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Pour sa première méga conférence de presse depuis son accession voici 100 jours à la Primature

Pour sa première méga conférence de presse depuis son accession voici 100 jours à la Primature, le chef du gouvernement, Mehdi Jomaâ, s’est montré rassurant tout en mettant l’accent sur la gravité des défis qui restent à relever et en demandant aux Tunisiens de se mettre au travail et de retrousser les manches.

Mais, notons tout d’abord l’affirmation de Mehdi Jomaâ qu’il n’a pas exprimé le désir de se maintenir à la tête du gouvernement après les élections et qu’il n’ya pas de contacts à ce sujet, affirmant que sa reconduction à la Kasbah n’est pas à l’ordre du jour.

Cela dit, le chef du gouvernement a annoncé, dans une déclaration liminaire, la décision de créer un pôle antiterrorisme qui aura à se pencher sur ce phénomène en termes d’intervention, de sécurité, d’investigation et de renseignements. Le cadre juridique régissant ce pôle sera prêt d’ici fin 2014.

Jomâa a, en outre, réitéré la position du gouvernement à propos de l’enlèvement de l’employé à l’ambassade de Tunisie à Tripoli en Libye, Mohamed Ben Cheikh et du diplomate Laroussi Kantassi, affirmant qu’il ne cèdera pas au chantage. Des efforts quotidiens sont déployés auprès des autorités libyennes pour garantir leur retour en sécurité au pays, a-t-il assuré.

Le chef du gouvernement a aussi fait état de la réduction de 20% des chargés de mission dans les cabinets ministériels et les entreprises publiques ainsi que du mouvement dans le corps des gouverneurs. Il a annoncé qu’un mouvement dans le corps des premiers délégués et secrétaires généraux des gouvernorats sera annoncé jeudi. Un mouvement sera annoncé prochainement intéressant 120 délégués, a-t-il encore dit.

Le chef du gouvernement a, d’autre part, affirmé que le redressement de la Tunisie ne pourra se faire qu’à la condition que l’Etat récupère pleinement son autorité et son prestige, et que la productivité des Tunisiens remonte pour permettre à l’économie de reprendre vigueur, lançant à cet égard un appel pressant aux Tunisiens de se remettre au travail.

Abordant le volet économique, Mehdi Jomâa a annoncé un taux de croissance de 2,8 % pour l’année 2014, précisant qu’un des objectifs du gouvernement consiste à réduire de 1,5 milliard de dinars le budget 2014 de l’Etat. Il a dit tabler pour 2014 des performances du secteur du tourisme meilleures qu’en 2010.

Toutefois, il a fait état de 3 milliards de dinars de pertes du secteur des phosphates en 2014, assurant qu’il ne saurait désormais y avoir de la complaisance face à la situation d’un secteur aussi névralgique en termes de ressources de l’Etat.

« La révolution a l’Etat pour la protéger », a déclaré le chef du gouvernement annonçant que des procédures indispensables ont été mises en route concernant les ligues de protection de la révolution et que la justice statuera sur le cas le 26 de ce mois. Il a aussi affirmé que la loi sera appliquée à quiconque y contre viendrait.

Concernant l’épineux problème de la compensation Le chef du gouvernement a annoncé que la compensation sera désormais dispensée de façon directe pour bénéficier à ceux qui en ont besoin, c’est-à-dire les couches défavorisées, et ce par l’adoption d’un identifiant unique leur permettant d’y accéder.

De même, une nouvelle technique a été adoptée pour mieux cibler et faire le suivi des subventions.

Pour ce qui est des entreprises publiques, il a affirmé qu’il n’est pas dans les projets du gouvernement de privatiser les entreprises publiques qui font face à des difficultés financières et à des déficits, ajoutant que le mot d’ordre à cet égard est la réforme.

Il a précisé à ce sujet que les 27 entreprises publiques souffrent d’un déficit de l’ordre de 3 milliards de dinars.

S’agissant des hommes d’affaires interdits de voyage, le chef du gouvernement a indique que leur nombre est actuellement de moins de 50. Il a ajouté que le gouvernement n’est pas habilité à s’ingérer dans les affaires de la justice en vertu du principe de la séparation des pouvoirs. Il n’en a pas moins indiqué que des mesures seront prises très prochainement aux fins de mettre en place des mécanismes de réconciliation, à charge pour la justice de trancher les affaires qui sont de son ressort.

