Tags Posts tagged with "Tunisie, Bourse, Investia 2012,"

Tunisie, Bourse, Investia 2012,

par -
« Les grandes entreprises publiques devraient solliciter  la Bourse à des fins de  financement »

« Les grandes entreprises publiques devraient solliciter la Bourse à des fins de financement », a déclaré Hamadi Jebali, Chef du gouvernement provisoire, lors d’une conférence organisée en marge du salon de la bourse de Tunis « Investia 2012 » ouvert, jeudi 1er novembre, au Palais des Congrès de Tunis. Il a assuré que son gouvernement veillera à introduire en Bourse plusieurs entreprises actives dans des secteurs concurrentiels afin de financer leurs investissements. L’objectif, selon lui, est de réduire le fardeau qui pèse sur le budget de l’Etat.

Jebali a également appelé, par la même occasion, à diffuser davantage la culture boursière auprès des Tunisiens et faire connaître les mécanismes du marché financier et les orienter vers le financement des investissements au service de la croissance du pays. Il a aussi appelé à améliorer les produits du marché financier, faire preuve de transparence et gagner la confiance des investisseurs locaux et étrangers.

Hamadi Jebali a évoqué, en outre, la faible capacité de la Bourse à financer le secteur privé ainsi que le secteur public dont les financements n’ont pas dépassé les 11%. Il a relevé que le nombre des introductions sur le marché alternatif est minime, ne dépassant pas à ce jour les 4 entreprises. Toutefois, malgré ces constats considérés comme négatifs, Hamadi Jebali n’a pas hésité à faire part de son optimiste quant à l’avenir de la bourse de Tunis et ses capacités à évoluer et élargir ses activités.

Parlant enfin de l’investissement, le chef du gouvernement a expliqué qu’il s’agit de la dynamo essentielle pour booster le développement, contribuer à la croissance du PIB et réduire le chômage. Il a aussi appelé à appliquer un audit complet et intégral à toutes les banques publiques et renforcer les attributions du secteur bancaire et le crédit public.

De son côté, Chedli Ayari, gouverneur de la Banque Centrale a fait savoir que le marché financier, dans son ensemble, constitue un vecteur de choix pour la mobilisation de l’épargne longue que toute économie devrait encourager afin d’assurer un financement sain et durable de son développement. En effet, note-t-il, le mode de financement de l’entreprise reste dominé par les crédits bancaires (ou de leasing) fortement assurés par des ressources volatiles et tributaires de la disponibilité de garanties réelles. Cette situation n’a pas manqué d’aggraver la fragilité de l’entreprise et d’entraver, par la même, le développement tant souhaité du marché financier.

Le gouverneur de la BCT a indiqué, en outre, que la contribution du marché financier au financement de l’investissement privé demeure très faible en comparaison avec des marchés semblables. De plus, la levée de fonds sur le marché est restée l’apanage quasi exclusif des établissements financiers notamment sur le compartiment obligataire. La part de la capitalisation boursière dans le PIB (23%) est demeurée faible.

Chedli Ayari a indiqué aussi qu’en dépit des diverses incitations à l’introduction en Bourse, le marché demeure peu profond, faiblement diversifié et peu représentatif du tissu économique tunisien. Le nombre d’entreprises cotées n’est actuellement que de 59 sociétés contre 42 unités en 2000. De même, le marché alternatif, censé encourager l’introduction en Bourse à des conditions moins contraignantes, ne compte actuellement que 4 sociétés. De plus, les groupes d’affaires sont pratiquement absents sur la cote.

Concernant les caractéristiques des titres émis sur le marché, le gouverneur de la BCT a fait savoir que l’entreprise tunisienne n’a pas fait preuve d’ingéniosité ou d’innovation en matière de diversification de l’offre qui est demeurée basique et concentrée sur les produits classiques.

