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Le classement de la Tunisie en matière de transparence budgétaire suscite encore la polémique. L’enquête sur le budget ouvert 2012 établie par l’«International Budget Partnership » (IBP) octroi à la Tunisie un score de 11 points sur 100. Notre pays figure ainsi au 85ème rang (sur 100 pays) à l’indice sur le budget ouvert ...

Le classement de la Tunisie en matière de transparence budgétaire suscite encore la polémique. L’enquête sur le budget ouvert 2012 établie par l’«International Budget Partnership » (IBP) octroi à la Tunisie un score de 11 points sur 100. Notre pays figure ainsi au 85ème rang (sur 100 pays) à l’indice sur le budget ouvert.

Cette enquête qui évalue si le gouvernement accorde au public l’accès à l’information sur le budget et les opportunités de participation dans le processus budgétaire au niveau national, a mis en évidence le peu de transparence qui prévaut, en Tunisie, concernant la gestion des fonds publics.

Depuis la publication de ce classement, des efforts ont été déployés ayant abouti à la publication du projet du budget de l’Etat 2014 récemment approuvé par le conseil ministériel.

Le projet du budget 2014 en deçà des standards internationaux

Néanmoins, ledit projet de budget reste en deçà des standards internationaux, il est très peu détaillé et beaucoup d’informations manquent à l’appel. Beaucoup d’efforts restent à faire afin d’améliorer l’accès du public à l’information budgétaire.

Le défi est considérable pour la Tunisie, peu de documents relatifs au budget sont publiés. Aussi, le budget citoyen n’a pas encore vu le jour malgré la publication du projet de budget de l’Etat 2014.

Cela prouve la défaillance des mécanismes nécessaires à l’accomplissement de cette mission ainsi que la faible contribution de la société civile dans ce processus.

Partant de ce constat, Hajer Trabelsi, membre d’OpenGov, en évoquant l’approche participative qui doit être adoptée dans l’élaboration et la mise en œuvre du budget de l’Etat, met l’accent sur le rôle primordial de la société civile qui doit intervenir dans le processus de préparation, d’adoption et de contrôle du budget. « Je pense qu’il faut avoir une volonté politique forte pour pouvoir relever ce défi de taille », nous répond Hajer précisant que les efforts se poursuivent actuellement pour faire face à la situation qui prévaut.

D’après elle, les différentes composantes de la société civile devraient exercer tout au long du cycle budgétaire, une vigilance accrue et continue afin d’assurer droit à l’information budgétaire et l’analyse rigoureuse et responsable de celle-ci. « En s’engageant dans ce processus, la société civile peut articuler les priorités des citoyens ce qui peut contribuer à des meilleurs choix politiques » explique-t-elle.

Elle ajouté que « cette démarche aidera à faciliter la participation citoyenne en présentant l’information budgétaire dans un format plus facilement compréhensible et en permettant sa diffusion aux citoyens tout en complétant la capacité du gouvernement et du parlement en matière budgétaire en fournissant des analyses techniques impartiales ».

La participation à un audit est une condition sine qua none pour consacrer la transparence budgétaire

Outre le renforcement de la participation de la société civile, Hajer Trabelsi exige une meilleure participation à l’audit. «Nous devons évoluer d’un contrôle des dépenses publiques au contrôle de la gestion de ces dépenses », dit-elle.

Elle attire également l’attention sur l’absence d’informations au niveau des états financiers, le bilan et les actifs de l’Etat, s’interrogeant ainsi sur la capacité du responsable gouvernemental à prendre des décisions pertinentes dans un contexte qui souffre encore d’une pénurie d’informations précises et fiables.

Wiem Thebti

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Le classement de la Tunisie en matière de transparence budgétaire suscite encore la polémique. L’enquête sur le budget ouvert 2012 établie par l’«International Budget Partnership » (IBP) octroi à la Tunisie un score de 11 points sur 100. Notre pays figure ainsi au 85ème rang (sur 100 pays) à l’indice sur le budget ouvert ...

Le classement de la Tunisie en matière de transparence budgétaire suscite encore la polémique. L’enquête sur le budget ouvert 2012 établie par l’«International Budget Partnership » (IBP) octroi à la Tunisie un score de 11 points sur 100. Notre pays figure ainsi au 85ème rang (sur 100 pays) à l’indice sur le budget ouvert.

Cette enquête qui évalue si le gouvernement accorde au public l’accès à l’information sur le budget et les opportunités de participation dans le processus budgétaire au niveau national, a mis en évidence le peu de transparence qui prévaut, en Tunisie, concernant la gestion des fonds publics.

Depuis la publication de ce classement, des efforts ont été déployés ayant abouti à la publication du projet du budget de l’Etat 2014 récemment approuvé par le conseil ministériel.

Le projet du budget 2014 en deçà des standards internationaux

Néanmoins, ledit projet de budget reste en deçà des standards internationaux, il est très peu détaillé et beaucoup d’informations manquent à l’appel. Beaucoup d’efforts restent à faire afin d’améliorer l’accès du public à l’information budgétaire.

Le défi est considérable pour la Tunisie, peu de documents relatifs au budget sont publiés. Aussi, le budget citoyen n’a pas encore vu le jour malgré la publication du projet de budget de l’Etat 2014.

Cela prouve la défaillance des mécanismes nécessaires à l’accomplissement de cette mission ainsi que la faible contribution de la société civile dans ce processus.

Partant de ce constat, Hajer Trabelsi, membre d’OpenGov, en évoquant l’approche participative qui doit être adoptée dans l’élaboration et la mise en œuvre du budget de l’Etat, met l’accent sur le rôle primordial de la société civile qui doit intervenir dans le processus de préparation, d’adoption et de contrôle du budget. « Je pense qu’il faut avoir une volonté politique forte pour pouvoir relever ce défi de taille », nous répond Hajer précisant que les efforts se poursuivent actuellement pour faire face à la situation qui prévaut.

D’après elle, les différentes composantes de la société civile devraient exercer tout au long du cycle budgétaire, une vigilance accrue et continue afin d’assurer droit à l’information budgétaire et l’analyse rigoureuse et responsable de celle-ci. « En s’engageant dans ce processus, la société civile peut articuler les priorités des citoyens ce qui peut contribuer à des meilleurs choix politiques » explique-t-elle.

Elle ajouté que « cette démarche aidera à faciliter la participation citoyenne en présentant l’information budgétaire dans un format plus facilement compréhensible et en permettant sa diffusion aux citoyens tout en complétant la capacité du gouvernement et du parlement en matière budgétaire en fournissant des analyses techniques impartiales ».

La participation à un audit est une condition sine qua none pour consacrer la transparence budgétaire

Outre le renforcement de la participation de la société civile, Hajer Trabelsi exige une meilleure participation à l’audit. «Nous devons évoluer d’un contrôle des dépenses publiques au contrôle de la gestion de ces dépenses », dit-elle.

Elle attire également l’attention sur l’absence d’informations au niveau des états financiers, le bilan et les actifs de l’Etat, s’interrogeant ainsi sur la capacité du responsable gouvernemental à prendre des décisions pertinentes dans un contexte qui souffre encore d’une pénurie d’informations précises et fiables.

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