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Radhouane Masmoudi

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Rencontré

Rencontré, lors d’une manifestation organisée récemment autour du thème « les mécanismes et les procédures pour garantir des prochaines élections transparentes », Radhouane Masmoudi, président du centre d’études sur l’islam et la démocratie, a apporté son appui à la décision d’Ali Laareydh de se maintenir au pouvoir afin de terminer cette dernière phase de transition. C’est une démarche déterminante pour assurer la transparence des prochaines élections qui auront lieu selon lui, dans 4 mois au plus tard. Interview :

Comment évaluez-vous le paysage politique en Tunisie depuis le dernier assassinat politique en Tunisie, celui de Mohamed Brahmi ?

Indiscutablement, on est en train de vivre une période de turbulences. Pis, on a des problèmes de sécurité et on fait face au spectre du terrorisme. A cela s’ajoutent les assassinats politiques avec le meurtre de deux opposants : Chokri Belaid et Mohamed Brahmi. Ce fut un choc pour tous les Tunisiens.

Malgré ce climat de crise, nous devons rester unis tout en confrontant ces problèmes, qui deviennent de plus en plus des préoccupants et d’absolue priorité pour tous les intervenants qui doivent faire preuve d’un sens aigu de la responsabilité et se fédérer à l’enseigne de l’unité nationale eu égard à la phase critique qui est actuellement celle du processus de transition. On est aujourd’hui à la fin de cette phase qui nécessite la conjugaison des efforts de toutes les forces. Notre devoir est de terminer cette phase puisque les assassins de deux hommes politiques ont voulu précipiter le pays dans le chaos à travers les actes terroristes, l’explosion des centres commerciaux et les sièges sécuritaires ainsi que les autres assassinats politiques.

Donc, on est appelé à mettre fin à ce phénomène dangereux qui menace la stabilité du pays et être ferme avec ceux qui appellent à la violence.

La crise est en train de s’aggraver avec un gouvernement qui s’accroche encore au pouvoir et une opposition qui continue d’exercer des pressions en demandant la formation d’un gouvernement apolitique. Qu’en pensez-vous ?

Je suis pour que le gouvernement maintienne le pouvoir et pour que l’ANC reprenne ses travaux après un blocage qui n’a que trop duré, et ce pour achever la rédaction de la Constitution tout en mettant en place une loi électorale et la haute instance indépendante des élections.

Je pense que, dans un mois, on pourrait réaliser cet objectif, notamment la formation d’un gouvernement d’unité nationale dont les membres seront des compétents indépendants capables de gérer les dossiers préoccupants et mener à son terme cette phase de transition en garantissant la tenue d’élections « transparentes ».

Dans les pays démocratiques, il n’est pas obligatoire que le gouvernement soit indépendant. En Tunisie, on est en train de vivre une phase de transition et on n’a pas encore les institutions démocratiques et la culture démocratique qui existent dans les autres pays. Pour rassurer les différents partenaires politiques et l’ensemble des Tunisiens quant à la neutralité du gouvernement, il est nécessaire de s’accorder sur le gouvernement, une fois la constitution achevée.

Dans ce climat particulier, est-il possible d’organiser les prochaines échéances électorales dans 4 mois ?

C’est possible s’il y a une volonté politique. Je peux affirmer qu’il y a une volonté aujourd’hui bien qu’on ait encore des problèmes. Entre 4 et 6 mois, il est possible d’organiser les élections.

Mais, il est très urgent de finir cette phase. Plus on retarde les élections, plus on aura des problèmes. Pour l’instant, il est temps de s’asseoir autour de la même table pour trouver une issue de la crise en mettant au dessus de tout l’intérêt du pays consistant à finir la constitution et à passer aux prochaines élections.

Quels sont les mécanismes nécessaires pour que les élections soient transparentes et crédibles ?

Plusieurs mécanismes sont envisageables pour relever ce défi. On cite la révision de la loi électorale et l’importance d’élire les membres de l’ISIE dans les plus brefs délais. Autre mécanisme, celui relatif à la question des financements politiques qui devrait être dûment étudiée pour que la loi soit respectée par tout le monde.

Aussi, l’accent devra être mis sur la question des observateurs tunisiens et internationaux sachant qu’on a besoin d’un millier d’observateurs pour assurer la transparence de ces élections.

Il y a un grand travail à faire, durant ces 4 mois. C’est pour cette raison qu’on a commencé avec cette réunion sans attendre la résolution de la crise actuelle puisqu’on est capable de faire les deux choses à la fois.

Est-il possible d’assurer la transparence des élections sachant qu’un grand nombre d’observateurs ont mis en garde contre la possibilité du retour de la corruption à travers les financements politiques ?