Pour sa part, le président du Conseil d’administration de la Bourse de Tunis, Fadhel Abdelkéfi a recommandé de mieux faire connaître les atouts de la Bourse afin que les entreprises puissent se recapitaliser via le marché financier. Il a aussi appelé à divulguer la culture boursière auprès des élèves et des communautés d’affaires. En effet, la Bourse de Tunis contribue à hauteur de 5% au financement de l’économie tunisienne. Ainsi, La capitalisation boursière ne dépasse pas 24% du PIB vu la faible participation de la Bourse dans l’activité économique du pays. Toutefois, dans des pays voisins, ce taux est d’environ 40%.

En dépit de ces défaillances, Fadhel Abdelkéfi se déclaré confiant quant aux capacités de la bourse de Tunisie à évoluer. En effet, la bourse est prête à financer toutes les entreprises, mais cela reste tributaire, selon lui, de la volonté politique, de l’administration fiscale et de la capacité de la Bourse à faire preuve d’efficacité. « Il faut avoir une bourse qui soit la vitrine de l’économie nationale et proche du PIB du pays. Nous tablons sur 300 entreprises introduites en bourse », a-t-il ajouté.

Concernant la première édition du salon de la bourse et des services financiers « Investia 2012 », une quarantaine d’entreprises telles que Tuninvest, Arab Financial Consultants, Attijari intermediation ou Axis Capital ont choisi d’exposer leurs produits.

Le salon a réuni plusieurs acteurs du marché boursier (BVMT, CMF, STICADEV AM), ainsi que l’ensemble des fournisseurs de services financiers (intermédiaires en bourse et sociétés de gestion) et autres prestataires de services connexes (éditeurs de logiciels spécialisés dans la finance, fournisseurs d’accès internet…). Il s’agit d’une occasion idoine e pour les visiteurs et particulièrement les entreprises de s’informer sur tous les supports d’investissement en bourse et les services financiers présentés par les différents exposants, afin de mieux appréhender les mécanismes de fonctionnement du marché boursier grâce aux nouveaux outils pédagogiques interactifs qui sont conçus par la bourse.

Khadija Taboubi

par -
« Les grandes entreprises publiques devraient solliciter  la Bourse à des fins de  financement »

« Les grandes entreprises publiques devraient solliciter la Bourse à des fins de financement », a déclaré Hamadi Jebali, Chef du gouvernement provisoire, lors d’une conférence organisée en marge du salon de la bourse de Tunis « Investia 2012 » ouvert, jeudi 1er novembre, au Palais des Congrès de Tunis. Il a assuré que son gouvernement veillera à introduire en Bourse plusieurs entreprises actives dans des secteurs concurrentiels afin de financer leurs investissements. L’objectif, selon lui, est de réduire le fardeau qui pèse sur le budget de l’Etat.

Jebali a également appelé, par la même occasion, à diffuser davantage la culture boursière auprès des Tunisiens et faire connaître les mécanismes du marché financier et les orienter vers le financement des investissements au service de la croissance du pays. Il a aussi appelé à améliorer les produits du marché financier, faire preuve de transparence et gagner la confiance des investisseurs locaux et étrangers.

Hamadi Jebali a évoqué, en outre, la faible capacité de la Bourse à financer le secteur privé ainsi que le secteur public dont les financements n’ont pas dépassé les 11%. Il a relevé que le nombre des introductions sur le marché alternatif est minime, ne dépassant pas à ce jour les 4 entreprises. Toutefois, malgré ces constats considérés comme négatifs, Hamadi Jebali n’a pas hésité à faire part de son optimiste quant à l’avenir de la bourse de Tunis et ses capacités à évoluer et élargir ses activités.

Parlant enfin de l’investissement, le chef du gouvernement a expliqué qu’il s’agit de la dynamo essentielle pour booster le développement, contribuer à la croissance du PIB et réduire le chômage. Il a aussi appelé à appliquer un audit complet et intégral à toutes les banques publiques et renforcer les attributions du secteur bancaire et le crédit public.

