Tags Posts tagged with "Tunisie, lutte, anti-corruption"

Tunisie, lutte, anti-corruption

par -
Le secteur public comme le secteur privé sont aujourd’hui conscients que la corruption est le plus grand obstacle au développement économique et social. Ce phénomène fausse le jeu des marchés

Le secteur public comme le secteur privé sont aujourd’hui conscients que la corruption est le plus grand obstacle au développement économique et social. Ce phénomène fausse le jeu des marchés, nuit à la qualité de la vie et représente un terrain propice à la criminalité organisée. 
En 2011, des appels à la gouvernance de qualité, à un secteur public transparent et à l’intégrité des entreprises ont retenti à travers le monde arabe et jusqu’en Russie et en Inde. Ils ont contribué à dynamiser les organisations internationales et les groupes non gouvernementaux et incité des États, du monde en développement aux pays développés, à prendre des mesures concrètes et des engagements supplémentaires en faveur d’un gouvernement ouvert et de la lutte contre la corruption. 
C’est dans ce cadre que  le Centre Tunisien de la Gouvernance d’Entreprise (CTGE), de l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises a organisé, ce mardi 28 février 2012, une table ronde autour des événements marquants de 2011 dans le domaine de la lutte anti-corruption en Tunisie,  et ce sur le thème : « La lutte Anti-corruption : Bilan d’une année ».
Cette table ronde qui a réuni d’éminentes personnalités, dans le cadre d’un débat ouvert et direct sur ce thème, a pour but de dresser un bilan des efforts fournis depuis l’avènement de la révolution pour enrayer ce phénomène. 
Un an après la chute du régime de Ben Ali, la volonté politique s’efforce de récupérer les biens mal acquis par l’ex-président et  les 114 membres du clan au pouvoir. En dépit de cette initiative, la crainte du peuple ne cesse de s’aggraver en raison de l’absence d’une vision claire. Une vérité qui démontre la nécessité de trouver une réflexion appropriée afin de faire avancer les efforts de lutte contre la corruption de ce pays.
Bilan de 2011 en matière de lutte contre la corruption :
2011 a été marquée par la promulgation de plusieurs textes lois au niveau législatif afin d’ y  faire face. Constat : pas moins de 460 d’hommes d’affaires sont interdits de quitter le territoire tunisien,  400 jugements en référés pour la nomination des administrateurs judiciaires. 
Pour la commission de confiscation, elle a pu, après quelques mois de son entrée en service, de régler la situation de 117 sociétés et 233 titres fonciers outre plus de 233 voitures et 48 yachts.
Tout en reconnaissant ces résultats obtenus, la lutte contre la corruption reste un défi majeur pour l’ensemble de la population tunisienne. En effet, selon le rapport de Transparency International pour l’année 2011, sur l’Indice de Perception de la Corruption (IPC), la   Tunisie a été classée au 73ème rang (sur un ensemble de 183 pays), alors qu’elle occupait le 59ème rang en 2010.
Invité à s’exprimer lors de cette  table ronde,  Abderrahman  Ladgham, ministre de la Gouvernance et de la Lutte contre la corruption, a mis en avant la volonté du gouvernement de lutter contre la corruption qui s’est traduite par une série des réformes et d’actions inscrites dans une approche systémique. «  Il est le temps  de rompre avec ces pratiques, chose qui ne se fera qu’à travers l’intégration de toutes les parties intervenantes». Dans ce cadre, le ministre a précisé qu’une feuille de route a été mise en place, accompagnée d’un planning et d’objectifs pour y faire face. 
De son côté, Ahmed Ouerfelli, conseiller du Président de la République, a mis l’accent sur l’importance de regrouper les structures en charge de cette question sous l’égide d’une autorité bien déterminée. A cela s’ajoute le rôle stratégique de la société civile et des médias  dans le traitement des questions liées  aux affaires publiques et l’instauration des valeurs de la bonne gouvernance.
Taoufik Chammari, président du Réseau national de la lutte contre la corruption a mis l’accent sur l’importante de préserver l’indépendance des organes et celles des associations pour sortir de ce cercle vicieux.
Wiem Thebti

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

AFRIQUE

SPORT

Reseaux Sociaux