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L’assemblée nationale constituante a adopté

L’assemblée nationale constituante a adopté, ce vendredi, lors d’une séance plénière, le projet de budget de la Présidence de la République dans sa version revue et corrigée, par 86 voix.

20 députés ont voté contre le nouveau budget amputé de 2 millions de dinars par rapport à sa première mouture, ayant été ramené à 77 MDT au lieu de 79 MDT.

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Fixé à 79 millions de dinars pour 2013

Fixé à 79 millions de dinars pour 2013, le projet du budget de la présidence de la République a été rejeté, au cours de la séance plénière de lundi 24 décembre.

Première en Tunisie, le rejet dudit projet suscite la polémique. Africanmanager, présent ce mardi 25 décembre 12, à l’ANC, a sondé les réactions de quelques députés.

Marzouki n’est pas sanctionné

Walid Bennani, membre du parti islamiste Ennahdha, indique que le vote du budget de la présidence de la république n’est pas un vote politique comme le prétendent certains députés, signalant que « c’est un vote technique, et nous avons donné le mot d’ordre à notre groupement parlementaire de voter tous les volets du budget sans exception, et ce n’est pas Ennahdha qui a fait échouer le vote dudit budget ».

Dans ce cadre, le CPR ne doit s’en prendre qu’à lui-même, puisque il y a eu beaucoup d’abstentions, hier, au sein de ce groupe et l’opposition a voté contre ce budget. « Je ne cache pas qu’il y a des députés d’Ennahdha qui se sont abstenus parque on a vu que le volume du budget, cette année, est plus élevé que celui de 2012, et nous exigeons des explications », a-t-il dit. « On est dans une période d’austérité, qui devrait être répartie sur toutes les instances de l’Etat. C’est pour cela qu’il ne s’agit pas d’un vote politique où Ennahdha est accusé de sanctionner ou limiter l’action du président», a-t-il ajouté.

Dans le droit fil de la campagne électorale !

Mourad Amdouni, du mouvement « Echaab », considère que les considérations politiques sont derrière le rejet dudit projet, qui aurait des répercussions politiques négatives même au niveau des parties représentant le gouvernement.

Le député afait savoir que l’ambiguïté est la problématique majeure de ce budget ainsi que sa tendance haussière, et ce en l’absence totale d’explications appropriées. « Cette démarche pourrait influencer sans doute l’approche financière et économique», relève-t-il.

Le vote contre ce projet est en rapport avec la conjoncture actuelle, jugée très délicate et son augmentation semble en contradiction avec la politique d’austérité préconisée par le président de la République. « Il nous parle d’austérité et il exige l’augmentation pour des questions sociales. C’est l’une des méthodes utilisées dans les campagnes électorales. Donc, on est dans les mêmes pratiques de Ben Ali», déplore-t-il.

Dans ce cadre, il juge nécessaire de réduire le volume de ce budget et de transférer le montant ainsi dégagé vers d’autres questions prioritaires comme le développement régional et la lutte contre le chômage.

Vote purement politique

Partageant les mêmes propos, l’élu indépendant à l’Assemblée Constituante, Slaheddine Zahaf, a considéré que le vote de l’ANC est sûrement politique dans la mesure où certains partis veulent transmettre un message à Moncef Marzouki, précisant que « la majorité des députés a voté les projets des budgets en méconnaissance totale des détails de ses chiffres ».

Slaheddine Zahaf est contre donc ceux qui votent pour des raisons politiques. Selon lui, le vote contre le projet du budget de la présidence de la République est imputé aux tractations politiques. « Il fallait bien que les représentants du gouvernement soient présents à l’ANC pour négocier en détail les budgets de chaque institution que ce soit la Présidence, le Gouvernement ou les ministères », dit-il.

Pour lui, il s’agit d’une perte du temps, dont les 217 députés devraient profiter pour négocier les budgets volumineux de certains ministères, comme l’intérieur et l’éducation

Augmentation raisonnable

Samir ben Amor, conseiller à la présidence de la République, député et dirigeant au CPR, prévoit que l’augmentation prévue au niveau du budget de la présidence est raisonnable dans la mesure elle est liée à l’augmentation des salaires accordée au personnel du secteur public .

La restructuration de la présidence est une obligation

De son côté, Elyes Fakhfakh, ministre des Finances souligne que cette augmentation n’est pas considérable comme l’ont affirmé certains députés, précisant que « l’augmentation de 10% du budget qui sera consacrée aux dépenses salariales et au financement des acquisitions nécessaires pour le renforcement de la sécurité, reste en dessous de la moyenne générale».

Dans une déclaration à Africanmanger, avant la tenue de la séance plénière au sein de l’ANC, consacrée à l’examen de projet loi de finances 2013, le ministre a justifié cette tendance haussière par le nombre croissant des employés au sein de la présidence, s’élevant à 3000 et qui ne sera pas réduite. Cependant, le budget de la présidence comme étant une entreprise reste élevée.

D’où l’importance d’un plan de restructuration globale, selon les nouvelles prérogatives qui seront données et promulguées pour la nouvelle constitution. « Si les employés de la sécurité présidentielle étaient à la charge du ministère de l’Intérieur, et les services sociaux seraient à la charge du ministère des Affaires sociales, je suis sûr que le budget de la présidence de la République sera baissé. Ceci ne pourra se faire qu’avec la promulgation de la nouvelle constitution », conclut le ministre.

Wiem Thebti

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