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Le parti des patriotes démocrates unifié  a affirmé  mardi

Des partis politiques de l’opposition ont critiqué, vendredi, dans des communiqués, concernant le remaniement ministériel annoncé, mercredi, par le chef du gouvernement Habib Essid avant de le soumettre à l’Assemblée des représentants du peuple pour le vote de confiance.
Pour le Parti des patriotes démocrates unifié “Watad”, cette nouvelle composition du gouvernement “va aggraver la crise et augmenter les tensions politiques et sociales dans le pays”.
Le parti a appelé les députés à “assumer leurs responsabilités et à voter contre ce remaniement”, soulignant l’impératif que “les positions des forces politiques, civiles, progressistes et démocratiques soient unifiées afin de faire face à de telles méthodes de gouvernance, lit-on dans leur communiqué.
Al-Watad a ,également, estimé que la nouvelle composition va consolider la position du mouvement Ennahdha au gouvernement.
Un parti, selon lui, “responsable de la détérioration de la situation économique, sécuritaire et sociale constatée après le règne de la Troïka”, estime le parti.
Le Parti des Travailleurs a, quant à lui, considéré que ce remaniement n’avait pas été précédé par des concertations ni par un débat sur le rendement du gouvernement un an après son accès au pouvoir. Il a estimé que les partis de l’opposition ont été exclus ainsi que les organisations sociales et la société civile, ajoutant que la composition gouvernementale proposée “s’est limitée à servir les intérêts de la coalition au pouvoir”.
Le parti a, en outre, exhorté le parlement à “engager un débat sur l’évaluation de l’action du gouvernement et à retirer sa confiance aux symboles de l’échec”.
De son côté, le mouvement Al-Binaa a affirmé que le remaniement ministériel ne répond pas aux aspirations du peuple tunisien et des politiques à renforcer la position des compétences indépendantes.
Le mouvement a aussi critiqué la réduction du nombre de femmes dans le gouvernement proposé (trois ministères). Cela va à l’encontre, a-t-il dit, des principes de la République et des valeurs de la Constitution qui a confirmé le principe de la parité.

TAP

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Avant de parler du probable sens à donner au premier remaniement du gouvernement  Habib Essid, il nous semble important de rappeler que Nidaa Tounes ne doit sa position de leader de l’actuelle qu’à l’image d’un parti, Ennahdha. L’apogée de cette image avait été l’appel de Béji Caïed Essebssi  en octobre 2014 disant que «ne pas  voter Nidaa, c’est voter Ennahdha». C’est cette démarche qui a été à l’origine de la fin de l’ère de l’ANC, la fin de la Troïka, la sortie des islamistes du pouvoir et la fin de la transition politique en Tunisie.

Le 2ème élément que nous jugeons  important de rappeler, c’est cette situation de difficile crise économique qui perdure depuis cinq année dans la «démocratie de l’endettement» qu’est depuis ce temps la Tunisie de l’après Ben Ali. C’est cette situation de crise et le nécessaire redressement économique, l’investissement et l’emploi, qui ont été retenus  comme priorités des priorités, avant que n’éclate le terrorisme, pour le gouvernement du chef du gouvernement tunisien Habib Essid. Or, on ne trouve nulle trace de ces deux aspects importants de la scène politico-économique de la Tunisie de l’après révolution, dans le 1er remaniement du premier gouvernement de la 2ème République.

  • Essid lâche son poulain Gharsalli et remet le MI à Ennahdha

Un remaniement qui n’a ainsi presqu’aucun sens dans la direction attendue par l’électorat de tout ce qui n’est pas le parti islamiste Ennahdha. A revers, on pourrait aussi dire que c’est cela le vrai et le seul sens à donner au remaniement du gouvernement Essid. Il reste que le sens politique que ce remaniement n’a pas atteint, c’est celui d’honorer et de ne pas trahir la promesse faite par le  parti leader, Nidaa Tounes, à ses électeurs.

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Ce remaniement a en effet renforcé la présence d’Ennahdha au pouvoir. Dans le 1er gouvernement, le parti islamiste tunisien avait un ministre et deux secrétaires d’Etat. Après le remaniement, directement (en tant que parti politique) et indirectement (personnes proches du parti islamiste), Ennahdha se retrouve avec 5 ministres et un conseiller, directement aux côtés du chef du gouvernement, comme si ce dernier avait besoin d’un psy (Voir le CV) ou d’un chaman qui lui prédit l’avenir (ndlr : veille et prospection sont ses fonctions). Mieux, ou peut-être pire, c’est un ancien directeur de cabinet du ministre Nahdhaoui de l’Intérieur qui reprend ce département, ministère de souveraineté et qui est le pilier de tout régime en Tunisie, comme le seraient les militaires pour le régime turc ou l’armée en Algérie.

