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République arabe sahraouie démocratique

Le Maroc, qui vient à peine de retourner dans le bercail de l’Union africaine, après l’avoir déserté pendant 32 ans, à cause de l’admission de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), n’a pas l’intention de faire profil bas. Bon, on s’en doutait un peu, mais que le royaume montre des velléités d’en découvre avec la RASD une semaine après son retour est assez surprenant. Et inquiétant pour la stabilité de l’UA…

Le Maroc a dévoilé publiquement son intention de faire du lobbying au sein de l’organisation panafricaine pour fragiliser l’assise de la République sahraouie, en commençant par le priver de soutiens. Le ministre marocain délégué aux Affaires étrangères, Nasser Bourita, est venu déclarer devant la presse que son pays ne « reconnaîtra jamais » la RASD. Mieux : « Non seulement le Maroc ne reconnaît pas – et ne reconnaîtra jamais – cette entité fantoche mais il redoublera d’efforts pour que la petite minorité de pays, notamment africains, qui la reconnaissent encore, fassent évoluer leur position dans le sens de la légalité internationale et des réalités géopolitiques », a confié Bourita hier dimanche 5 février au portail d’informations Le Desk. Il a martelé : Le retour du Maroc au sein de l’UA « ne changera rien dans nos positions immuables concernant la marocanité du Sahara » occidental. Voilà pour les chefs d’Etat africains qui en doutaient : Le Maroc va faire du grabuge, au risque de fragiliser une union qui cherche encore son équilibre et doit faire face à l’énorme défi du développement du continent…

Le Maroc incommode ses “amis”

Le Maroc a été officiellement réintégré dans l’UA le lundi 30 janvier 2017, à Addis Abeba, en Ethiopie, lors du 28ème sommet des chefs d’État africains où 39 d’entre eux, sur 54, ont avalisé ce retour que beaucoup voient comme un facteur de consolidation de l’organisation, le Maroc étant un poids lourd économique et politique sur le continent. L’arrivée du Maroc a été émaillée par une forte agitation diplomatique, les pro-Polisario, notamment l’Algérie et l’Afrique du Sud, ayant tout fait pour bloquer la réintégration du royaume. Mais c’était sans compter sur les soutiens de poids du Maroc, dont le Sénégal, le Gabon, la Côte d’Ivoire, etc. La bronca du front de la RASD a été vite balayée. Mais il faut dire aussi que les “amis” de Rabat ont pensé qu’en l’adoubant, il se calmerait un peu sur le dossier de République sahraouie et s’accommoderait de la cohabitation au sein de l’UA. Et ce, d’autant plus que le Maroc n’avait pas fait de l’exclusion de la RASD la condition de son retour dans l’organisation panafricaine. Même le Polisario s’est mis à y croire, et a caressé le rêve d’une reconnaissance des frontières de la RASD. Donc les premiers à être surpris, et certainement terrifiés, par la récente posture du Maroc ça doit être les “amis” du royaume…

La reconnaissannce de la RASD, quelle reconnaissance!?

Pour le ministre marocain délégué aux Affaires étrangères, c’est « un non sens du point de vue du droit international et de la pratique des États » ; selon lui la reconnaissance d’une nation « est un acte libre, éminemment souverain » de la part d’un État.
« Le fait pour un État de siéger dans une enceinte internationale en présence d’une entité non reconnue, ne peut impliquer une reconnaissance par lui de cette entité », a-t-il ajouté, pour mieux doucher les espoirs des partisans de la coexistence pacifique avec la République sahraouie.
Pour bétonner son argumentaire, il convoque le cas israélien : « la majeure partie des pays arabes », ou encore l’Iran, qui siègent à l’ONU aux côtés d’Israël « ne reconnaissent pas » l’État hébreu. « Est-ce que l’Algérie reconnaît Israël du seul fait qu’elle siège à l’ONU à ses côtés ? » . L’Algérie, fidèle soutien de la RASD, appréciera la pique…
Une chose est sûre : Des jours difficiles attendent le nouveau président de l’UA, le Guinéen Alpha Condé, comme on l’avait prédit

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Selon l’agence turque Anadalou, le Maroc et neuf pays arabes dont l’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis se sont retirés du 4e sommet afro-arabe, prévu ces mercredi et jeudi, à Malabo, en Guinée équatoriale.

Le retrait du Maroc, de l’Arabie saoudite, du Qatar et des Émirats arabes unis du 4e sommet afro-arabe s’explique par la présence d’une délégation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), relève la même source.

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Personne ne le criera sur les toits, ces choses se passant, par définition, dans les coulisses, mais la présidence de l’Union africaine fait actuellement l’objet d’intenses négociations et manoeuvres diplomatiques. La bataille autour de la succession du Tchadien Idriss Déby Itno, dont le mandat expire en janvier 2017, est déjà lancée. Jusqu’à très récemment, c’est le Guinéen Alpha Condé qui était en pole position pour remplacer Déby, mais c’était sans compter sur l’activisme de l’Algérie…

Condé a grillé toutes ses chances du côté d’Alger en prenant fait et cause pour le Maroc au sujet de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), qui donne des boutons à Rabat mais qui est soutenue par l’Algérie. « Le Maroc ne peut conditionner son retour à l’UA à une suspension de la RASD », a tempêté Ramtane Lamamra, le ministre algérien des Affaires étrangères. Alger verrait bien sur le perchoir de l’UA le Nigérien Mahamadou Issoufou, qui a des positions moins tranchées sur l’épineux dossier de la RASD. Le duel à distance entre Alger et Rabat risque encore de faire des vagues et de bousculer un hémicycle d’habitude très apaisé, guindé et impassible

Si jamais la Guinée est évincée de la course à la présidence de l’UA, elle pourra toujours se rabattre sur le poste de commissaire aux Affaires politiques, pour lequel elle présente la candidature de Louncény Fall, ancien ministre des Affaires étrangères. Il devra croiser le fer avec Minata Samaté, ex-ministre burkinabè de la Coopération régionale.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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