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patrice talon

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Dans ce continent où les chefs d’Etat rivalisent d’ardeur pour battre des records mondiaux de longévité, sur leurs fauteuils, l’exemple, une fois de plus, viendra du Bénin. Très loin des tristement célèbres Robert Mugabe (président du Zimbabwe), Eduardo Dos Santos (Angola), Idris Deby Itno (Tchad), Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée Equatoriale), etc., le président béninois, Patrice Talon, richissime homme d’affaires, s’est engagé à rendre son tablier après un seul mandat de 5 ans. Qui dit mieux ? Pas grand monde, pour ne pas dire personne, dans une Afrique où l’appétit pour le pouvoir est, hélas, une maladie incurable….

Il y a même des bruits sur le probable successeur de Talon à la tête du pays. Olivier Boko, qui a aussi fait fortune dans les affaires et fait partie depuis belle lurette de la garde rapprochée de l’actuel président, a confié à plusieurs de ses proches qu’il est sur les starting-blocks pour participer au prochain scrutin, rapporte Jeune Afrique. Certes Boko n’a aucune fonction officielle dans le cabinet de Talon, mais il pilote certains gros dossiers et est souvent aux côtés du chef de l’Etat dans ses déplacements à l’étranger. Cela lui donne une connaissance très fine des affaires du pays et le place dans une position idéale pour succéder à Talon, si toutefois le bilan de ce dernier est jugé satisfaisant par des citoyens rodés à l’exercice démocratique…

Si Talon va au bout de son projet de mandat unique, il administrerait une belle leçon au reste du continent, ce qui ne serait pas une première. En effet depuis la présidentielle du 24 mars 1991, où le Premier ministre Nicéphore Soglo a battu à la régulière l’indéboulonnable Mathieu Kérékou (il avait pris le pouvoir, par les armes, en 1972), le Bénin séduit l’Afrique et le monde par ses alternances politiques sans grabuge. Patrice Talon appartient donc à une longue lignée de présidents exemplaires à bien des égards, même s’il n’est pas du tout certain que son idée de mandat unique fasse tache d’huile…

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Le nouveau président du Bénin, Patrice Talon, continue d’imprimer sa marque dans la direction des affaires du pays. Après avoir étonné son monde en supprimant le poste de Premier ministre, une façon de signifier qu’il mettra  la main dans le cambouis, il a tenu à passer un grand coup de balais dès son premier Conseil des ministres en annulant une vingtaine de décrets signés par son prédécesseur, Thomas Boni Yayi.

Le nouvel homme fort du pays s’était engagé à ne pas mener une « chasse aux sorcières » contre l’équipe sortante. Pour le moment, il s’y tient, mais il n’ pas hésité à saper l’héritage de Boni Yayi en abrogeant environ vingt décrets signés entre le 11 février et le 5 avril 2016. En fait à quelques mois de la fin de son second et dernier mandat, l’ex-président s’est hâté de soigner les intérêts de sa garde rapprochée, une façon sans doute de les remercier pour leurs bons et loyaux et services. Ainsi des primes ont été accordées aux directeurs de cabinet des ministères, aux secrétaires généraux et adjoints, mais également à des personnels des forces de sécurité intérieure, aux agents de la douane, etc. Le souci c’est que tout cela coûte cher à un pays qui se débat dans les affres du sous-développement. Alors Talon a effacé tous ces décrets d’un trait. Il a dû en faire des mécontents, notamment parmi ces forces de sécurité qu’il n’est jamais bon de braquer contre soi, mais pour lui l’essentiel est ailleurs. Il a été élu pour assainir les finances publiques, et il sait que les citoyens de ce pays pionnier de la démocratie en Afrique ne lui pardonneraient aucun tâtonnement, encore moins des promesses électorales non tenues.

Des décisions courageuses

Ce n’est pas tout, la nouvelle équipe à la tête du pays a pris la décision « de suspendre la procédure d’engagement dans la fonction publique, des agents recrutés à l’occasion des concours organisés depuis le 1er janvier 2015 dans tous les corps de l’État », dit le communiqué du Conseil des ministres. Le texte ajoute : « Il a en outre décidé du gel de tous les recrutements dont le processus est en cours ».
Il est vrai que des suspicions de fraude avaient émaillé de nombreux concours. Comme on pouvait s’y attendre, la mesure n’a pas du tout été du goût des admis à ces concours, qui se sont de suite rendus devant la présidence pour manifester leur mauvaise humeur.

Le nettoyage ne s’arrête pas là, le gouvernement a gelé également les nominations et les affectations décrétées dans les fonctions diplomatiques depuis le 31 mars 2016, que ce soit pour le personnel civil ou militaire. Idem pour la nomination à la Cour de Justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), décidée au Conseil des ministres du 26 mars 2016.

On a aussi appris qu’« Une mission de contrôle et de vérification sera dépêchée les prochains jours dans les postes diplomatiques de Paris et Washington. Par ailleurs, un audit du personnel civil de la présidence de la République sera effectué par un cabinet indépendant spécialisé »,

Par ailleurs « dans le cadre de la déclaration des biens et du patrimoine des membres du gouvernement, le président de la République a instruit tous les ministres pour qu’ils s’acquittent de cette obligation constitutionnelle dans les plus brefs délais », ajoute le communiqué du gouvernement.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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