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Les Chinois ne badinent pas avec un tas de choses : Le vol, la corruption, le trafic de drogue… et depuis peu la tricherie au baccalauréat. En automne dernier, les autorités ont fait voter une loi qui classe la tricherie au bac dans la case crime. Carrément. Avec, bien entendu la sanction qui va avec : 7 ans de prison pour les candidats pris la main dans le sac. Et oui, ils sont comme ça les Chinois, pas de quartier pour les fraudeurs, même les plus jeunes.

Le dispositif a été mis en branle hier mardi 7 juin 2016 ; pas moins de 768 policiers ont été dépêchés sur les 96 centres d’examen du pays pour garder un oeil sur les candidats, rapporte LeFigaro.fr. «Ne croyez pas les groupes ou individus offrant de fausses aides à l’examen, vous serez piégé et vous risquerez de le regretter toute votre vie», a averti le ministère de l’Education dans un communiqué de presse volontairement alarmant, repris par le New York Times .

A enjeu exceptionnel

En Chine, le “gaokao” – le bac – a des enjeux bien plus importants que partout ailleurs dans le monde. En effet ce sont les résultats obtenus à ce concours qui permettent de faire le tri entre les neuf millions de candidats, et de les ventiler dans les universités, des plus cotées aux moins prestigieuses. Une affaire de la plus haute importance car elle détermine la trajectoire professionnelle. Si vous avez fait votre cursus dans une bonne université, c’est la garantie d’un bon job, grassement payé ; si vous avez la malchance d’atterrir dans une université mal lotie, non seulement vous portez atteinte à l’honneur de votre famille – et là-bas c’est bigrement important -, mais en plus vous avez toutes les chances de décrocher un emploi subalterne et de ne jamais en sortir.

Les jeunes Chinois, vous l’imaginez bien, ne raffolent pas tous de cette loi. «C’est tout simplement beaucoup trop sévère», a confié au New York Times Wang Yiran, un étudiant en première année à l’université Yangtze, dans le centre du pays. «À cause de la sévérité de la peine, personne n’osera plus dénoncer les tricheries», par crainte d’envoyer un candidat derrière les barreaux. Bella Hou, une étudiante de 19 ans à l’Institut de Technologie de Pékin, n’est pas du tout de cet avis, d’après elle «il est vraiment nécessaire d’éliminer la tricherie car celle-ci affecte tout le monde».

Même son de cloche du côté de Global Times, un journal nationaliste chinois , selon lui cette loi est s’impose pour faire régner la «justice sociale» dans la société chinoise, étant donné que le gaokao peut fonctionner comme un «ascenseur social» pour les familles les plus démunies.

Un drone pour choper les tricheurs !

Le gaokao a atteint de telles proportions en Chine qu’elle a donné naissance à un vrai business de la fraude, alimenté par des parents prêts à tout pour faire réussir leurs enfants. Certaines entreprises se font payer juste pour filer discrètement aux candidats les bonnes réponses. D’autres familles, plus aisées, n’hésitent pas à décaisser de grosses sommes pour soudoyer des dirigeants locaux afin d’avoir accès aux copies, les vérifier avant qu’elles ne passent à la correction.

Pour combattre ce fléau, des provinces sont allées jusqu’à installer des «lecteurs d’empreintes digitales» dans les centres d’examen et bannir les soutiens-gorge à armature en métal, auxquels on prête la propriété d’être des systèmes de transmission efficaces. L’an dernier, les autorités de la ville de Luoyang ont fait encore plus fort – ou plus fou, c’est selon – en faisant usage d’un drone pour identifier les fraudeurs transmettant les réponses à l’aide de radios.

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