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Tunisie, bus, grève

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Les grévistes de Transtu semblent avoir entendu raison. L'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) a annoncé

Les grévistes de Transtu semblent avoir entendu raison. L’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) a annoncé, ce mercredi après-midi, la suspension du mouvement de protestation mené mardi et mercredi matin par les agents de la Société des Transports de Tunis et la reprise du travail, après la libération du chauffeur de bus en détention.

Les agents de la société avaient mené à partir d’hier, un mouvement de protestation qui a provoqué la paralysie du transport public terrestre dans la capitale.

Cette contestation s’est manifestée, à la suite de l’arrestation de l’un des agents accusé d’avoir ”endommagé les biens d’autrui, perpétré une agression avec violence et porté atteinte aux bonnes mœurs”.

Dans son communiqué, la centrale ouvrière a précisé «qu’il a été décidé de suspendre les protestations et de reprendre l’activité du transport, en attendant la poursuite des négociations sur les revendications légitimes des agents de la TRANSTU, pour préserver ce service public, en fournissant la protection nécessaire aux agents mais, aussi, au parc de la société et à ses équipements».

Manifestement, le communiqué ne comprend aucun mot d’excuse, si furtif soit-il, aux centaines de milliers d’usagers qui se sont retrouvés dans la rue, livrés à eux-mêmes, du fait d’un mouvement rigoureusement intempestif, incivique et irresponsable, et comme l’ont crié en chœur les pauvres usagers, nocif et condamnable. En frappant sans discrimination écoliers, élèves, femmes , travailleurs et employés, cette grève a indiscutablement outré des pans entiers de la société qui cherchaient à regagner leurs foyers, au terme d’une journée épuisante. Pis encore, leur calvaire s’est poursuivi une bonne partie de la journée de mercredi, les empêchant de regagner leur lieux de travail, paralysant con seulement la circulation dans le Grand-Tunis, mais occasionnant des pertes et des dégâts économiques incalculables.

Tout cela suite à une banale altercation entre un conducteur de bus et une automobiliste, sur laquelle sont venues se greffer des revendications salariales et professionnelles dans lesquelles les usagers ne peuvent porter aucune responsabilité.

Par6delà le chaos et la paralysie de l’activité dans une conjoncture assez délicate, un tel mouvement a été accueillie, légitimement, par une vague de colère de la part des Tunisiens dont des centaines se sont rassemblés aujourd’hui, devant le siège de l’UGTT, Place Mohamed Ali à Tunis, en signe de protestation contre cette grève.

Force est de constater qu’une telle action musclée se mesure aujourd’hui en chevaux-vapeur et en tonnes de métal capables de bloquer toute activité et de prendre en otage la population.

Malheureusement et depuis la Révolution, chacun se permet de prendre la rue à témoin et à contribution pour faire valoir son point de vue. Il suffit à un groupe de réunir assez de monde, de faire assez de bruit et surtout de prendre assez d’otages pour qu’un semblant de légitimité, évidemment qualifiée de «démocratique», puisse être revendiqué. Soyons sérieux, messieurs !

Halte aux grèves qui font mal à l’économie !

Le gouvernement n’a pas fermé la porte des discussions. Il a toujours la main tendue vers tout le monde. La grève décidée par les agents et les chauffeurs du métro léger est dévastatrice pour l’économie nationale.

Aujourd’hui nous avons besoin de la reprise, le plus tôt possible, de notre tourisme et du maintien de nos exportations. Nous avons besoin d’investisseurs étrangers pour créer des emplois.

Il est juste que tous ceux qui se trouvent dans une situation difficile sinon précaire expriment leurs revendications et s’assurent qu’elles sont enregistrées comme il se doit. Mais surtout qu’ils ne se laissent ni influencer ni manipuler par certains qui, malheureusement, sévissent encore dans le pays pour faire échouer la Révolution et faire renaître une situation qui leur apportait des privilèges de toutes sortes qu’ils ne veulent pas abandonner.

Un défi de grande taille qui nécessite l’implication de tous les intervenants pour maintenir la relance et assurer l’investissement. C’est le temps donc de cesser ce genre d’actions « injustifiables » qui nuira sans doute encore plus l’image de la Tunisie.

Pauvre Tunisie, à chaque fois qu’il y a un sit-in, les médias étrangers tels que France 24, Euronews et autres montrent des séquences du 14 janvier, il ne faut pas offrir l’occasion à ceux qui ne cherchent que leur intérêt au détriment de l’image de notre cher pays !

Nadia Ben Tamansourt

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