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L’Américain John Nixon, ancien analyste de la CIA – jusqu’en 2014 – et spécialiste de l’Irak, a révélé des aspects méconnus de Saddam Hussein, dont la chute a provoqué les déflagrations que l’on sait, rapporte Jeune Afrique. Nixon est idéalement placé pour le faire car c’est lui qui avait la charge du débriefing de l’ex-dictateur de Bagdad après sa capture, le 13 décembre 2003.

L’ex-agent secret vient de publier ses Mémoires, intitulés “Debriefing the Président : The Interrogation of Saddam Hussein”, et le moins qu’on puisse dire est que son contenu est très étonnant et très édifiant à bien des égards. D’abord cet épisode très particulier de la vérification de l’identité du prisonnier, histoire de s’assurer qu’ils n’ont pas affaire à un de ses fameux sosies. Nixon y parvient grâce à un tatouage tribal sur la main droite et à la cicatrice causée par un impact de balle en 1959. Puis vient l’interrogatoire. Interminable : 27 heures pour que Saddam déballe tout.

Quand Georges W. Bush déclenche sa croisade qui allait bouleverser le monde, en mars 2003, l’ex-homme fort de l’Irak n’avait déjà, toujours selon Nixon, plus la main sur la direction des dossiers du pays. Il en avait confié la charge à son vice-président, Taha Yassin Ramadan, pour avoir les coudées franches dans son costume de romancier. En fait, il était en train de rédiger le deuxième tome de son roman, “Zabiba et le Roi”. D’ailleurs quand il décline son identité face à l’agent de la CIA, il se définit comme “président et écrivain”, et proteste parce qu’on lui a retiré son manuscrit et ses stylos, alors que les canons des chars américains sont à quelques mètres de lui !

Nixon le décrit comme un président complètement dans les vapes, un grand naïf, qui se demande, le plus sérieusement du monde, pourquoi Washington n’a pas fait de lui un allié dans leur lutte commune contre le péril islamiste, au lieu de s’échiner à inventer des théories fumeuses sur les armes de destruction massive. “Vous avez trouvé un traitre pour vous mener jusqu’à moi, mais pas un seul traitre pour vous révéler l’emplacement de ces armes !”, avait lancé Saddam en direction des nouveaux maitres de l’Irak. Puis il a ajouté ces mots qui détonnent des années après, qui ont maintenant un statut de prophétie, et le seront de plus en plus au fil du temps : “Vous allez échouer. Vous ne connaissez ni notre langue, ni notre histoire, et vous ne comprenez rien à l’esprit arabe. Vous allez découvrir à quel point il est difficile de gouverner l’Irak !” Il aurait pu ajouter : “et à quel point déstabiliser l’Irak peut mettre en péril la sécurité du monde entier”. Mais même s’il l’avait dit, ça serait tombé dans l’oreille de sourds, vu l’aveuglement qui présidait à l’époque aux destinées des USA, et de la planète entière…

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Le tonitruant candidat républicain Donald Trump, qui n’est pas à une frasque près, s’est encore fait remarquer en déclarant que les USA « n’auraient pas dû déstabiliser l’Irak ». Le milliardaire américain n’y est pas allé avec le dos de la cuillère en déclarant que l’ancien dictateur irakien, Saddam Hussein, a du mérite pour avoir liquidé des « terroristes ».

Trump a déclaré ceci devant un public acquis à sa cause hier mardi 05 juillet au soir à Raleigh, en Caroline du Nord (est) : Saddam Hussein « était un mauvais type, réellement mauvais. Mais savez-vous ce qu’il a fait de bien ? Il a tué des terroristes. Et il l’a bien fait ». Il  a ajouté, sans se démonter le moins du monde, que l’Irak est “devenu 13 ans après l’intervention américaine un repaire pour le groupe Etat islamique ». Il a poursuivi en ces termes : « On ne leur lisait pas leurs droits. On ne parlait pas. C’étaient des terroristes. On en finissait » avec eux. Selon lui l’Irak est devenu un « Harvard du terrorisme » (allusion à la prestigieuse université américaine).

Pour rappel, le candidat républicain n’avait pas été très emballé au départ par l’action militaire américaine en Irak. Par la suite il s’y était même franchement opposé. Par ailleurs Trump n’en est pas à ses premiers éloges à l’endroit fes leaders peu recommandables du Moyen Orient…

Mme Clinton condamne, mais Trump a fait mouche

L’équipe de campagne de son adversaire, la démocrate Hillary Clinton, s’est émue de ces déclarations, qualifiées de soutien au dictateur, évincé en 2003 puis condamné à la pendaison en 2006 pour des atrocités contre sa population, notamment le massacre d’à peu près 150 chiites deux décennies plus tôt. « Ce soir Trump a une nouvelle fois loué Saddam Hussein comme un grand tueur de terroristes, relevant pour l’approuver qu’il ne se donnait même pas la peine de signifier ses droits à quiconque. En réalité, le régime de Saddam Hussein était un soutien du terrorisme », a dit dans un communiqué un conseiller de Mme Clinton, Jake Sullivan.

Les propos de Trump interviennent au moment où la presse est agitée par les conclusions du rapport Chilcot, qui pointent du doigt le Premier ministre britannique de l’époque, Tony Blair, qui a suivi tête baissée le président américain va-t-en guerre Georges Bush. Pas de doute, Trump sait faire feu de tout bois, pas toujours pour le meilleur d’ailleurs. Mais pour lui toutes les occasions sont bonnes pour attirer les projecteurs, sa seule chance peut-être de rattraper son retard dans les intentions de vote face à Hillary…

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«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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