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Un adolescent turc a été arrêté

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, n’a pas l’intention de faire une pause dans son bras de fer contre l’Europe, avec laquelle il est en bisbilles depuis le coup d’Etat raté du 15 juillet 2016 et les purges massives qui s’en sont suives. Dans un entretien avec le journal français Le Monde paru ce lundi 08 juillet 2016, Erdogan a déclaré que “le monde occidental” n’a pas assez fait preuve de solidarité avec Ankara après la tentative de putsch. Ulcéré, il a affirmé qu’il ne reprendra pas les migrants refoulés en Europe si l’Union européenne (UE) ne tient pas son engagement de supprimer le visa pour les Turcs désirant se rendre sur le sol européen.

Pour rappel, la Commission européenne a suggéré en mai dernier d’exempter de visas les Turcs circulant dans l’espace Schengen, à certaines conditions mentionnées dans l’accord conclu le 18 mars 2016 entre l’UE et la Turquie, dans le cadre du traitement de l’épineux dossier migratoire. Mais “l’Union européenne ne se comporte pas de façon sincère avec la Turquie. Nous accueillons actuellement 3 millions de réfugiés alors que la seule préoccupation de l’UE est qu’ils n’arrivent pas sur son territoire”, a lâché le président turc dans Le Monde. “On nous a proposé d’accepter les réadmissions [de migrants venant de Turquie] en échange d’une exemption de visa pour les citoyens turcs. L’accord de réadmission et l’exemption de visa devaient entrer en vigueur simultanément le 1er juin. Nous sommes aujourd’hui en août et il n’y a toujours pas d’exemption de visa. Si nos demandes ne sont pas satisfaites, les réadmissions ne seront plus possibles”, a-t-il ajouté.

Erdogan prêt à tout, même à torpiller le processus d’adhésion à l’UE!

Selon le journal Le Figaro, la tentative de putsch a fait voler en éclats le système de régulation des flux de migrants vers la Grèce. “L’accord UE-Ankara n’est plus véritablement appliqué depuis plusieurs semaines”, dit le journal. “Les renvois de migrants et réfugiés sont inexistants, seules les relocalisations vers la France sont actives, on compte 400 réfugiés transférés en France tous les mois. Les frégates turques participant, aux côtés de celles de l’Otan, au contrôle de la mer Égée, ont disparu”, indique Le Figaro.

C’est un Erdogan très énervé qui a affirmé dans Le Monde que “les Occidentaux ne devraient pas se soucier du nombre de personnes arrêtées ou limogées. Un Etat a le droit de recruter et de licencier les fonctionnaires qu’il souhaite.” Il a ajouté ceci : “au lieu de faire preuve d’empathie, les dirigeants occidentaux ont eu la réaction opposée. Cela nous attriste, c’est inacceptable.”

Quant à la peine de mort, sujet qu’il a agité devant des milliers partisans surchauffés après le putsch, le président turc a fait savoir qu’elle pourrait être réactivée en Turquie : “Si des millions de personnes dans tout le pays demandent la peine de mort, cette requête sera prise en considération par le Parlement, qui décidera s’il faut la réinstaurer, même s’il existe déjà dans le code pénal des peines très sévères prévues à l’encontre des putschistes.”

L’Union européenne est restée ferme sur sa position : Le retour de la peine de mort en Turquie signifierait un coup d’arrêt définitif des négociations d’adhésion à l’UE. “Si le Parlement décide de réinstaurer la peine capitale, nous ne nous soucierons pas de ce que pensent les autres, nous l’appliquerons”, a dit Erdogan, droit dans ses bottes.

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Les commentaires acidulés des autorités américaines sur les purges massives en Turquie suite au coup d’Etat raté du 15 juillet 2016 ne sont pas du goût d’Ankara. Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, l’a ouvertement fait savoir hier vendredi 29 juillet 2016.

Pour rappel, des responsables américains s’étaient laissés aller à des déclarations accusant l’exécutif turc de torpiller le partenariat dans la lutte contre Daech, en donnant la priorité à la traque des ennemis du président Erdogan.

Cavusoglu a pris la parole devant la presse pour défendre les purges dans l’armée turque, lesquelles, d’après lui, vont en faire une institution plus solide, plus saine, et plus efficiente dans la lutte contre l’EI.
Il a déclaré par ailleurs que le rapprochement entre la Turquie et la Russie ne sont en rien une manière de contourner l’OTAN ou l’Union européenne. “La Turquie est une alliée de l’OTAN et un candidat à l’UE”, a-t-il martelé.

Pour rappel, le patron de la diplomatie turque avait affirmé jeudi dernier, sur la chaîne CNN Turk, que les rapports entre la Turquie et les USA prendraient un sérieux coup si Washington s’obstine à ne pas livrer à la Turquie l’imam Fethullah Gülen. “Nos relations seront affectées si les Etats-Unis ne nous remettent pas Gülen. Cela est évitable. Nous ne voulons pas penser au pire scénario”, a-t-il dit.Gülen, réfugié aux Etats-Unis, est responsable du putsch, d’après Ankara.

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