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« Le bassin minier

« Le bassin minier, c’est le far West », c’est l’allégorie utilisée par le PDG du Groupe Chimique Tunisien(GCT) et de la Compagnie des Phosphates de Gafsa(CPG), Kais Daly pour décrire la situation dans le bassin minier de Gafsa dont les unités sont paralysées par une série de sit-in depuis des mois , ponctuées, il est vrai, par quelques accès de retour à la normale , aussi éphémères que subites .

C’est que ce gisement de ressources et de rentrées d’argent n’a de cesse de se tarir sous l’effet d’un cycle de mouvements sociaux qui sont le fait de demandeurs d’emplois prompts à interdire l’accès aux sites de production et à entraver l’acheminement des minerais de phosphate vers les usines de traitement préalablement à l’exportation d’une gamme de produits industriels, dont l’acide phosphorique, trop recherchés par le marché mondial.

C’est qu’aussi les sit-inners n’en font à leur tête, tirant parti d’un vide sécuritaire et politique qui s’exprime à travers des autorités régionales totalement absentes si elles ne sont pas hermétiquement bunkérisées . Il n’en fallait pas davantage pour que le bassin minier devienne un espace livré pieds et poings liés à des jeunes en chômage qui estiment, peut-être légitimement, qu’ils ont prioritairement droit à l’emploi quitte à casser la machine de production et à frapper de paralysie toute l’architecture économique de la région.

Un tableau d’autant plus sombre que les bénéfices du GCT et de la CPG sont en train de fondre comme neige au soleil passant de 825 millions de dinars en 2010 à moins de la moitié depuis le 14 janvier et que, la crise économique mondiale, aidant, la demande du marché recule et les prix dégringolent . Si bien que le produit phosphatier tunisien, d’habitude exporté vers une centaine de pays, est en passe de peiner à trouver acquéreur, les clients cherchant à s’approvisionner ailleurs, et que la réputation commerciale des compagnies tunisiennes est fortement écornée, ne pouvant plus ou rarement honorer leurs engagements. D’ailleurs, la Tunisie n’est plus en état de conserver son statut de 3ème exportateur mondial.

Pourtant, selon le PDG des deux entreprises, tout a été fait pour répondre aux attentes des sit-inners au bénéfice desquels un plan a été mis au point offrant aux jeunes de la région une dizaine de milliers d’emplois et à la région dans son ensemble des projets de développement , tels que la création d’une cimenterie, une banque de développement dédiée à la région, une société de télétravail, des projets agricoles et régionaux et bien d’autres mécanismes conçus pour atténuer l’acuité du fléau du chômage.

Dans une première étape, il a été proposé aux jeunes chômeurs un plan de recrutement de 3000 d’entre eux à la CPG et 1600 au GCT, alors que pour les ouvriers de la sous-traitance, un effort particulier a été déployé pour en recruter une bonne part dans des sociétés spécialisées, notamment, dans des activités environnementales.

Ces programmes ont été soumis aux sit-inners , et une certaine détente a été enregistrée , dans une première phase , donnant lieu à un commencement d’exécution des engagement après obtention des approbations du gouvernement. Toutefois, les protestations ont vite fait de reprendre de plus belle, et ce à la suite de la proclamation des résultats de deux concours pour le recrutement des employés dans les deux compagnies, la CPG et le GCT.

Il n’en demeure pas moins que des efforts sont en train d’être déployés avec le nouveau gouvernement pour sortir de la crise. A cet égard, Kais Daly a révélé qu’il a rencontré, ce mardi, le nouveau ministre de l’Industrie et du Commerce pour imaginer des solutions à la faveur desquelles il pourrait être possible de sortir de l’impasse dans laquelle est plongé le bassin minier. A cette fin, le gouvernement a d’ores et déjà mis en place des commissions auxquelles sera confiée la charge d’examiner les problèmes liés au phosphate, sachant que les postes proposés sont très en deçà des demandes qui ne cessent de s’accumuler et qui s’élèvent actuellement à 16 000.