Le chef du gouvernement a souligné que les hommes d’affaires représentent une énergie de grande envergure déterminante pour l’investissement et la croissance.

Au sujet des nominations à la tête des médias publics, notamment la Radio et la Télévision, Mehdi Jomaâ a indiqué que des concertations ont été engagées à ce sujet entre le gouvernement et la HAICA, ajoutant que l’examen des candidatures demande beaucoup de temps.

Il a précisé qu’un second tour n’a pas abouti à des résultats et que le gouvernement a présenté de nouvelles candidatures qui attendent la réponse de la HAICA pour achever le processus d’examen des candidatures et celui des nominations, affirmant que le gouvernement n’a nullement l’intention de s’ingérer dans le secteur de l’information ni d’y toucher.

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Pour sa première méga conférence de presse depuis son accession voici 100 jours à la Primature

Pour sa première méga conférence de presse depuis son accession voici 100 jours à la Primature, le chef du gouvernement, Mehdi Jomaâ, s’est montré rassurant tout en mettant l’accent sur la gravité des défis qui restent à relever et en demandant aux Tunisiens de se mettre au travail et de retrousser les manches.

Mais, notons tout d’abord l’affirmation de Mehdi Jomaâ qu’il n’a pas exprimé le désir de se maintenir à la tête du gouvernement après les élections et qu’il n’ya pas de contacts à ce sujet, affirmant que sa reconduction à la Kasbah n’est pas à l’ordre du jour.

Cela dit, le chef du gouvernement a annoncé, dans une déclaration liminaire, la décision de créer un pôle antiterrorisme qui aura à se pencher sur ce phénomène en termes d’intervention, de sécurité, d’investigation et de renseignements. Le cadre juridique régissant ce pôle sera prêt d’ici fin 2014.

Jomâa a, en outre, réitéré la position du gouvernement à propos de l’enlèvement de l’employé à l’ambassade de Tunisie à Tripoli en Libye, Mohamed Ben Cheikh et du diplomate Laroussi Kantassi, affirmant qu’il ne cèdera pas au chantage. Des efforts quotidiens sont déployés auprès des autorités libyennes pour garantir leur retour en sécurité au pays, a-t-il assuré.

Le chef du gouvernement a aussi fait état de la réduction de 20% des chargés de mission dans les cabinets ministériels et les entreprises publiques ainsi que du mouvement dans le corps des gouverneurs. Il a annoncé qu’un mouvement dans le corps des premiers délégués et secrétaires généraux des gouvernorats sera annoncé jeudi. Un mouvement sera annoncé prochainement intéressant 120 délégués, a-t-il encore dit.

Le chef du gouvernement a, d’autre part, affirmé que le redressement de la Tunisie ne pourra se faire qu’à la condition que l’Etat récupère pleinement son autorité et son prestige, et que la productivité des Tunisiens remonte pour permettre à l’économie de reprendre vigueur, lançant à cet égard un appel pressant aux Tunisiens de se remettre au travail.

Abordant le volet économique, Mehdi Jomâa a annoncé un taux de croissance de 2,8 % pour l’année 2014, précisant qu’un des objectifs du gouvernement consiste à réduire de 1,5 milliard de dinars le budget 2014 de l’Etat. Il a dit tabler pour 2014 des performances du secteur du tourisme meilleures qu’en 2010.

Toutefois, il a fait état de 3 milliards de dinars de pertes du secteur des phosphates en 2014, assurant qu’il ne saurait désormais y avoir de la complaisance face à la situation d’un secteur aussi névralgique en termes de ressources de l’Etat.

« La révolution a l’Etat pour la protéger », a déclaré le chef du gouvernement annonçant que des procédures indispensables ont été mises en route concernant les ligues de protection de la révolution et que la justice statuera sur le cas le 26 de ce mois. Il a aussi affirmé que la loi sera appliquée à quiconque y contre viendrait.

Concernant l’épineux problème de la compensation Le chef du gouvernement a annoncé que la compensation sera désormais dispensée de façon directe pour bénéficier à ceux qui en ont besoin, c’est-à-dire les couches défavorisées, et ce par l’adoption d’un identifiant unique leur permettant d’y accéder.

De même, une nouvelle technique a été adoptée pour mieux cibler et faire le suivi des subventions.

