de kérosène.

Ni l’OACA, ni le ministère, n’avaient alors pris les mesures nécessaires pour faire face à la mise en danger de la sécurité aérienne qu’avait engendrée cette grève sauvage. Aucune publication d’information aéronautique, ni aucune mise en garde n’avaient été communiquées aux compagnies aériennes fréquentant les aéroports tunisiens, pour qu’elles prennent leurs précautions, en augmentant le tonnage de kérosène en prévision d’éventuelles attentes en l’air, ou décaler les horaires de vol. Et cela aussi est une mise en danger, des passagers, du trafic et surtout de l’image des aéroports tunisiens et de la réputation de l’autorité aéronautique tunisienne surtout auprès des compagnies étrangères.

«Des sanctions administratives et disciplinaires seront prises à l’encontre des contrôleurs aériens qui ont observé une grève, lundi. Ces mesures pourraient aller même jusqu’aux poursuites judiciaires contre les contrôleurs en grève, si cela s’avère nécessaire», a simplement averti le ministère du Transport, dans un communiqué. Le ministre du Transport, Abdelkrim Harouni, a chargé l’inspection générale et la direction générale de l’aviation civile, de mener une enquête au sujet du sit-in anarchique mené par les contrôleurs aériens, en vue de bien identifier les dépassements enregistrés au moment de la grève. Cela fait plus d’un mois, ni le ministère, ni l’OACA, ni la justice n’ont rien dit des résultats de cette enquête !

Le 12 novembre 2013, c’est une grève générale dans tous les aéroports, à l’exception, cette fois, des aiguilleurs du ciel. Malgré l’absence de toute sécurité au sol, le ministère décide de ne pas fermer les aéroports. Il faut noter ici, que les brigades des sapeurs-pompiers des aéroports étaient, ce jour là, en grève. C’est un métier à part avec des spécificités qui font l’objet de formation pointue, des connaissances précises de la morphologie des avions, de la structure de l’aéroport, de ses pistes, des procédés de sauvetage uniques pour l’aviation. Or, cette absence à elle seule suffirait pour arrêter tout trafic. Ce ne fut pas l’avis de l’OACA et du ministère du Transport. Ils avaient décidé de remplacer les sapeurs-pompiers de l’aéroport par de simples agents de la Protection Civile, non qualifiés pour ce métier, selon la règlementation nationale, et sans aucune connaissance du métier sur un aéroport, tout en permettant aux avions de décoller et d’atterrir comme s’il n’y avait pas de grève. Une décision strictement interdite par toutes les règlementations, nationales et internationales. Une décision aussi, qui a mis en danger la sécurité de l’aéroport, des compagnies et des passagers.

Ces deux évènements et les préjudices subis par les compagnies aériennes en matière de mise en danger de leur sécurité, auraient été déjà portés à la connaissance de l’OACI (organisation de l’aviation civile internationale), l’IATA (Association des compagnies régulières) et de l’IFALPA (Association internationale des pilotes de ligne). Ils pourraient ainsi impacter négativement l’image de l’aviation civile tunisienne.

Par ailleurs, si l’information du recours à de non spécialistes pour remplacer les sapeurs pompiers de l’aéroport et si l’information de l’atterrissage presqu’à sec se vérifiaient, il est temps que le ministère sévisse. Encore faudrait-il qu’il annonce les résultats de l’enquête.

Mais qui sévirait contre ceux qui ont mis les aéroports tunisiens et l’aviation civile toute entière en danger, au cas où la responsabilité de l’OACA et du ministère s’avèrerait aussi être engagée ? Wait and See les résultats des enquêtes.

A moins que ces Commissions ne connaissent le même sort que celles annoncées par l’ancien ministre de l’Intérieur et l’actuel patron du ministre du Transport, pour les évènements du 9 avril 2012, pour Siliana, Kasserine et autres.

Ka Bou.

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Lorsque le ministère des Affaires sociales a publié le nombre des grèves pour le mois d’octobre et démontré la montée en flèche des tensions sociales

Lorsque le ministère des Affaires sociales a publié le nombre des grèves pour le mois d’octobre et démontré la montée en flèche des tensions sociales, l’UGTT a vite fait de politiser l’information. Et pourtant. Certains mouvements, grèves sauvages et grèves légales, ont failli donner lieu à des catastrophes aériennes, en octobre comme en novembre. Mais la responsabilité est-elle uniquement imputable aux grèves ?

