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Très souvent ceinte de lauriers, l’Armée nationale tunisienne vient de célébrer le 61ème anniversaire de sa création, et pas uniquement en paradant. Ses états de services vont de la défense du territoire, sa vocation principale, à la contribution à l’effort de développement, en passant par, le cas échéant, des missions de sauvegarde de la sécurité. Cet office qu’elle a toujours rempli dûment et efficacement, lui vaut le respect unanime des Tunisiens et la considération du monde chaque fois qu’elle a été appelée à des missions de paix à l’étranger à la demande des Nations-Unies.

A ces missions, il s’en est ajouté une autre, celle de protéger les ressources principales du pays, note le magazine Jeune Afrique dans un article intitulé : «  Comment l’armée est en train de changer », rappelant la décision annoncée par le e président de la République et commandant en chef des forces armées, Béji Caïd Essebsi, dans son discours du 10 mai 2017 de confier à l’Armée la charge de sécuriser les sites d’exploitation des ressources principales du pays, dont les hydrocarbures.

Il n’en demeure pas moins que «  les interventions et opérations de l’armée, pour efficaces qu’elles furent, ont aussi mis au jour ses carences, notamment en matière d’équipements, de renseignements et de formation », souligne J.A. qui précise que cela a contraint les différents gouvernements, depuis 2011, à revoir à la hausse le budget qui lui était alloué : de 760 millions de dinars en 2010, il est passé à 2 milliards en 2017 (d’environ 400 millions d’euros à plus de 800 millions). Une augmentation significative, mais en deçà des montants destinés à des ministères tels que ceux de l’Intérieur et de l’Éducation. Au demeurant, l’État a cependant consenti un effort important en destinant 25 % de finances publiques à l’équipement. Entre 2011 et 2015, le pourcentage des dépenses militaires par rapport au PIB a en effet augmenté de presque 50 %.

Une guerre asymétrique appelée à durer

Jeune Afrique fait remarquer que la Tunisie, désignée en 2015 par Washington comme un « allié majeur non membre de l’Otan », statut qui permet une coopération militaire renforcée, est devenue un marché, bien qu’étroit, pour l’industrie de l’armement, essentiellement américaine, et un important récipiendaire de l’aide internationale. « Aujourd’hui, les militaires ont commencé à s’adapter sur le plan stratégique et logistique. Ils ont compris qu’ils étaient confrontés à une guerre asymétrique appelée à durer ». Et dès 2014, les autorités ont engagé une modernisation de l’armée avec la remise en état de 12 chasseurs-bombardiers F-5E et F-5F Tiger, l’achat de drones à même de survoler les zones de combat et d’avions de transport de type Hercules, ainsi que de 100 véhicules de transport Kirpi de fabrication turque en remplacement des chars M60, peu maniables.

«  Nous avons intégré le fait que la guerre est désormais technologique », précise Belhassen Oueslati, porte-parole du ministère de la Défense, qui reconnaît que la mise en place d’un système de surveillance électronique de la frontière avec la Libye à partir de 2018 soulagera le contingent déployé dans l’espace saharien.

Jusqu’en 2015, entre les prêts et les dons, l’armée a bénéficié d’une aide globale de 160 millions de dollars émanant des États-Unis et de pays européens sous forme d’équipements d’urgence – dont du matériel de détection d’engins explosifs – et de cycles de formation, ainsi que d’une assistance médicale aux soldats blessés.

Transition ver une armée de métier

Formée de professionnels et de conscrits, la grande muette, seul corps auquel l’ARP n’a pas demandé de comptes, devrait, à moyen terme, franchir une étape pour devenir une armée de métier, selon des experts auprès du chef du gouvernement, cités par Jeune Afrique. Mais, pour l’instant, priorité est donnée à la mise à niveau de ses effectifs et du dispositif du renseignement. Avec un focus sur les forces spéciales et le renseignement dans le contre-terrorisme, la France, tous domaines de coopération confondus, a mobilisé 20 millions d’euros pour 2016 et 2017. Disposer de moyens et d’hommes est important, mais l’armée n’en doit pas moins accomplir une indispensable transition, laquelle demeure tributaire d’une volonté politique quelque peu récalcitrante.

Pourtant, selon un sondage du think tank Jossour réalisé en mai, 88 % des Tunisiens estiment que l’armée se désintéresse du pouvoir. À telle enseigne que la loi électorale accorde désormais aux militaires et aux forces de l’ordre le droit de vote, mais uniquement aux scrutins locaux, comme les prochaines municipales, prévues en décembre 2017. Une nouveauté qui a suscité de nombreuses polémiques au sein de l’ARP en mars.

Pour les uns, cette mesure risque d’inciter les militaires à s’intéresser de près au monde politique et serait contraire à l’exigence constitutionnelle de neutralité totale des institutions. Pour d’autres, elle permet aux militaires d’être des citoyens à part entière. « L’ARP a posé un acte symbolique. En réalité, nous avons, en tant qu’individus, nos opinions, mais nous n’avons aucun poids réel pour influer sur un vote quel qu’il soit. L’essentiel est notre loyauté envers le pays, elle lui est acquise. Là est notre citoyenneté », assure un officier de l’hôpital militaire de Tunis cité par J.A.

 

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Les forces irakiennes ont repris au groupe Daech  la majorité de Fallouja et les djihadistes ne contrôlent plus qu’une “petite part” de la ville, a affirmé vendredi le Premier ministre irakien Haider al-Abadi.

“Nous vous avons promis la libération de Fallouja et nous avons repris (la ville). Nos forces de sécurité contrôlent la cité à l’exception d’une petite part qui doit encore être sécurisée dans les prochaines heures”, a-t-il déclaré lors d’une brève déclaration à la télévision publique irakienne.

Plus tôt dans la journée, des commandants irakiens avaient annoncé avoir repris à Daech  le principal QG du gouvernement, au centre de Fallouja, sur lequel ils ont hissé le drapeau national. Dans leur avancée vers le centre de cet important fief djihadiste situé à 50 km à l’ouest de Bagdad, les forces d’élite du contre-terrorisme (CTS) et les autres unités militaires ont fait face à une résistance limitée des djihadistes qui se sont redéployés vers l’ouest de la cité.

Depuis le lancement le 23 mai de l’offensive pour reprendre Fallouja avec le soutien aérien crucial de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, soldats, policiers et miliciens irakiens avaient réussi à encercler la ville et à reconquérir les quartiers périphériques. Mais ils avançaient prudemment en direction du centre-ville en raison des engins explosifs placés par D&aech et des craintes pour les milliers de civils bloqués avec les jihadistes dans la zone. “Les unités du CTS et les forces d’intervention rapide ont repris le QG gouvernemental dans le centre de Fallouja”, a déclaré le général Abdelwahab al-Saadi, le commandant de l’offensive.

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Le centre des expériences et des techniques de construction affilié au ministère de l’Équipement, de l’Habitat et de l’Aménagement des territoires annonce l’ouverture d’un concours externe pour le recrutement de 33 techniciens et 27 premiers ingénieurs, indique un communiqué.

Les candidatures devraient parvenir au siège du centre de l’expérience avant le 30 avril prochain. La date du concours aura lieu le 30 mai et les jours qui suivent.

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