Pour ce qui est des entreprises publiques, il a affirmé qu’il n’est pas dans les projets du gouvernement de privatiser les entreprises publiques qui font face à des difficultés financières et à des déficits, ajoutant que le mot d’ordre à cet égard est la réforme.

Il a précisé à ce sujet que les 27 entreprises publiques souffrent d’un déficit de l’ordre de 3 milliards de dinars.

S’agissant des hommes d’affaires interdits de voyage, le chef du gouvernement a indique que leur nombre est actuellement de moins de 50. Il a ajouté que le gouvernement n’est pas habilité à s’ingérer dans les affaires de la justice en vertu du principe de la séparation des pouvoirs. Il n’en a pas moins indiqué que des mesures seront prises très prochainement aux fins de mettre en place des mécanismes de réconciliation, à charge pour la justice de trancher les affaires qui sont de son ressort.

Le chef du gouvernement a souligné que les hommes d’affaires représentent une énergie de grande envergure déterminante pour l’investissement et la croissance.

Au sujet des nominations à la tête des médias publics, notamment la Radio et la Télévision, Mehdi Jomaâ a indiqué que des concertations ont été engagées à ce sujet entre le gouvernement et la HAICA, ajoutant que l’examen des candidatures demande beaucoup de temps.

Il a précisé qu’un second tour n’a pas abouti à des résultats et que le gouvernement a présenté de nouvelles candidatures qui attendent la réponse de la HAICA pour achever le processus d’examen des candidatures et celui des nominations, affirmant que le gouvernement n’a nullement l’intention de s’ingérer dans le secteur de l’information ni d’y toucher.

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Selon le baromètre politique SIGMA du mois de décembre 2013

Selon le baromètre politique SIGMA du mois de décembre 2013, les principales formations politiques en Tunisie perdent du terrain en termes d’intentions de vote. Nida Tounes (20.7%) perd 1 point sur le corps électoral et 2.5% sur les voix exprimées (40.0%), Ennahdha (14.8%) en perd autant aussi sur le corps électoral et 2.8% sur les voix exprimées (28.6%) et enfin Ajjabha Achaabia (3.3%) perd 2.7 points sur le corps électoral et 5.6% sur les voix exprimées (6.3%).

Ces formations sont suivies en termes d’intentions de vote par Al Joumhouri (4.5% des voix exprimées), Al Moôtamar avec 3.4%, Al Moubadara avec 2.8%, Al Mahabba avec 2.4%, Ettakatol avec 1.6% et enfin le mouvement Wafa avec 1.4% des voix exprimées, pour les 9 premiers partis cités spontanément par les 1003 Tunisiens interrogés via le call center SIGMA et sélectionnés selon la méthode des quotas sur le lieu d’habitation (24 gouvernorats), la tranche d’âge, le sexe et la catégorie socioprofessionnelle, les 17 et 18 décembre 2013. Les voix non exprimées représentent 48.1% contre 49.6% en octobre 2013, relève sigma.

En ce qui concerne les élections présidentielles, Béji Caïd Essebsi demeure en tête par rapport à la vague d’octobre 2013, avec 12.2% sur le corps électoral (-7%) et 34.6% des voix exprimées contre 45.3%, en octobre 2013. Il est suivi de Marzouki, stable, avec 2.5% du corps électoral et 7.1% des voix exprimées. Hamma Hammami en baisse de 2.6 sur le corps électoral en trois mois où il passe de 4 à 2.4% (de 9.5 à 6.9% des voix exprimées).

Hammadi Jébali reste stable avec 2.3% (6.6% des voix exprimées), devant Kamel Morjane (2.0%) qui remonte d’une manière notoire dans le classement (5.7% des voix exprimées). Près de 65% n’ont exprimé aucune intention de vote pour des personnalités politiques.

Par ailleurs, 48% des Tunisiens sont mécontents (36.1% très insatisfaits) de la manière dont le Dialogue national a procédé pour la désignation d’un chef de gouvernement contre 40.6% de satisfaits. Près du tiers (32.9%) des Tunisiens ne sont pas au courant du résultat de la 1ère étape du Dialogue national, à savoir la désignation d’un chef de gouvernement.

Sur les 2/3 des Tunisiens déclarant être au courant du processus, 88.6% d’entre eux ont été capables de donner correctement le nom de Mehdi Jomaa comme candidat coopté pour le poste de chef de gouvernement. Près de 61% des Tunisiens sont optimistes pour le succès du nouveau chef de gouvernement dans ses nouvelles fonctions (dedans il y a 47.2% de moyennement optimistes) contre 30.7% de non optimistes.

