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Après les cris d’alarme répétés  qu’il a lancés au sujet de la détérioration de la situation des contrôleurs de la circulation aérienne

Après les cris d’alarme répétés qu’il a lancés au sujet de la détérioration de la situation des contrôleurs de la circulation aérienne, le syndicat des contrôleurs aériens relevant de l’Union Générale Tunisienne de Travail (UGTT), a exprimé, ce mardi 15 janvier, sa vive inquiétude et dénoncé « l’immobilisme du gouvernement, qui fait encore la sourde oreille à toute tentative de réforme ».

« Les difficultés exacerbés auxquelles les contrôleurs aériens font face, ne pourraient qu’affecter le trafic aérien et même son rendement, ce qui est sans doute inacceptable pour un pays qui cherche à relancer son économie dans cette conjoncture assez délicate» a relevé Sofiene Bejaoui, secrétaire général du Syndicat des Contrôleurs Aériens, lors d’un point de presse.

En effet, le secteur du contrôle de la circulation a été militarisé par l’ancien régime qui s’appliquait à frapper toute expression libre et toute activité sociale au sein de l’Office de l’Aviation Civile et des Aéroports (OACA). Une décision qui est bien évidement en contradiction avec les règlementations internationales de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) et de l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

Pis encore, les contrôleurs de la circulation aérienne ont été persécutés en 1991, avec l’emprisonnement d’un grand nombre d’entre eux et le licenciement d’autres.

Des décisions qui ont pesé lourd sur la profession du contrôle de la circulation aérienne. La situation s’est encore aggravée surtout avec l’annulation du statut régissant l’avancement de la carrière de ces contrôleurs.

Un secteur en berne

Considérant ces décisions, jugées «illégales », ce secteur souffre d’un déficit d’effectif dont le nombre des personnels ne dépasse pas 280. Un nombre encore limité par rapport à l’importance de cette activité et sa contribution dans le développement économique.

En absence d’une volonté réelle de la part du ministère du Transport, les contrôleurs aériens ont appelé le gouvernement à intervenir d’urgence pour y faire face.

Aujourd’hui et d’après les intervenants, la troïka au pouvoir est appelée à sauver ce métier pour que le trafic aérien tunisien garde sa place à l’échelle nationale et internationale. «Le gouvernement doit bouger et trouver les meilleures solutions », a dit l’un des intervenants.

L’important, pour l’instant, selon les participants, est de mettre en œuvre les accords relatifs à l’intégration des contrôleurs aériens militaires au sein de l’OACA, l’application de l’accord de la prime de maintien de licence ainsi que l’élaboration d’un statut particulier pour ces contrôleurs.

Aussi et, selon eux, il est temps d’établir une stratégie pour relever le niveau des contrôleurs. Il s’agit de promouvoir le niveau linguistique, les connaissances et le niveau pratique, et ce conformément aux normes internationales pour mieux faire face à la concurrence acharnée que connait le transport aérien. Les contrôleurs exigent, en fait, « qu’ils soient au niveau international pour que le travail soit accompli dans les meilleures conditions ».

Une démarche utile, d’autant que la Tunisie optera pour l’ouverture de son ciel et le trafic aérien sera par conséquent doublé. Ce qui signifie que les différents intervenants doive nt de s’adapter aux exigences de l’Open Sky.

Une grève de 3 jours en cas d’indifférence

En cas d’absence de réaction de la part des autorités, les contrôleurs de la circulation aérienne observeront une grève le 20, 21 et 22 janvier pour sensibiliser les autorités en place quant à la gravité de la situation. Cependant , on vient d’apprendre que cette grève vient d’être annulée.

Wiem Thebti

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