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La pharmacie centrale de Tunisie (PCT)

La pharmacie centrale de Tunisie (PCT), n’est pas une entreprise endettée et dispose de tous les stocks nécessaires pour être en mesure d’affirmer que la situation de l’approvisionnement en médicaments importés, ne souffre et ne souffrira aucun impact négatif. C’est en substance, ce que nous affirmait ce matin, Lamine Moulahi, PDG de la PCT, en réponse à ce qui a été rapporté par un hebdomadaire de la place.

«On avait en effet, avant 2011, quelques retards de payement et la PCT s’était endettée auprès du secteur bancaire pour pouvoir honorer ses dettes. L’année dernière, la pharmacie centrale a payé 101 MDT pour éponger et couvrir toutes les échéances de paiement, y compris toutes les dettes des fournisseurs locaux et étrangers sans exception », affirme ainsi le PDG de la PCT.
L’entreprise qui a le monopole de l’importation des médicaments pour les besoins du marché tunisien, n’a donc plus de dettes, ni pour les fournisseurs, ni pour les banques dont la dernière échéance a été payée en janvier dernier. «Nous avons maintenant, zéro impayés fournisseurs et zéro crédits bancaires» s’enorgueillît Lamine Moulahi qui ajoute même que «pour la première fois, la PCT se permet même de faire, à deux reprises en décembre et janvier derniers, de petits placements et nous pouvons même vous assurer que la PCT a plutôt des impayés en plusieurs dizaines de MDT chez quelques uns de ses clients entreprises publiques».

«On est sous pression, mais on maîtrise» !

Dans une étude d’Oxford Business Groupe, publiée en 2010 et qui se réfère aux chiffres du ministère tunisien de la Santé d’alors, la Tunisie produit 360 millions de dinars tunisiens (190 millions d’euros) de produits pharmaceutiques, soit 45% de l’ensemble des produits pharmaceutiques présents sur le marché national. Les exportations tunisiennes de produits pharmaceutiques s’élèvent à 30 millions de dinars (15.8 millions d’euros). «Dans les pays développés, les dépenses en produits pharmaceutiques par habitant oscillent entre 600 dinars tunisiens (315 euros) et 800 dinars tunisiens (420 euros)», a expliqué à OBG Hatem Hachicha, le directeur-général de Pfizer pour la Tunisie et la Libye. «Ici en Tunisie, les dépenses moyennes sont de 60 dinars tunisiens (31 euros). Si vous ajoutez à cela l’allongement de la durée de vie et la hausse du niveau de vie, vous vous rendrez compte que le marché ne peut que s’agrandir». Ajoutées aux effets des mouvements sociaux nés de la Révolution (grèves, Sit-in, revendications sociales) et aux effets des maladies nées de la vague de froid qui s’abat depuis quelques jours sur la Tunisie, toutes ces données créent, actuellement et de plus en plus, une psychose de pénurie de médicaments.

Interrogé par nos soins sur la situation du marché tunisien des médicaments et le bon déroulement de son approvisionnement, le PDG de la PCT Lamine Moulahi tient d’abord à mettre une certaine distance entre l’entreprise dont il a la responsabilité et la crise, s’il y en a. Il nous indique ainsi, que sur un chiffre d’affaire de 814 MDT de la PCT, les produits pharmaceutiques locaux ne représentent que 22 % (181 MDT), le reste est en médicaments importés. La Pharmacie Centrale ne s’occupe en effet que des médicaments qui ne sont pas fabriqués en Tunisie et qu’elle importe et distribue. Pour ce qui est des médicaments qui sont fabriqués par l’industrie pharmaceutique locale, ils sont distribués directement par les fabricants. La PCT les achète chez eux pour les institutions hospitalières publiques. Tout manque de ces produits sur le marché tunisien, n’est donc pas à imputer à la Pharmacie Centrale, mais aux producteurs et aux circuits de distribution locaux.

Selon nos propres informations, les mouvements sociaux et les perturbations, de tous genres (grèves, Sit-in etc.…) de l’outil de production tunisien, auraient engendré des perturbations dans au moins 300 médicaments produits en Tunisie. Ces perturbations, Ridha Charfeddine qui est président de la CNIP (Chambre syndicale nationale des industries pharmaceutiques) les confirme et les explique aussi par la sur-demande née de l’approvisionnement du marché libyen et qui impacte ainsi le stock tunisien. Il affirme cependant, comme l’en a informé l’Observatoire National du Médicament que «s’il y a de petites ruptures, il y a toujours des médicaments de remplacement». Il insiste aussi pour dire que «le marché est sous pression, mais sous contrôle » et que «le stock existe bel et bien, même s’il ne peut pas le chiffrer». Ce stock, de médicaments importés ou étrangers, le PDG de la PCT Lamine Moulahi le chiffre. «Nous disposons déjà d’un stock de sécurité évalué à 250 MDT équivalents à au moins 3 mois de consommation». Il n’y a donc pas à s’inquiéter. Les médicaments étrangers existent et l’entreprise qui les importe n’est pas endettée et ne risque pas de manquer d’argent pour importer plus lorsqu’il le faudra. Pour les médicaments qui sont produits en Tunisie, le stress de production est  réel, mais reste gérable.

K.B

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Une première estimation des dégâts causés par l’incendie qui s'est déclaré

Une première estimation des dégâts causés par l’incendie qui s’est déclaré, jeudi matin, dans un dépôt de la Pharmacie Centrale de Tunisie (PCT) fait état de 42 milliards de millimes. Selon une source au sein de la PCT citée par notre confrère Al Jarida , le feu a ravagé des médicaments à haute valeur médicale et dont les prix sont élevés, notamment des médicaments utilisés dans les thérapies chimiques contre le cancer et des maladies chroniques.

La même source précise que ces médicaments sont importés à la demande et leur réimportation prendra beaucoup de temps.

Le feu a été vite maîtrisé grâce à l’intervention rapide des unités de la Protection civile dans ce dépôt de 800 m².

Le ministre de la Santé publique, qui s’est rendu sur les lieux du sinistre, a indiqué que celui-ci a causé de gros dégâts, mais a assuré que l’approvisionnement du marché ne s’en ressentira pas.

Quant aux causes du sinistre, on se perd encore en conjectures, même si certaines rumeurs avaient fait état d’un court-circuit. En tout cas, une enquête a été lancée pour déterminer les causes exactes de l’incendie et l’étendue des dégâts, sans que soient signalées, heureusement, des pertes en vies humaines

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