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Tunisie, entreprises, main-d’œuvre

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Les industriels

Les industriels, les agriculteurs, les promoteurs tunisiens se trouvent parfois confrontés au manque flagrant de main-d’œuvre. La main-d’œuvre se fait de plus en plus rare et chère, malgré la disponibilité des offres d’emplois, ce qui provoque la paralysie de plusieurs secteurs.

D’après une enquête réalisée récemment par Jamel Boumediene, expert en économie, sur « l’évaluation des besoins en main-d’œuvre », plusieurs entreprises tunisiennes souffrent de pénurie de main-d’œuvre. Leurs besoins se chiffrent à 120 mille travailleurs. De même, prés de 700 mille tunisiens sont aujourd’hui au chômage, les entreprises ont du mal à trouver de la main-d’œuvre.

*Evolution du taux de chômage : par niveau d’instruction

 

L’enquête réalisée par l’expert, montre que 7 entreprises sur 10 déclarent avoir des difficultés à trouver des ouvriers qualifiés, alors qu’une entreprise sur 2 déclare avoir des difficultés de recrutement dans certaines spécialités.

Plus de la moitié des besoins recensés en main-d’œuvre concerne les ouvriers qualifiés. Ces besoins sont exprimés par des secteurs comme l’agriculture, l’industrie, le bâtiment et des travaux publics ainsi que le tourisme.

Manque de mains d’œuvre : quels sont les défis ?

L’étude relève que, à court terme, il est nécessaire de se préparer à la reprise. A long terme, il faut migrer vers un nouveau modèle de croissance .Ce qui permet de réaliser la montée en gamme du système productif, créatrice de valeur (plus de productivité, utiliser plus de technologie avec sacrifice de certaines activités classiques faiblement productives).

Sur un autre volet, l’expert estime que le chômage est conjoncturel, provoqué par l’instabilité politique et la récession économique observées dans le pays depuis 2011.Le manque de main-d’œuvre par l’incapacité du système productif de générer un taux d’encadrement élevé et l’inadaptation du système éducatif aux besoins des entreprises. Il existe actuellement 10% de formation professionnelle contre 90% de diplômes universitaires, alors que les besoins sont inversés, relève l’étude.

Il convient de noter, que les différentes parties sont appelés à prendre des mesures urgentes pour trouver une solution à la défection de la main-d’œuvre. De plus, il est primordial d’améliorer les conditions de travail, à savoir la majoration des salaires, couverture sociale… en plus il est temps de réviser les programmes d’emploi mis en œuvre depuis le 14 janvier 2011.

Nadia Ben Tamansourt

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