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remaniement ministériel, tunisie

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Annoncé chaque fois pour une date et après des réunions marathon de la Coordination de la Troïka gouvernante en Tunisie

Annoncé chaque fois pour une date et après des réunions marathon de la Coordination de la Troïka gouvernante en Tunisie, des noms ont été fuités par ci et par là, sans que ce remaniement, attendu comme le Messie, depuis le mois de juillet dernier, ne donne encore signe de vie. C’est ainsi qu’on dit d’Abderraouf Ayadi qu’il devrait remplacer Samir Dilou, ce dernier qui n’apparaitrait sur aucun fauteuil, Maater qui serait rassuré de rester tout comme Riadh Bettaieb, Mourad Ben Mahmoud qui prendrait la place de Fakhfakh au tourisme, ce dernier qui n’aimerait pas rester aux finances, les ministères du Commerce et de l’Industrie qui fusionneraient ou encore celui de l’Investissement qui deviendrait ministère du plan.

Tout cela n’est jusque-là que de simples bruits de coulisses et spéculations sur l’issue de ce qui ressemblera à un jeu de chaises musicales, sous le couvert de l’ouverture de la troïka à d’autres partis de l’espace politique tunisien de l’après Ben Ali.

Une autre analyse fait, depuis quelques jours, surface. C’est ainsi que la véritable trame de fond de toutes ces négociations qui prennent de plus en plus de temps et où le maître d’œuvre semble être Rached Ghannouchi (Leader du parti de la majorité, Ennahdha), serait le passage en force de la loi sur l’exclusion politique.

Il ne fait plus aucun doute, en effet, que les deux partis qui comptent réellement en Tunisie dans la phase actuelle, sont Ennahdha de Rached Ghannouchi et Nida Tounes de Béji Caïed Essebssi. Les deux se détestent cordialement et se regardent en chiens de faïence.

Ennahdha avait, d’abord, commencé par attaquer Nida Tounes, en faisant feu de tout bois. Accusations de servir de « repaire » pour les RCDistes, attaques verbales et physiques contre le Nida, tentatives d’impliquer son leader dans d’anciens actes historiques pour le discréditer.

Tout y passe, et le dénominateur commun dans tout cela reste la peur bleue et la fixation d’Ennahdha sur le réveil de l’appareil électoral dormant de l’ancien RCD, lors des prochaines élections, pour se mettre au service de son rival.

A travers son groupe parlementaire au sein de l’ANC (Assemblée Nationale Constituante), Ennahdha avait commencé, dès le moins le mois de juillet 2012 au moins, à préparer une proposition de loi, pour exclure «les RCDistes corrompus» de toute action politique.

En octobre dernier, la commission des droits, des libertés et des relations extérieures de l’ANC, a adopté à la majorité la proposition de loi relative à l’exclusion des RCDistes, dont l’auteur est, cette fois, le CPR, et a décidé de le soumettre aux constituants, réunis, en séance plénière. Une très longue liste de personnes était concernée. En tête de liste, Béji Caïed Essebssi. Le projet n’est pas passé.

CPR et Ennahdha n’en désarment pas pour autant. En novembre, Sahbi Atig, président du groupe parlementaire d’Ennahdha à l’ANC, revient à la charge pour affirmer, sur Express FM, que «la proposition de loi excluant les anciens responsables du RCD dissous de tout poste de responsabilité au sein de l’Etat ou des partis politiques pour 10 ans, est tout juste un projet amendable et que cette initiative n’est pas une invention tunisienne». La ficelle reste trop grosse et le projet ne passe toujours pas au vote.

Une dernière trouvaille de la troïka pour faire passer ce texte, entre temps, rebaptisé loi de protection de la révolution, refait actuellement surface, selon plus d’un politicien contactés par nos soins. Il s’agit de faire le lien entre le prochain remaniement et la loi, dite de protection de la révolution. C’est ainsi, toujours selon nos sources, que le choix des partis, excepté la troïka actuelle, à inclure dans le prochain remaniement, serait relié au siège à pourvoir pour ce parti dans le prochain remaniement. Une sorte de vente liée à l’achat. Un siège au gouvernement contre l’appui sans faille à la proposition de loi sur l’exclusion politique et son vote lorsqu’elle passera devant l’ANC. La loi sur l’exclusion politique des adversaires, d’Ennahdha et du CPR, pour les prochaines élections, pourra-t-elle ainsi passer ?

Père de Nahdhaoui et ancien RCDiste, Hamed Karoui avait, un temps, brandi la menace de recourir à la Cour Constitutionnelle sous la prochaine Constitution pour abroger la loi dite de protection de la Révolution. Ancien ministre renvoyé de Ben Ali, Mohamed Jegham avait, lui, brandi la menace de recourir aux instances internationales comme compte le faire Nida Tounes contre Ennahdha auprès de la Cour pénale internationale. Pour l’instant, toutes les forces se jaugent et la Tunisie s’enlise dans la politique. En face, très peu d’actes et même de discours, à propos de la chose économique.

Khaled.