Le 21 octobre 2013, les contrôleurs du ciel annonçaient un arrêt de travail de deux heures (12 heures à 14 heures) en protestation contre la position de l’OACA sur des sujets syndicaux en discussion. Pendant deux heures, selon des sources diverses, les contrôleurs aériens avaient observé une grève du zèle dans la régulation du trafic aérien sur tous les aéroports de tunisiens, réduisant le trafic à son strict minimum. Une dizaine de vols de Tunisair avaient subi des retards, avait alors indiqué à l’Agence TAP, un cadre de l’OACA, qui a requis l’anonymat. Selon nos sources, pourtant, deux avions auraient atterri presqu’en panne sèche de kérosène.

Ni l’OACA, ni le ministère, n’avaient alors pris les mesures nécessaires pour faire face à la mise en danger de la sécurité aérienne qu’avait engendrée cette grève sauvage. Aucune publication d’information aéronautique, ni aucune mise en garde n’avaient été communiquées aux compagnies aériennes fréquentant les aéroports tunisiens, pour qu’elles prennent leurs précautions, en augmentant le tonnage de kérosène en prévision d’éventuelles attentes en l’air, ou décaler les horaires de vol. Et cela aussi est une mise en danger, des passagers, du trafic et surtout de l’image des aéroports tunisiens et de la réputation de l’autorité aéronautique tunisienne surtout auprès des compagnies étrangères.

«Des sanctions administratives et disciplinaires seront prises à l’encontre des contrôleurs aériens qui ont observé une grève, lundi. Ces mesures pourraient aller même jusqu’aux poursuites judiciaires contre les contrôleurs en grève, si cela s’avère nécessaire», a simplement averti le ministère du Transport, dans un communiqué. Le ministre du Transport, Abdelkrim Harouni, a chargé l’inspection générale et la direction générale de l’aviation civile, de mener une enquête au sujet du sit-in anarchique mené par les contrôleurs aériens, en vue de bien identifier les dépassements enregistrés au moment de la grève. Cela fait plus d’un mois, ni le ministère, ni l’OACA, ni la justice n’ont rien dit des résultats de cette enquête !

Le 12 novembre 2013, c’est une grève générale dans tous les aéroports, à l’exception, cette fois, des aiguilleurs du ciel. Malgré l’absence de toute sécurité au sol, le ministère décide de ne pas fermer les aéroports. Il faut noter ici, que les brigades des sapeurs-pompiers des aéroports étaient, ce jour là, en grève. C’est un métier à part avec des spécificités qui font l’objet de formation pointue, des connaissances précises de la morphologie des avions, de la structure de l’aéroport, de ses pistes, des procédés de sauvetage uniques pour l’aviation. Or, cette absence à elle seule suffirait pour arrêter tout trafic. Ce ne fut pas l’avis de l’OACA et du ministère du Transport. Ils avaient décidé de remplacer les sapeurs-pompiers de l’aéroport par de simples agents de la Protection Civile, non qualifiés pour ce métier, selon la règlementation nationale, et sans aucune connaissance du métier sur un aéroport, tout en permettant aux avions de décoller et d’atterrir comme s’il n’y avait pas de grève. Une décision strictement interdite par toutes les règlementations, nationales et internationales. Une décision aussi, qui a mis en danger la sécurité de l’aéroport, des compagnies et des passagers.

Ces deux évènements et les préjudices subis par les compagnies aériennes en matière de mise en danger de leur sécurité, auraient été déjà portés à la connaissance de l’OACI (organisation de l’aviation civile internationale), l’IATA (Association des compagnies régulières) et de l’IFALPA (Association internationale des pilotes de ligne). Ils pourraient ainsi impacter négativement l’image de l’aviation civile tunisienne.

Par ailleurs, si l’information du recours à de non spécialistes pour remplacer les sapeurs pompiers de l’aéroport et si l’information de l’atterrissage presqu’à sec se vérifiaient, il est temps que le ministère sévisse. Encore faudrait-il qu’il annonce les résultats de l’enquête.

Mais qui sévirait contre ceux qui ont mis les aéroports tunisiens et l’aviation civile toute entière en danger, au cas où la responsabilité de l’OACA et du ministère s’avèrerait aussi être engagée ? Wait and See les résultats des enquêtes.

A moins que ces Commissions ne connaissent le même sort que celles annoncées par l’ancien ministre de l’Intérieur et l’actuel patron du ministre du Transport, pour les évènements du 9 avril 2012, pour Siliana, Kasserine et autres.

Ka Bou.

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