C’est plus que possible, le devoir le dicte si l’on veut assurer la stabilité, la paix et la démocratie pour la Tunisie de l’après 14 janvier. Nous n’avons pas d’autres choix.

Wiem Thebti

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« La grande faute d’Ennahdha est le silence qu’elle observe vis-à-vis du courant « salafiste »

« La grande faute d’Ennahdha est le silence qu’elle observe vis-à-vis du courant « salafiste », et particulièrement son indifférence à l’égard de la progression du courant «djihadiste » au sein du mouvement Salafiste », a indiqué Radhouane Masmoudi, président du Centre d’Etudes sur l’Islam et la Démocratie (CEID), dans une déclaration à Africanmanager.

Selon lui, c’est une erreur qui pénalise indûment la sécurité du pays parce qu’il y a des membres « jihadistes » qui croient à la violence et légitiment ses excès, ce qui constitue un danger pour la Tunisie. Ce courant peut aussi, selon lui, pénaliser l’idéologie du parti d’Ennahdha, ainsi que son image, sa notoriété et sa popularité tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Le président du CEID estime que ce parti doit être un mouvement modéré qui croit à la liberté, à la démocratie, à l’égalité et aux doits de l’Homme, soulignant cependant que si le parti d’Ennahdha s’approche du courant salafiste, cela ne pourra mener qu’à la détérioration de son image.

Interrogé sur le rôle du CEID qu’il préside, Radhouane Masmoudi a indiqué que ce dernier est une composante de la société civile qui veille au bon déroulement de cette phase de transition démocratique. « Nous intervenons en termes du contrôle de l’action du gouvernement et pour diffuser la culture de la liberté et de la démocratie parmi les Tunisiens », a-t-il affirmé en précisant que cette démocratie ne peut pas réussir sans culture de démocratie et de dialogue.

D’ailleurs, au cours des deux derniers mois, le CEID a organisé un atelier restreint, chaque weekend, pour discuter de la nouvelle constitution, et révéler les lacunes qui en découlent dans l’objectif de trouver un consensus, suggérant que la réussite de la transition démocratique n’incombe pas uniquement au gouvernement.

Au sujet du dernier discours de Président de la République, Moncef Marzouki, Radhouane Masmoudi a indiqué que les malentendus entre les partis de la troïka devraient être gérés et traités à l’intérieur de la coalition et non dans le cadre d’un discours télévisé. Selon lui, le dernier discours écorne l’image de la Troïka, la stabilité recherchée et celle du pays en général, ce qui va certainement pousser le parti d’Ennahdha à chercher la possibilité de rechercher d’autres alliances.

Au sujet de la relation d’Ennahdha avec Qatar, Masmoudi a déclaré que ce pays peut aider la Tunisie financièrement et économiquement dans cette période difficile, faisant savoir qu’on est actuellement dans une période de transition démocratique qui peut durer plus que 5 ans. Une période très délicate où les revendications sociales et économiques sont très pressantes, et où les gens sont en révolte contre la pauvreté, le chômage, les disparités et les inégalités.

Toutefois, selon lui, pour réussir la transition, il faut avoir une aide économique réelle de la part des pays étrangers. « J’ai proposé depuis une période « un plan Marshall », sous la forme de concours financiers de la part des pays étrangers pour renforcer cette transition démocratique notamment de la part de ceux qui sont assez riches comme le Qatar qui demeure aujourd’hui, parmi les pays les plus riches, mais aussi les Etats-Unis, l’Union européenne, la Turquie, l’Arabie saoudite, le Japon et le Brésil qui ont un intérêt à ce que la transition démocratique réussisse , ce offrira la stabilité à toute la région.

Selon Masmoudi, la réussite de la transition démocratique dans les pays du Printemps arabe reste tributaire de sa réussite en Tunisie, ajoutant que la stabilité réelle prend naissance dans la démocratie. Plusieurs études ont montré, d’ailleurs, que le régime démocratique offre une stabilité à long termes malgré plusieurs difficultés.

Selon lui, plusieurs autres membres estiment que, aujourd’hui, le monde arabe ne peut pas continuer dans la dictature qui devient une machine qui produit la discrimination et le terrorisme.

« On a besoin d’une démocratie réelle. Les pays étrangers devraient nous aider et nous fournier les aides nécessaires », a-t-il indiqué.

Khadija Taboubi

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On croit savoir, de sources generalement bien informees, qu’un nouveau premier ministre aurait trouvé consensus entre les différentes parties prenantes sur la place politique tunisienne. Selon ces mêmes sources, il pourrait s’agir de Radhouane Masmoudi, président de l’association Islam et Démocratie aux Etats Unis d’Amerique. 

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