Sans que personne n’arrive à comprendre ce désamour soudain entre Habib Essid et Nejim Gharsalli qu’il défendait pourtant bec et ongles il y a une année, les observateurs mettent  en exergue les réussites de l’ancien ministre de l’Intérieur en matière de lutte antiterroriste. D’autres observateurs de la scène politique tunisienne et un grand nombre de politiciens locaux insinuent que la déchéance de Gharsalli est un coup d’Ennahdha. On nous fait ainsi part, à titre d’exemple,  d’une liste de Nahdhaouis que l’ancien ministre de l’intérieur suivait et essayait de déloger et qui serait peut-être derrière sa sortie du gouvernement. Toujours est-il que «le loup est de nouveau dans la bergerie». Autre ministère de souveraineté retombé dans l’escarcelle d’Ennahdha, celui de la Justice où Omar Mansour, un juge proche d’Ennahdha officiera. Les observateurs rappellent à ce propos, tous les faits peu glorieux de l’ancien ministre Nahdhaoui dans cet autre ministère stratégique, dans une conjoncture intérieure où le parti islamiste a plusieurs fois mais jamais de manière officielle, exprimé ses craintes d’un retour en prison de certains de ses dirigeants.

Les observateurs ne s’expliquent pas non plus qu’Essid ait aussi lâché l’ancien ministre des Affaires religieuses, dont le bilan en matière de lutte contre la politisation des lieux de culte et contre les Medrassa religieuses est de notoriété publique. Pire, c’est une personnalité religieuse proche d’Ennahdha qui reprend le département des Affaires religieuses. Là aussi, beaucoup d’observateurs pointent du doigt une manifeste volonté d’Ennahdha de tomber l’ancien ministre Battikh. Cela, sans parler du retour de Mongi Marzouk aux affaires et entre les mains duquel Habib Essid met deux des plus importants secteurs, stratégiques, sociaux et politiques, qui sont les mines (ndlr : Problèmes du bassin minier) et l’énergie (ndlr : la campagne « où est le pétrole ?» lancée par l’ancien partenaire d’Ennahdha qu’est le parti CPR).

  • Le remaniement a-t-il un quelconque sens économique ?

Malgré le marasme économique dans lequel se débat la Tunisie, vouloir trouver un quelconque sens ou explication économique à ce remaniement, c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Hormis  la petite économie des salaires et des voitures des secrétaires d’Etat (Oups ! le budget est déjà voté !), le nouveau gouvernement suivra le même schéma économique que l’ancien, appliquera ses mêmes orientations budgétaires et mettra en action sa même loi des finances. On pourra peut-être parler de la consécration d’un ministère uniquement dédié à l’industrie. Mais on est presque sûr qu’Essid n’y avait même pas pensé, tant le plus important pour lui était de trouver un fauteuil de ministre supplémentaire au mouvement Ennahdha avec lequel le chef du gouvernement fait un rapprochement notable, peut-être même sous l’impulsion du chef de l’Etat lui-même.

Désormais donc,  le loup est officiellement dans la bergerie. Il a même entre ses mains deux des ministères de souveraineté, spécialement importants pour la sécurité de «loup», que sont l’intérieur et la justice. Essid semble ainsi opérer un plus grand rapprochement avec Ennahdha. Il approfondit ainsi la «trahison » faite par Essebssi à tous les électeurs laïcs qui avaient espéré que Nidaa portera, à terme, tous leurs espoirs dans une autre société que celle que prépare Ennahdha.

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Après trois semaines de tractations, Habib Essid a procédé mercredi soir, à un vaste remaniement touchant une dizaine des ministères dont celui de l’Intérieur.

Ce remaniement, le premier depuis l’entrée en fonction de Béji Caïd Essebssi élu démocratiquement, est l’œuvre de Habib Essid qui  souhaitait une « équipe restreinte » pour faire face aux défis économiques, mais aussi sécuritaires du pays, touché de plein fouet  par une série d’attaques terroristes  « sanglantes » en 2015.

Dans cette nouvelle configuration du gouvernement,  Nidaâ Tounes s’arroge  9 portefeuilles, suivi par l’UPL (4), Afek Tounes (3) et Ennahdha (2).

Ennahdha,  par la voix de Abdelhamid Jlassi,  a assuré que le nouveau gouvernement a été  formé dans une conjoncture politique bien précise marquée par  la réussite de la transition  au contraire d’une  situation socio-économique dont la gravité n’est plus à démontrer.