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« Le bassin minier

« Le bassin minier, c’est le far West », c’est l’allégorie utilisée par le PDG du Groupe Chimique Tunisien(GCT) et de la Compagnie des Phosphates de Gafsa(CPG), Kais Daly pour décrire la situation dans le bassin minier de Gafsa dont les unités sont paralysées par une série de sit-in depuis des mois , ponctuées, il est vrai, par quelques accès de retour à la normale , aussi éphémères que subites .

C’est que ce gisement de ressources et de rentrées d’argent n’a de cesse de se tarir sous l’effet d’un cycle de mouvements sociaux qui sont le fait de demandeurs d’emplois prompts à interdire l’accès aux sites de production et à entraver l’acheminement des minerais de phosphate vers les usines de traitement préalablement à l’exportation d’une gamme de produits industriels, dont l’acide phosphorique, trop recherchés par le marché mondial.

C’est qu’aussi les sit-inners n’en font à leur tête, tirant parti d’un vide sécuritaire et politique qui s’exprime à travers des autorités régionales totalement absentes si elles ne sont pas hermétiquement bunkérisées . Il n’en fallait pas davantage pour que le bassin minier devienne un espace livré pieds et poings liés à des jeunes en chômage qui estiment, peut-être légitimement, qu’ils ont prioritairement droit à l’emploi quitte à casser la machine de production et à frapper de paralysie toute l’architecture économique de la région.

Un tableau d’autant plus sombre que les bénéfices du GCT et de la CPG sont en train de fondre comme neige au soleil passant de 825 millions de dinars en 2010 à moins de la moitié depuis le 14 janvier et que, la crise économique mondiale, aidant, la demande du marché recule et les prix dégringolent . Si bien que le produit phosphatier tunisien, d’habitude exporté vers une centaine de pays, est en passe de peiner à trouver acquéreur, les clients cherchant à s’approvisionner ailleurs, et que la réputation commerciale des compagnies tunisiennes est fortement écornée, ne pouvant plus ou rarement honorer leurs engagements. D’ailleurs, la Tunisie n’est plus en état de conserver son statut de 3ème exportateur mondial.

Pourtant, selon le PDG des deux entreprises, tout a été fait pour répondre aux attentes des sit-inners au bénéfice desquels un plan a été mis au point offrant aux jeunes de la région une dizaine de milliers d’emplois et à la région dans son ensemble des projets de développement , tels que la création d’une cimenterie, une banque de développement dédiée à la région, une société de télétravail, des projets agricoles et régionaux et bien d’autres mécanismes conçus pour atténuer l’acuité du fléau du chômage.

Dans une première étape, il a été proposé aux jeunes chômeurs un plan de recrutement de 3000 d’entre eux à la CPG et 1600 au GCT, alors que pour les ouvriers de la sous-traitance, un effort particulier a été déployé pour en recruter une bonne part dans des sociétés spécialisées, notamment, dans des activités environnementales.

Ces programmes ont été soumis aux sit-inners , et une certaine détente a été enregistrée , dans une première phase , donnant lieu à un commencement d’exécution des engagement après obtention des approbations du gouvernement. Toutefois, les protestations ont vite fait de reprendre de plus belle, et ce à la suite de la proclamation des résultats de deux concours pour le recrutement des employés dans les deux compagnies, la CPG et le GCT.

Il n’en demeure pas moins que des efforts sont en train d’être déployés avec le nouveau gouvernement pour sortir de la crise. A cet égard, Kais Daly a révélé qu’il a rencontré, ce mardi, le nouveau ministre de l’Industrie et du Commerce pour imaginer des solutions à la faveur desquelles il pourrait être possible de sortir de l’impasse dans laquelle est plongé le bassin minier. A cette fin, le gouvernement a d’ores et déjà mis en place des commissions auxquelles sera confiée la charge d’examiner les problèmes liés au phosphate, sachant que les postes proposés sont très en deçà des demandes qui ne cessent de s’accumuler et qui s’élèvent actuellement à 16 000.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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