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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, entame ce dimanche une visite de travail et d’amitié de           trois jours à Washington. Outre sa dimension historique coïncidant avec la célébration du 220ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Tunisie et les Etats-Unis d’Amérique, cette visite « essentiellement à caractère politique » comme le souligne la Primature, permettra de « relancer les concertations sur les moyens de consolider davantage la coopération et le partenariat Tunisie-USA ».

Dans une déclaration-plaidoyer destinée visiblement à l‘establishment américain, reproduite par l’agence UPI, Youssef Chahed, a dressé un état des lieux de la situation en Tunisie qui servirait sans doute d’argumentaire pour convaincre les vis-à-vis américains de la nécessité de se tenir fermement aux côtés de «  la jeune démocratie tunisienne dont les avocats de la démocratie au Moyen-Orient et en Afrique du nord doivent tirer de nombreux enseignements utiles, encourageants et donnant à réfléchir ».

La démocratie tunisienne n’est pas dictée de l’étranger

L’enseignement encourageant, explique-t-il, c’est que l’expérience de la Tunisie apporte la démonstration que la démocratie est un objectif réalisable dans un pays arabe. Et dès lors qu’un petit pays comme la Tunisie, aux ressources naturelles limitées, peut la mener à bien, d’autres le peuvent aussi, a-t-il assuré, soulignant que la jeune démocratie tunisienne est fondée sur le propre héritage du pays avec des réformes et un pragmatisme datant du 19ème siècle. À bien des égards, la démocratie tunisienne s’accorde avec l’évolution naturelle de la société, et n’est pas dictée de l’étranger.

L’enseignement qui donne à réfléchir, c’est que les bâtisseurs de la démocratie doivent garder les pieds sur terre. « Lorsque j’ai été chargé de former un gouvernement d’union nationale il y a un an, je ne pouvais pas -et je m’y suis refusé- faire des promesses en l’air. Les défis de notre pays n’autorisent pas des solutions rapides et faciles. L’avenir de la démocratie, comme je l’ai noté, dépendait moins de nobles idéaux et de promesses impossibles à tenir que de la capacité de répondre à la panoplie de défis redoutables qui pourraient menacer de bouleverser le processus démocratique », a expliqué Youssef Chahed.

Et de préciser           que « la démocratie ne peut être construite sur le vide. Elle exige croissance économique, stabilité et sécurité. Elle requiert que l’on garde l’espoir et que l’on démontre sans relâche au peuple que la démocratie est la meilleure façon de répondre à ses attentes ».

« Je savais que la paix sociale resterait difficile à instaurer tant que le chômage demeurait chevillé à plus de 15%. Une situation qui a donné l’impression que les gouvernements précédents étaient sourds aux revendications légitimes de nos jeunes sans emploi qui ont dirigé la révolution de 2011. Mais il est un fait têtu que la création d’emplois dépend de la croissance économique; et pour les six dernières années, la croissance de la Tunisie n’a pas dépassé en moyenne le taux de 1% par an », a dit Chahed, affirmant que les dépenses publiques et les recrutements dans la fonction publique ne sont pas la solution. Le déficit budgétaire du pays, qui était à environ 6% du PNB, ne pouvait évidemment pas être maintenu.

Trop tôt pour crier victoire !

En plus de l’instabilité sociale, la démocratie en Tunisie a été menacée par l’insécurité due aux bouleversements régionaux – en particulier en Libye voisine – ainsi que par les menaces planétaires de terrorisme et de radicalisation. Les attaques djihadistes de 2015 ont mis en danger notre tourisme, un secteur économiquement vital, et nous ont forcés à allouer des ressources précieuses pour renforcer nos programmes de sécurité.

« A l’instar des défis auxquels nous sommes confrontés, nos efforts devaient être multidirectionnels. Nous avons dû ancrer notre jeune démocratie tout en œuvrant en vue de vaincre le terrorisme, réaliser le redressement économique et établir l’Etat de droit. Il est trop tôt, aujourd’hui, de crier victoire sur tous les fronts. Mais il n’est pas prématuré de prétendre que nous faisons de sérieux progrès.

« Nous avons repris l’initiative dans la lutte contre le terrorisme. Grâce à la vigilance et la détermination de nos forces de sécurité et leur collaboration plus étroite avec les partenaires internationaux de notre pays, dont les États-Unis, nos forces de sécurité ont gagné en efficacité, en anticipant et en déjouant des attaques majeures ».

« Nous commençons à déceler de meilleures perspectives de croissance économique. Le tourisme se rétablit, à l’égal d’un certain nombre d’autres secteurs. Pour accélérer le rythme de la croissance économique et créer davantage d’opportunités d’emploi, nous avons lancé une série de réformes visant à créer un climat des affaires plus favorable pour les investisseurs tunisiens et internationaux ».

La lutte contre la corruption sur la bonne voie

« Nous avons également lancé une lutte déterminée contre la corruption, qui est non seulement une condition préalable pour l’instauration de l’égalité des chances entre les citoyens, mais aussi essentielle pour maintenir la confiance dans nos institutions démocratiques et renforcer la confiance des entreprises et la croissance économique. Le puissant soutien populaire que nous avons reçu dans cette lutte nous a convaincus que nous sommes sur la bonne voie ».

« Tout en allant de l’avant dans son expérience démocratique, la Tunisie aspire à devenir une puissance économique et une force pour la paix et la stabilité en Méditerranée et en Afrique. Nous espérons pouvoir compter sur le soutien constant de nos partenaires stratégiques aux États-Unis. Nos deux pays étaient des alliés et partenaires pendant la guerre froide, quand la Tunisie s’est rangée avec fierté du côté du leader du monde libre. Aujourd’hui, la Tunisie en fait autant avec la démocratie. Pour l’Amérique et toutes les nations qui ont un intérêt à ce que l’expérience démocratique réussisse en Tunisie, parier sur la Tunisie, c’est prendre le parti de l’Histoire », a conclu le chef du gouvernement.

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L’Afrique du Sud est la plus forte des économies africaines. Ces deux dernières années, le Nigeria a revendiqué la première place, mais un nouveau calcul qui utilise les taux de change courants place l’Afrique du Sud au sommet du podium, rapporte le site « BBC »

Ces nouveaux calculs sont basés sur les chiffres du FMI du Produit intérieur brut pour les deux pays en 2015.

Cette année, le rand sud-africain et le naira nigérian sont allés dans des directions opposées par rapport au dollar – le rand a gagné environ 16%, tandis que le naira a perdu un tiers de sa valeur après avoir abandonné son rattachement à la devise américaine.

Mais à peu de choses près, sur trois cent un milliard de dollars, l’Afrique du Sud bat le Nigeria de cinq milliards de dollars.

Les deux économies se sont contractées au cours du premier trimestre cette année et courent le risque d’entrer en récession, a ajouté la même source.

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