En résumé, on note une baisse notable des intentions de vote pour les principaux partis politiques en Tunisie, en décembre 2013, mais les rapports de force en termes d’intentions de vote demeurent les mêmes, à savoir suprématie de Nida Tounes, résistance d’Ennahdha et une troisième place pour Al Jabha. Après Béji Caid Essebsis, en baisse, aucune personnalité politique n’émerge fortement pour incarner les aspirations des Tunisiens lors d’élections présidentielles.

L’optimisme paradoxal l’emporte quant au déroulement du Dialogue national, les Tunisiens étant majoritairement pessimistes sur le chemin pris et optimistes sur les objectifs. En reprenant l’initiative sur le processus de transition et l’orientation de la vie politique de la Tunisie, le Dialogue national a certainement marqué l’opinion publique et a impacté les différentes formations politiques en termes de perception, le plus souvent négativement.

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Nous apprenons de sources officielles que le nominé au poste de prochain de gouvernement pour remplacer Ali Larayedh dément avoir une

Nous apprenons de sources officielles que le nominé au poste de prochain de gouvernement pour remplacer Ali Larayedh dément avoir une quelconque page sur le réseau facebook.

Mehdi Jomaa qui refuse jusqu’ici tout contact avec la presse, semble ainsi vouloir se démarquer de ce qui lui a été prêté sur une page dont il avait été dit qu’elle relevait des services d’information du Premier ministère. Il y aurait alors déclaré que « le nouveau gouvernement sera formé dans un délai ne dépassant pas une semaine, et qu’il sera composé de jeunes compétences, tout en promettant de combattre toute forme de corruption ». On lui a attribué aussi l’intention de « lever haut le drapeau tunisien entre les nations et d’être impartial entre les différents partis et le peuple tunisien, quelle que soit leur orientation politique, religieuse ou idéologique ». Ce qui n’a plus désormais cours après ce démenti direct et officiel.

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Deux jours déjà avant l’issue du dialogue national

Deux jours déjà avant l’issue du Dialogue national, Ali Larayedh disait sous le rire réjoui de d’Abdelwaheb Maâtar «quelle différence y aura-t-il entre le 14 et le 15 décembre ?». L’ancien chef du premier gouvernement nahdhaoui, Hammadi Jbali, n’aurait pu mieux dire.

Le Dialogue national, qui marchait à pas d’âne, depuis le 25 octobre, date de tenue de sa première réunion, l’a décidé. Mehdi Jomâa, pur produit technocrate, selon son CV, sera le 3ème chef de gouvernement de la transition et le 5ème premier ministre depuis la chute de Ben Ali. Mehdi Jomaa a aussi été le candidat de dernière minute, puisque tout le Quartet semblait discuter jusqu’au dernier moment des noms de candidats comme Ahmed Mestiri, Mohamed Ennaceur ou Jalloul Ayed. Beaucoup de choses se disent à propos de Mehdi Jomaa sur les réseaux sociaux. On trouve par exemple qu’il serait de tendance nahdhaouie et qu’il serait en relation de parenté avec un ministre nahdhaoui. Mais tout cela ne serait, selon nos informations, que  pure fiction.

A 51 ans, celui qui deviendra en mars dernier ministre de l’Industrie, a une formation d’ingénieur, diplômé de l’École nationale d’ingénieurs de Tunis(ENIT), en 1988, et titulaire d’un DEA en mécanique, calcul et modélisation des structures. Le nouveau chef du gouvernement tunisien avait fait sa carrière au sein d’Aerospace, une filiale du groupe français Total. En 2009, il devient directeur général de la division aéronautique et défense et membre du comité de direction, supervisant six filiales implantées en France, aux États-Unis, en Inde et en Tunisie.

