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Des sociétés pétrolières installées à Tataouine ont annoncé, lundi 10 juillet 2017, l’ouverture de concours pour le recrutement de nouveaux agents et cadres. Cette initiative intervient dans le cadre de la mise en œuvre des décisions prises par le gouvernement le 15 juin dernier et qui ont met un terme au sit-in d’El Kamour.

Parmi ces entreprises, la société Italo-Tunisienne d’Exploitation Pétrolière (SITEP) qui projette de recruter 70 personnes, la société de Développement d’Exploitation du Permis du Sud (SODEPS) qui se propose d’intégrer 10 individus (ouvriers et cadres) ainsi que l’Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières (ETAP) qui compte embaucher 20 personnes. Le dernier délai de dépôt des candidatures est fixé au 21 juillet 2017.

Les 100 nouveaux emplois créés constituent le premier lot du programme de recrutement de 500 personnes par les sociétés pétrolières à Tataouine avant la fin de 2017.

Dans un communiqué publié, mardi 11 juillet 2017, l’Union Régionale de Travail (URT) à Tataouine s’est dit très étonnée des conditions de candidature exigées par certaines sociétés dont l’expérience professionnelle alors que la majorité des diplômés dans la région sont en chômage depuis de longues années.

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Ce qui continue de se passer à Tataouine tourne à un gâchis incommensurable qui ne profite ni aux sit-inneurs d’El-Kamour, ni aux pouvoirs publics, ni encore et de toute évidence aux compagnies pétrolières.

Dans une déclaration à Africanmanager, le président-directeur-général de l’ETAP, Moncef Mattousi a annoncé que 33% des puits du champ pétrolier d’El-Borma dans le gouvernorat de Tataouine sont menacés d’arrêt total. Il expliqué cette dévastatrice perspective par la poursuite des mouvements sociaux qui pourrait, a-t-il averti, entraîner la cessation complète de la production.

Le champ d’El-Borma, le plus ancien et le plus important en Tunisie exploité par la compagnie tuniso-italienne SITEP comprend 52 puits développant une capacité de production de 5500 barils équivalents pétrole. Le Pdg de l’ETAP jugé « préoccupante » la situation, car l’arrêt de la production va engendrer des répercussions très négatives, citant notamment le fait que la remise en exploitation des puits requiert d’énormes investissements variant entre 2 et 3 millions de dinars par puits. Les mouvements de protestation n’étant pas allés sans actes de vandalisme, ceux ayant touché le pipeline de Tataouine ont coûté aux opérateurs entre 2.000 et 5.000 barils de pétrole qui ont été déversés dans le Sahara, sans parler des dégâts environnementaux dans cette région écologiquement fragile.

« L’arrêt de la production dans les gouvernorats de Tataouine et Kébili a des conséquences directes sur l’économie nationale et contribue à l’aggravation du déficit commercial », a mis en garde le ministère de l’Energie dans un communiqué, ajoutant que le secteur des carburants était « dans une situation critique ». Selon la ministre Hela Cheikhrouhou, le manque à gagner engendré par l’arrêt de la production est de 24 millions de dinars par semaine. Des emplois pourraient être menacés si la crise se poursuit et le prix du carburant pourrait, lui, augmenter, a-t-elle ajouté, sachant que d’après les chiffres officiels, la production de pétrole à Tataouine et Kébili représente environ 46% de la production nationale et 27% de celle du gaz.

Inaction et impuissance !

Une situation que le gouvernement voit dégénérer sous ses yeux sans pouvoir faire quoi que ce soit pour trancher le nœud gordien et dessiner une nouvelle perspective à un conflit qui a duré plus que de raison. Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, en convient. Et il l’a dit dimanche dans une interview au quotidien Assabah, en rappelant qu’il s’était rendu personnellement à Tataouine pour proposer des solutions pour le développement sous la forme de 64 mesures. « La situation ne pourra pas se poursuivre indéfiniment, l’arrêt de la production non plus », a-t-il prévenu, ajoutant que, ce faisant, les accords et conclus et les mesures annoncées seront remis en cause, car les engagements des compagnies pétrolières sont tributaires de la reprise de la production.

Autant se convaincre que les sit-inneurs ont tenu parole, eux qui affirmaient dès l’abord, en chemin et à ce jour, que seule une satisfaction totale de leurs revendications mettra fin à leur mouvement. Et manifestement, ce ne devrait pas être le cas, du moins dans l’immédiat, le gouvernement étant absorbé par sa campagne contre la corruption, et les sit-inneurs pensant qu’ils ne perdent rien à attendre. Même les menaces de les traîner en justice ne semblent pas impressionner les campeurs d’El-Kamour, malgré les déclarations de la ministre de l’Energie et des mines affirmant que le gouvernement tunisien prépare des poursuites judiciaires contre les manifestants bloquant la production pétrolière dans le sud du pays. « Aucune loi, aucune Constitution au monde ne peut protéger les agresseurs », a-t-elle martelé dans une sérieuse mise en garde au lendemain de la publication de chiffres sur les pertes colossales engendrées par les mouvements sociaux. Ceux qui coupent les routes et bloquent la production « se doivent d’assumer les conséquences de leurs actes », a-t-elle averti, précisant que « les photos et les vidéos dont ils s’enorgueillissent sur Facebook les condamnent ».

La ministre a rappelé que les manifestants, qui demandent la nationalisation du secteur, rejettent, jusque-là, toutes les initiatives, ce qui menace l’avenir de 1.700 employés et pèse sur les intentions d’investissement. L’arrêt du pompage pourrait engendrer des hausses des prix des hydrocarbures, alors que le dinar est à un plus bas jamais atteint face à l’euro et au dollar, avait averti le ministre de l’Emploi Imed Hammami, chargé des négociations avec les protestataires d’El Kamour à Tataouine.

 

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Les grèves prévues pour le 30 Juin courant, les 1er et 2 Juillet prochain par la SITEP, une société pétrolière sise à El Borma, a été annulée, rapporte Mosaïque fm.

Cette décision intervient suite à la satisfaction des demandes des employés relatives à la révision des primes, notamment celle du désert, du transport, a ajouté la même source.

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