De son côté, Chedli Ayari, gouverneur de la Banque Centrale a fait savoir que le marché financier, dans son ensemble, constitue un vecteur de choix pour la mobilisation de l’épargne longue que toute économie devrait encourager afin d’assurer un financement sain et durable de son développement. En effet, note-t-il, le mode de financement de l’entreprise reste dominé par les crédits bancaires (ou de leasing) fortement assurés par des ressources volatiles et tributaires de la disponibilité de garanties réelles. Cette situation n’a pas manqué d’aggraver la fragilité de l’entreprise et d’entraver, par la même, le développement tant souhaité du marché financier.

Le gouverneur de la BCT a indiqué, en outre, que la contribution du marché financier au financement de l’investissement privé demeure très faible en comparaison avec des marchés semblables. De plus, la levée de fonds sur le marché est restée l’apanage quasi exclusif des établissements financiers notamment sur le compartiment obligataire. La part de la capitalisation boursière dans le PIB (23%) est demeurée faible.

Chedli Ayari a indiqué aussi qu’en dépit des diverses incitations à l’introduction en Bourse, le marché demeure peu profond, faiblement diversifié et peu représentatif du tissu économique tunisien. Le nombre d’entreprises cotées n’est actuellement que de 59 sociétés contre 42 unités en 2000. De même, le marché alternatif, censé encourager l’introduction en Bourse à des conditions moins contraignantes, ne compte actuellement que 4 sociétés. De plus, les groupes d’affaires sont pratiquement absents sur la cote.

Concernant les caractéristiques des titres émis sur le marché, le gouverneur de la BCT a fait savoir que l’entreprise tunisienne n’a pas fait preuve d’ingéniosité ou d’innovation en matière de diversification de l’offre qui est demeurée basique et concentrée sur les produits classiques.

Pour sa part, le président du Conseil d’administration de la Bourse de Tunis, Fadhel Abdelkéfi a recommandé de mieux faire connaître les atouts de la Bourse afin que les entreprises puissent se recapitaliser via le marché financier. Il a aussi appelé à divulguer la culture boursière auprès des élèves et des communautés d’affaires. En effet, la Bourse de Tunis contribue à hauteur de 5% au financement de l’économie tunisienne. Ainsi, La capitalisation boursière ne dépasse pas 24% du PIB vu la faible participation de la Bourse dans l’activité économique du pays. Toutefois, dans des pays voisins, ce taux est d’environ 40%.

En dépit de ces défaillances, Fadhel Abdelkéfi se déclaré confiant quant aux capacités de la bourse de Tunisie à évoluer. En effet, la bourse est prête à financer toutes les entreprises, mais cela reste tributaire, selon lui, de la volonté politique, de l’administration fiscale et de la capacité de la Bourse à faire preuve d’efficacité. « Il faut avoir une bourse qui soit la vitrine de l’économie nationale et proche du PIB du pays. Nous tablons sur 300 entreprises introduites en bourse », a-t-il ajouté.

Concernant la première édition du salon de la bourse et des services financiers « Investia 2012 », une quarantaine d’entreprises telles que Tuninvest, Arab Financial Consultants, Attijari intermediation ou Axis Capital ont choisi d’exposer leurs produits.

Le salon a réuni plusieurs acteurs du marché boursier (BVMT, CMF, STICADEV AM), ainsi que l’ensemble des fournisseurs de services financiers (intermédiaires en bourse et sociétés de gestion) et autres prestataires de services connexes (éditeurs de logiciels spécialisés dans la finance, fournisseurs d’accès internet…). Il s’agit d’une occasion idoine e pour les visiteurs et particulièrement les entreprises de s’informer sur tous les supports d’investissement en bourse et les services financiers présentés par les différents exposants, afin de mieux appréhender les mécanismes de fonctionnement du marché boursier grâce aux nouveaux outils pédagogiques interactifs qui sont conçus par la bourse.

Khadija Taboubi

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

AFRIQUE

SPORT

Reseaux Sociaux