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Annoncé chaque fois pour une date et après des réunions marathon de la Coordination de la Troïka gouvernante en Tunisie

Annoncé chaque fois pour une date et après des réunions marathon de la Coordination de la Troïka gouvernante en Tunisie, des noms ont été fuités par ci et par là, sans que ce remaniement, attendu comme le Messie, depuis le mois de juillet dernier, ne donne encore signe de vie. C’est ainsi qu’on dit d’Abderraouf Ayadi qu’il devrait remplacer Samir Dilou, ce dernier qui n’apparaitrait sur aucun fauteuil, Maater qui serait rassuré de rester tout comme Riadh Bettaieb, Mourad Ben Mahmoud qui prendrait la place de Fakhfakh au tourisme, ce dernier qui n’aimerait pas rester aux finances, les ministères du Commerce et de l’Industrie qui fusionneraient ou encore celui de l’Investissement qui deviendrait ministère du plan.

Tout cela n’est jusque-là que de simples bruits de coulisses et spéculations sur l’issue de ce qui ressemblera à un jeu de chaises musicales, sous le couvert de l’ouverture de la troïka à d’autres partis de l’espace politique tunisien de l’après Ben Ali.

Une autre analyse fait, depuis quelques jours, surface. C’est ainsi que la véritable trame de fond de toutes ces négociations qui prennent de plus en plus de temps et où le maître d’œuvre semble être Rached Ghannouchi (Leader du parti de la majorité, Ennahdha), serait le passage en force de la loi sur l’exclusion politique.

Il ne fait plus aucun doute, en effet, que les deux partis qui comptent réellement en Tunisie dans la phase actuelle, sont Ennahdha de Rached Ghannouchi et Nida Tounes de Béji Caïed Essebssi. Les deux se détestent cordialement et se regardent en chiens de faïence.

Ennahdha avait, d’abord, commencé par attaquer Nida Tounes, en faisant feu de tout bois. Accusations de servir de « repaire » pour les RCDistes, attaques verbales et physiques contre le Nida, tentatives d’impliquer son leader dans d’anciens actes historiques pour le discréditer.

Tout y passe, et le dénominateur commun dans tout cela reste la peur bleue et la fixation d’Ennahdha sur le réveil de l’appareil électoral dormant de l’ancien RCD, lors des prochaines élections, pour se mettre au service de son rival.

A travers son groupe parlementaire au sein de l’ANC (Assemblée Nationale Constituante), Ennahdha avait commencé, dès le moins le mois de juillet 2012 au moins, à préparer une proposition de loi, pour exclure «les RCDistes corrompus» de toute action politique.

En octobre dernier, la commission des droits, des libertés et des relations extérieures de l’ANC, a adopté à la majorité la proposition de loi relative à l’exclusion des RCDistes, dont l’auteur est, cette fois, le CPR, et a décidé de le soumettre aux constituants, réunis, en séance plénière. Une très longue liste de personnes était concernée. En tête de liste, Béji Caïed Essebssi. Le projet n’est pas passé.

CPR et Ennahdha n’en désarment pas pour autant. En novembre, Sahbi Atig, président du groupe parlementaire d’Ennahdha à l’ANC, revient à la charge pour affirmer, sur Express FM, que «la proposition de loi excluant les anciens responsables du RCD dissous de tout poste de responsabilité au sein de l’Etat ou des partis politiques pour 10 ans, est tout juste un projet amendable et que cette initiative n’est pas une invention tunisienne». La ficelle reste trop grosse et le projet ne passe toujours pas au vote.

Une dernière trouvaille de la troïka pour faire passer ce texte, entre temps, rebaptisé loi de protection de la révolution, refait actuellement surface, selon plus d’un politicien contactés par nos soins. Il s’agit de faire le lien entre le prochain remaniement et la loi, dite de protection de la révolution. C’est ainsi, toujours selon nos sources, que le choix des partis, excepté la troïka actuelle, à inclure dans le prochain remaniement, serait relié au siège à pourvoir pour ce parti dans le prochain remaniement. Une sorte de vente liée à l’achat. Un siège au gouvernement contre l’appui sans faille à la proposition de loi sur l’exclusion politique et son vote lorsqu’elle passera devant l’ANC. La loi sur l’exclusion politique des adversaires, d’Ennahdha et du CPR, pour les prochaines élections, pourra-t-elle ainsi passer ?

Père de Nahdhaoui et ancien RCDiste, Hamed Karoui avait, un temps, brandi la menace de recourir à la Cour Constitutionnelle sous la prochaine Constitution pour abroger la loi dite de protection de la Révolution. Ancien ministre renvoyé de Ben Ali, Mohamed Jegham avait, lui, brandi la menace de recourir aux instances internationales comme compte le faire Nida Tounes contre Ennahdha auprès de la Cour pénale internationale. Pour l’instant, toutes les forces se jaugent et la Tunisie s’enlise dans la politique. En face, très peu d’actes et même de discours, à propos de la chose économique.

Khaled Boumiza.

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Selon une source politique informée  au sein de la Coordination de la coalition au pouvoir

Selon une source politique informée au sein de la Coordination de la coalition au pouvoir, citée par le journal Assabah, le remaniement ministériel projeté ne concernera pas les ministères de souveraineté (Intérieur, Affaires étrangères et Justice), celui de la Défense ayant déjà à sa tête une personnalité indépendante.

La même source a affirmé que les appels pour la révocation des ministres de souveraineté sont destinés à perturber l’action du gouvernement, se demandant sur la latitude que les nouveaux ministres qui seraient nommés à ces postes, si indépendants soient-ils, restent effectivement neutres et impartiaux vis à vis des tentatives de polarisation et des tensions qui règne sur l’échiquier politique et dans maintes régions du pays.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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