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Le gouvernement de Mehdi Jomaa a décidé d’augmenter de 11% le Smig (salaire minimum interprofessionnel garanti)

Le gouvernement de Mehdi Jomaa a décidé d’augmenter de 11% le Smig (salaire minimum interprofessionnel garanti), et ce après de longues négociations entre le gouvernement et les partenaires sociaux.

« Cette augmentation, applicable à partir de 1er mai 2014, va toucher 900 mille salariés dont 613 milles retraités », a précisé le ministre des Affaires sociales, Ahmed Ammar Younbai, lors d’un point de presse tenu, ce dimanche 1er juin.

« De longues négociations ont été menées entre le gouvernement, les syndicats et les représentants du patronat à l’issue desquelles nous avons pu arracher cette augmentation, jugée la plus importante en termes du pourcentage et de volume depuis la mise en place du système de SMIG en Tunisie», a-t-il assuré.

Cette augmentation intervient à un moment critique marqué essentiellement par une grogne sociale qui secoue le pays où grèves et protestations se multiplient allant jusqu’à suspendre le travail dans certains secteurs.

Le SMIG dans tous ses états

Visant à préserver le pouvoir d’achat des salariés dont les revenus restent encore faibles, cette augmentation touche les simples ouvriers et ceux travaillant dans le domaine de l’agriculture. S’agissant du régime du travail 48H, une augmentation de 18,096 a eu lieu. Le SMIG est fixé à 348096dt.

En ce qui concerne le régime de travail 40H, le SMIG a été fixé à 302,751dt au lieu de 277,671dt.

Pour le secteur agricole, une augmentation journalière de 696 millimes a été décidée, soit 12,304dt contre 11608dt. Utile de noter dans ce contexte que 3 catégories existent dans le secteur agricole. Il s’agit des simples ouvriers, des ouvriers spécialisés et les ouvriers qualifiés. Le Smig est respectivement comme suit : 12,304dt, 12,960dt et 13,537dt.

L’augmentation aura-t-elle un effet sur le budget de l’Etat ? Sur cette question, le ministre a minimisé, dans une déclaration à Africanmanager, son impact particulièrement sur le budget de l’Etat affirmant qu’il reste faible puisque la majorité des ouvriers travaillent dans le secteur privé.

Il a toutefois mentionné que cette augmentation aura certainement un effet sur la situation déficitaire de la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). « Cette augmentation va certainement s’ajouter à la charge de la CNSS sachant qu’elle coûtera environ 100 millions de dinars », a constaté le ministre avant d’assurer que « cette question sera traitée puisqu’il y aura prochainement une majoration salariale dans le secteur privé».

Vers un climat social sain

Sur un autre plan, le ministre a fait savoir que le gouvernement en place a honoré ses engagements avec la partie syndicale. Le but escompté est de mettre en place les conditions d’un climat sain qui permettrait au pays d’aller vers les prochaines échéances électorales. « En dépit du climat critique, un effort louable a été déployé pour activer les conventions signées auparavant », a dit Ahmed Ammar Younbai avant de rappeler que 33 conventions ont été signées dans le secteur public et privé, mais elles sont encore en l’état.

Il a dans ce contexte mis l’accent sur les répercussions financières de ces conventions qui nécessiteraient des centaines de millions dont 150 millions de dinars sont prévus au titre de l’année en cours.

Outre les conventions, le ministre a déclaré que le gouvernement, en coordination avec les partenaires sociaux, a entamé le dialogue relatif à certaines questions fondamentales comme la production, la productivité et également le pouvoir d’achat des citoyens, en constante détérioration.

Wiem Thebti

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