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Deux ans après la chute de Ben Ali

Deux ans après la chute de Ben Ali, on pensait que la Tunisie avait définitivement clos le chapitre de traitements inhumains et dégradants des détenus dans les prisons. Malheureusement, la vérité est toute autre !

Faisant écho aux alertes répétées par plusieurs associations de défense des droits de l’homme, les conditions de détention sont déplorables : enfermés dans des cellules surpeuplées, un manque d’installations sanitaires suffisantes favorisent la propagation de la gale et autres maladies de peau, certains forcés de dormir à même le sol en béton, couvertures médicales insuffisantes, voire inexistantes, sous alimentés, autorisés à une douche tous les dix jours…

Pour protester contre leurs conditions lamentables de détention et dénoncer les mauvais traitements, les détenus observent parfois des grèves de la faim tournantes, mettant ainsi en péril leur santé déjà précaire et se heurtent alors à une recrudescence de la répression.

Le surpeuplement dans les prisons est un facteur important des problèmes dont la baisse du moral du personnel, les difficultés de sécurité et de contrôle, les problèmes de santé et bien-être du personnel et des détenus, augmentation des niveaux de conflit et de violence. Bien que la construction ou l’expansion de la capacité carcérale puisse réduire le surpeuplement, plusieurs autres choses peuvent être faites pour améliorer les conditions dans les prisons surpeuplées.

C’est dans ce contexte, qu’un appel a été lancé au gouvernement, juristes et activistes de la société civile pour concevoir une vision globale pour une réforme du système carcéral en Tunisie en se référant aux standards internationaux et aux expériences réussies dans ce domaine.

Haltes aux violences dans les postes de police !

Plusieurs associations concernées par la torture, ont lancé, à maintes reprises, des appels incessants aux autorités tunisiennes pour prévenir les actes de torture et autres traitements jugés inhumains. C’es le cas de l’Organisation de lutte contre la torture en Tunisie, qui a confirmé que la situation concernant les droits de l’homme n’a pas changé ou si peu, depuis le départ de Ben Ali. Les tortures continuent dans les postes de police et dans les prisons tunisiennes. L’organisation reçoit toujours les plaintes de nombreuses victimes.

A cet égard, Imen Triki, présidente de l’association Liberté et Equité, a affirmé à Africanmanager, que « la torture existe toujours dans les postes de police » .Selon elle, la police utilise la torture pour arracher des aveux.

« Nous avons mené une enquête pour lever le voile sur ce qui s’est vraiment passé dans certains postes de polices notamment à Bir Ali Ben Khlifa. Nous avons appelé les différentes parties concernées à mettre fin à ces pratiques inhumaines. Mais malheureusement, ils font la sourde oreille. « En Tunisie, l’avocat est empêché d’assister à l’interrogatoire du prévenu, et ses témoignages en cas de torture ne sont pas pris en considération », a-telle dit, ajoutant que les avocats demandent qu’ils soient autorisés à assister à ces interrogatoires. »

Les ministères de la justice et de l’Intérieur sont appelés à diligenter des enquêtes urgentes sur le recours excessif à la force à l’encontre des détenus dans les centres de police.

Nadia Ben Tamansourt

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Deux ans après la chute de Ben Ali

Deux ans après la chute de Ben Ali, on pensait que la Tunisie avait définitivement clos le chapitre de traitements inhumains et dégradants des détenus dans les prisons. Malheureusement, la vérité est toute autre !

Faisant écho aux alertes répétées par plusieurs associations de défense des droits de l’homme, les conditions de détention sont déplorables : enfermés dans des cellules surpeuplées, un manque d’installations sanitaires suffisantes favorisent la propagation de la gale et autres maladies de peau, certains forcés de dormir à même le sol en béton, couvertures médicales insuffisantes, voire inexistantes, sous alimentés, autorisés à une douche tous les dix jours…

Pour protester contre leurs conditions lamentables de détention et dénoncer les mauvais traitements, les détenus observent parfois des grèves de la faim tournantes, mettant ainsi en péril leur santé déjà précaire et se heurtent alors à une recrudescence de la répression.

Le surpeuplement dans les prisons est un facteur important des problèmes dont la baisse du moral du personnel, les difficultés de sécurité et de contrôle, les problèmes de santé et bien-être du personnel et des détenus, augmentation des niveaux de conflit et de violence. Bien que la construction ou l’expansion de la capacité carcérale puisse réduire le surpeuplement, plusieurs autres choses peuvent être faites pour améliorer les conditions dans les prisons surpeuplées.

C’est dans ce contexte, qu’un appel a été lancé au gouvernement, juristes et activistes de la société civile pour concevoir une vision globale pour une réforme du système carcéral en Tunisie en se référant aux standards internationaux et aux expériences réussies dans ce domaine.

Haltes aux violences dans les postes de police !

Plusieurs associations concernées par la torture, ont lancé, à maintes reprises, des appels incessants aux autorités tunisiennes pour prévenir les actes de torture et autres traitements jugés inhumains. C’es le cas de l’Organisation de lutte contre la torture en Tunisie, qui a confirmé que la situation concernant les droits de l’homme n’a pas changé ou si peu, depuis le départ de Ben Ali. Les tortures continuent dans les postes de police et dans les prisons tunisiennes. L’organisation reçoit toujours les plaintes de nombreuses victimes.

A cet égard, Imen Triki, présidente de l’association Liberté et Equité, a affirmé à Africanmanager, que « la torture existe toujours dans les postes de police » .Selon elle, la police utilise la torture pour arracher des aveux.

« Nous avons mené une enquête pour lever le voile sur ce qui s’est vraiment passé dans certains postes de polices notamment à Bir Ali Ben Khlifa. Nous avons appelé les différentes parties concernées à mettre fin à ces pratiques inhumaines. Mais malheureusement, ils font la sourde oreille. « En Tunisie, l’avocat est empêché d’assister à l’interrogatoire du prévenu, et ses témoignages en cas de torture ne sont pas pris en considération », a-telle dit, ajoutant que les avocats demandent qu’ils soient autorisés à assister à ces interrogatoires. »

Les ministères de la justice et de l’Intérieur sont appelés à diligenter des enquêtes urgentes sur le recours excessif à la force à l’encontre des détenus dans les centres de police.

Nadia Ben Tamansourt

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