Par neuf voix contre sept et malgré le retrait de Nida Tounes et l’abstention du Front Populaire , l’actuel ministre de l’Industrie dans le gouvernement Larayedh, sera celui qui le remplacera à la Kasbah. Les dés sont donc jetés et le Quartet devrait se réunir, dès la semaine prochaine, pour mettre à jour le calendrier de sa feuille de route. C’est cette nouvelle feuille de route de l’initiative de l’UGTT qui déterminera la date du départ effectif d’Ali Larayedh et de l’installation de Jomâa. Il faudra avant cela, y mettre les formes constitutionnelles .Larayedh doit présenter officiellement sa démission au chef de l’Etat. Il faudra aussi passer par la case Moncef Marzouki qui devra en saisir l’ANC et inviter le parti de la majorité à lui présenter son candidat, en saisir de nouveau l’ANC et c’est l’Assemblée Nationale Constituante qui décidera par un vote de la candidature de Mehdi Jomâa après avoir pris connaissance de  son programme d’action.

Mais avant tout cela, devraient débuter ,dès lundi , les négociations pour le choix du nouveau cabinet . Se poseront alors diverses questions. D’abord sur le plan politico-politicien. On ne sait ainsi pas si ce gouvernement ne sera pas une simple «Troïka-Ter» avec les sempiternels ministres CPRistes et nahdhaouis comme Maâtar, Ben Hamidane, les Ben Salem et les autres. On est presque sûr que les ministres du CPR qui pourraient ne pas figurer dans le prochain gouvernement seront repris par Moncef Marzouki où ils iront alourdir le budget de la présidence de la République. On ne sait pourtant pas encore si les dizaines de Conseillers qui forment le «gouvernement de l’ombre» ne seront pas renforcés par les ministres nahdhaouis qui pourraient ne pas être repris par Mehdi Jomaa. On ne sait pas, en bref, si le gouvernement du 5ème premier ministre depuis la révolution pourra être un gouvernement, non partisan, réellement indépendant et donc capable de vaquer à sa mission première, celle  de préparer les conditions les meilleures pour les prochaines élections. On ne sait pas non plus, ce qui sera permis de faire à un gouvernement dont les objectifs pourraient croiser et ne pas aller de pair avec ceux purement partisans de la Troïka qui règne sur l’ANC.

Les questions se posent ensuite, sur le pur plan technique du fonctionnement du prochain gouvernement de Mehdi Jomâa lorsqu’il sera enfin formé. En théorie, sa mission première sera de préparer les prochaines élections. Il sera, pourtant, le gouvernement que toute la Tunisie avait attendu, pendant presque 2 mois, comme on attendrait le Messie.

La Tunisie souffre, depuis le gouvernement de Hammadi Jbali, d’une situation économique suffocante. Les institutions financières internationales rechignent de plus en plus à donner crédit à une Tunisie dont les propres ressources vont à des recrutements qui ne créent aucune valeur ajoutée. Des ressources allouées à des budgets de fonctionnement qui augmentent et à des budgets de développement qui n’arrivent pas à se concrétiser. On ne sait pas  ce que pourra faire ce nouveau gouvernement avec par exemple un budget et une loi de Finances faits par d’autres. La Tunisie fait aussi face, avec les moyens du bord, au terrorisme et tous les trafics qui y sont liés. Elle vit aussi une situation sécuritaire encore précaire et une situation sociale encore instable. On ne sait pas, non plus, s’il sera capable et s’il aura le temps de réaliser un des points importants de l’initiative de l’UGTT et du Quartet qu’est la révision des centaines de nominations par lesquelles Ennahdha a noyauté une Administration qui aura la charge de gérer les prochaines élections. On ne sait pas s’il pourra tenir l’UGTT et retenir Al Qaïda et Ansar Chariaâ.

Mehdi Jomaa, sera dans la non-enviable situation d’être à la tête d’un gouvernement dont 10 millions de Tunisiens attendront plus qu’il ne peut donner et que des milliers d’autres attendront au tournant.

Managérialement parlant, le nouveau chef du prochain gouvernement ne pourra être plus qu’un simple commis de l’Etat dans un gouvernement de simple gestion courante. Il devra pourtant savoir éviter les mines anti-personnelles de l’ANC sous forme de projets de lois divers.

Politiquement, Mehdi Jomâa devra savoir donner la juste impression à tous les partis politiques qu’il n’est à la solde d’aucun d’eux, ni sera l’instrument d’aucun de ceux qui tiennent l’ANC. En un mot, faire dès les premiers jours les preuves irréfutables de son indépendance.

Tout cela saura-t-il constituer un signal positif pour les instances financières internationales, pour les pays partenaires économiques, pour les investisseurs étrangers et pour les agences de notation ?

Ka Bou

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