Dans une déclaration à Africanmanager, Jlassi a indiqué qu’ « il s’agit d’un gouvernement formé conforment à la constitution tunisienne et représentant ainsi  les partis de la coalition au pouvoir avec des compétences issues de l’administration tunisienne ».

Il a par ailleurs noté que la présence du 2ème parti au pouvoir est en deçà de son potentiel populaire.

Le dirigeant  nahdhaoui a, d’autre part, relevé que «  le nouveau gouvernement pourrait réussir, une fois un climat favorable restauré pour relever la multiplicité des défis confrontés. Ce climat reste tributaire de l’existence d’une volonté politique, d’une paix sociale et du partage des sacrifices ».

Le peuple paye cher son vote utile

En dépit de la position de ce parti islamiste, la décision du chef de gouvernement ne semble pas avoir les faveurs de  plusieurs parties et organisations à commencer naturellement  par l’opposition.

Pour le parti des Travailleurs, la nouvelle composition ministérielle a été élaborée  sans aucun programme et ni évaluation du rendement de l’équipe précédente, alors  que la nomination de certains ministres est une réponse aux demandes d’ Ennahdha.

« On parle d’un nouveau remaniement alors que certains nouveaux ministres avaient fait auparavant l’objet de réserves,  et c’est grave surtout que plusieurs portefeuilles comme la justice,  l’industrie et les  mines,  l’emploi et les affaires sociales ont été attribués au mouvement islamiste », a dit Jilani Hammami, au nom du parti, à Africanmanager

Un choix tactique, selon ses dires, qui permet à Ennahdha de se faire une virginité dans l’opinion publique.

Un avis  partagé par Al Massar  qui estime  la voix de son secrétaire général Samir Bettaïeb que le parti de Ghannouchi reste toujours le maître du jeu étant donné que l’éviction du ministre des Affaires religieuses Othamane Batikh vient confirmer cette équation..

De son coté, le parti « Attayar » a considéré que le peuple a payé cher son vote utile  aux élections législatives et présidentielles.

Mohamed Abbou,  secrétaire général du parti, a souligné que les  réserves vis-à-vis de la nomination de certains ministres  comme Khemais Jhinaoui (département des Affaires étrangères) et Mohamed Khlil (Affaires religieuses) sont nombreux et le maintien d’autres ministres principalement le dirigeant de l’UPL pour ses erreurs suscite la polémique.

Pour ce faire, Abbou a  appelé le chef du gouvernement Habib Essid à être plus ferme dans ces décisions et à entamer les reformes nécessaires, sinon la prochaine étape serait très difficile.

Parlant d’une éventuelle nomination de l’ex ministre des Affaires religieuses Othmen Batikh comme nouveau mufti de la République, il a jugé utile de mettre ce dossier à l’abri des tiraillements politiques.

Pour d’autres organisations comme l’Observatoire tunisien de l’Indépendance de la magistrature, le récent remaniement ministériel ne marque  pas un changement important poussant ainsi son président à  s’interroger sur son importance.

Via sa page facebook, Ahmed Rahmouni a considéré que ce remaniement vient, en premier lieu,  pourvoir aux postes vacants aux  ministères de la justice et  de la culture. Secundo, cette action vise à atténuer les tensions au sein des partis politiques et entre les composantes de la coalition au pouvoir en offrant les ministères des Affaires locales, de la Gouvernance ou même le poste du ministre chargé des Relations avec l’ARP à Nidaa Tounes alors que le portefeuille su Commerce a été attribué à un dirigeant de l’UPL et  la nomination de Nejmeddine Hamrouni comme  conseiller auprès de Habib Essid chargé de la veille et de la prospective qui, selon lui, vise à « satisfaire certaines parties ».

Qu’en est-il de la réaction de l’UGTT ? 

Pour la centrale syndicale,  la nouvelle composition du gouvernement repose sur la politique des quotas partisans aux dépens de la compétence.

« La nouvelle composition ne témoigne pas d’une réelle volonté de remédier aux défaillances constatées au niveau du rendement de certains ministres sortants, lit-on dans un communiqué publié par l’UGTT considérant que le remaniement a délibérément écarté les ministres ayant une approche réformiste et les a remplacés par des ministres n’ayant aucune relation avec la révolution.

D’après la même source, le chef du gouvernement n’a pas pris en considération le principe de concertation ni de consensus, que les différentes parties ont tenu à instaurer comme une tradition pour résoudre les problèmes et traiter les grands dossiers ».

La centrale a,  par ailleurs, appelé l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et les parties concernées à assumer leurs responsabilités pour rectifier «cette lacune» au service de l’intérêt du pays et des attentes du peuple dans les domaines de la sécurité, la liberté, le développement et la justice sociale.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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