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L’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation, en collaboration avec l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, la Banque de financement des petites et moyennes entreprises et l’Association allemande «Friedriech Naumann» ont organisé, mercredi 30 novembre,  les journées nationales de l’Entreprenariat et de l’innovation. 

L’idée, était de mettre l’innovation est au cœur de l’avantage concurrentiel, de la croissance à long terme et de la différenciation des entreprises, dans une économie mondiale basée sur le savoir. Cependant, même si elle devient de plus en plus une activité récurrente et stratégique, il n’en demeure pas moins que l’innovation conserve sa nature d’incertitude, pour de nombreuses entreprises et même de présents à ces journées. Une grande majorité de  jeunes diplômés de l’enseignement supérieur, présents à cette manifestation, se sont en effet  montrés  frustrés, voire ennuyés  des  interventions de plusieurs responsables, selon eux,  c’est   «une récitation d’un cours de formation infructueux ». Houcem Marzouki, jeune maitrisard, nous a affirmé que sa visite avait pour objectif de chercher des contacts pour effectuer un stage au sein de n’importe qu’elle entreprise présente à cet événement. «  Je suis un  jeune chômeur et ces discours incessantes  ne me concernent pas, mon objectif est de trouver  un emploi, c’est pour cela que j’ai participé à cette manifestation ». 

Indiquons tout de même, que Filippo Pasquet, directeur général des entreprises et industrie auprès de la commission Européenne, a affirmé que l’innovation est primordiale au sein de toute entreprise.

« L’innovation fait avancer, fait progresser, permet d’adapter l’entreprise aux nouveaux processus, usages et besoins.

La stratégie d’innovation est celle qui consiste à retirer un avantage d’un savoir-faire ou de compétences dont les concurrents ne disposent pas encore. L’innovation et la production de connaissances dépendent aujourd’hui de la créativité de l’ensemble des acteurs de l’entreprise et de leur capacité à prendre des risques. Pour cela, le travail en équipe, la complémentarité et la valorisation des comportements innovateurs doivent être encouragés ».a-t-il souligné.
Pour sa part, Férid Tounsi, il a passé en revue l’importance d’améliorer le système éducatif de base et d’encourager la formation en entreprise pour assurer un développement économique, dont notamment la concurrence oblige aujourd.hui à mettre davantage l’accent sur la formation spécialisée de haut niveau pour répondre aux besoins du marché tunisien.

Il est également  reconnu qu’il est important de mettre en place des moyens technologiques et des capacités de commercialisation pour pouvoir compatir avec des produits plus originaux, au goût du jour et de qualité.

Kamel Ben Ameur, consultant en innovation, a souligné dans son intervention l’importance d’un système national d’innovation en Tunisie puisqu’elle occupe la 34ème place selon l’indice BCG, bien  que le programme de modernisation d’entreprise et d’infrastructure technologique, souffre encore d’une faible implication du système financier et l’absence d’une vision claire et partagée entre tous les acteurs économiques.

Il a présenté par la même occasion les opportunités  pouvant  aider à améliorer  ce système qui sont les programmes d’appui à l’innovation, les mécanismes de financement de l’innovation par le  renforcement  des capacités, la recherche ainsi que l’appui à la création de l’entreprise innovante.

L’objectif du système national d’innovation tunisien est désormais d’inculquer  une culture d’innovation, de stimuler l’application du savoir et d’adapter le système d’enseignement et de formation continue pour créer un environnement propice à l’entreprenariat innovant.

Afin de réaliser cet objectif, il faudrait, selon Kamel Ben Ameur, « définir les rôles de chaque acteur, mesurer  et contrôler les résultats mais fondamentalement avoir une vision commune et une synergie  pour une communication efficace ».

En termes de mécanismes, il a proposé la création de dispositif d’intelligence économique car le succès durable d’une entreprise dépend de sa capacité à surveiller les opportunités et les risques dans son environnement interne et externe ainsi que sa capacité à y apporter des réponses appropriés, le développement d’une  large palette de compétences qu’exige l’innovation en mobilisant et valorisant le capital humain. Enfin  la consolidation du  transfert technologique et l’immersion de la recherche scientifique, qui sont les facteurs clés du succès, récapitulant que l’innovation c’est pour anticiper, se démarquer  et avoir l’attitude de leaders pas de suiveurs.

Au cours de cette rencontre,  les intervenants de différentes  institutions ont mis l’accent sur  la direction générale de l’entreprise,  qui a un rôle fondamental à jouer pour mobiliser et impliquer l’ensemble du personnel à tous les niveaux de la hiérarchie, en facilitant le passage d’une logique de planification à une logique d’entrepreneur.

NT & R.O

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