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Tunisie, marché, voitures

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C’est une caractéristique qui se confirme jour après jour. Le marché parallèle des voitures prend férocement le pas sur le marché organisé. C’est ainsi qu’alors que le marché dit des réimmatriculations

C’est une caractéristique qui se confirme jour après jour. Le marché parallèle des voitures prend férocement le pas sur le marché organisé. C’est ainsi qu’alors que le marché dit des réimmatriculations, qui est, en fait, le marché parallèle de l’importation et de la vente des véhicules automobiles et des voitures particulières en dehors des circuits, organisés et sécurisés pour le consommateurs, s’envole de plus de 20 %, le nombre de véhicules accordé aux concessionnaires, baisse de plus de 30,5 %.

4730 véhicules, anciens ou nouveaux, mais presque toujours importés en dehors des circuits réguliers et notamment par le biais du système du «FCR» qui ne paie presque que 25 % des DD, sans aucune autre taxe ni impôt, ont ainsi fait l’objet de réimmatriculations, durant les deux premiers mois de l’année en cours. En toutes marques et pour la même période, le marché organisé des concessionnaires n’a pu immatriculer que 4.409 véhic ules. Le marché parallèle ne lâche rien et distribue aussi bien les véhicules utilitaires que les véhicules particuliers, toujours plus que les concessionnaires.

 

La reine des réimmatriculations en Tunisie reste toujours la Volkswagen (Das Auto !) qui se vend même plus sur le marché parallèle (817 VP) que dans les circuits réguliers (314 VP), suivie par les trois françaises Citroën, Peugeot et Renault où le phénomène se répète. Certaines marques, comme la Mini-Cooper notamment, restent nettement plus vendues sur le marché parallèle (34 véhicules) que sur le marché régulier (zéro véhicule). On trouve aussi de tout sur le marché parallèle, florissant jusqu’à étouffer le marché régulier, des voitures. Les Mercedes, il en a importé et écoulé 219 en deux mois contre seulement 92 pour le concessionnaire officiel. Chez la BMW aussi, le parallèle (108) vend presque plus que le groupe Ben Jomaa (138). Le marché parallèle suit aussi l’évolution des tendances. En 2012, il n’avait, par exemple, importé et écoulé que 5 Seat. Celle-ci, développée par le marketing d’Ennakl, le marché parallèle en importe 16 en seulement deux mois, jusqu’ici moins que le concessionnaire.

Et alors que la BCT clame sa volonté de rationaliser les importations et cible directement les concessionnaires de voitures, cette tendance de l’accélération des importations du marché parallèle par rapport au marché régulier, engage même cette année 2013, une importante accélération. En effet, aux 2 premiers mois de l’année 2012, les ventes du marché parallèle n’étaient que de 3.939 véhicules. Aux 2 premiers mois de l’année 2013, ce sont 4.730 véhicules vendus. La BCT n’y a vu que du feu !

 

Et alors que les ventes du marché parallèle que le gouvernement d’Ennahdha bride à tout bout de champ et empêche ouvertement de se développer, signe une augmentation de plus de 20 % de ses ventes dont les caisses de l’Etat ne tirent presque rien outre l’hémorragie occasionnée, le marché organisé des concessionnaires signe une baisse de plus de 30 % de ses ventes. Et alors que presque tous les écarts d’une période à l’autre sont au vert chez les vendeurs de voitures sur le marché parallèle, ils sont au rouge chez les concessionnaires. Ces derniers, de plus, ne savent toujours rien des intentions du ministre Maatar à propos du quota des voitures, alors qu’ils finissent d’écouler la première avance sur un quota 2013 dont le volume reste toujours inconnu.

En attendant, les françaises prennent le pas sur l’allemande et la coréenne. Citroën est ainsi la reine, pour deux mois, des meilleures ventes (VP et VU) de ces deux premiers mois de l’année en cours. Peugeot occupe la deuxième place, suivie par Volkswagen dont les ventes distancent celles de Kia de quelques dizaines de véhicules seulement. Mai de tout cela, ni Abdelwaheb Maatar, ni Chedly Ayari n’ ont que faire !

K.M.B

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Alors que la flambée des prix de pétrole ne cesse de frapper de plein fouet le marché de l’automobile

Alors que la flambée des prix de pétrole ne cesse de frapper de plein fouet le marché de l’automobile, les Tunisiens se détournent des voitures neuves ont décidé pour négocier un autre virage et changer d’itinéraire. Sous cet angle, une forte tendance se dessine chez les acquéreurs potentiels de se rabattre sur le marché des voitures d’occasion. Ils sont des milliers à choisir donc ce marché dans le but de réaliser de bonnes affaires. Reportage

En dépit de la crise économique actuelle qui a fortement touché le pouvoir d’achat des Tunisiens, ces derniers restent quand même optimistes grâce à un marché « alternatif » qui a tout d’une aubaine les aidant à acheter des voitures s’accommodant de leurs pouvoirs d’achat.

Un dimanche matin d’automne, Africanmanager était sur place. Un grand nombre de vendeurs, d’acheteurs ainsi que des intermédiaires “gacharas” se bousculent à l’entrée de ce vaste bazar qui regorge de centaines de voitures, toutes marques confondues.

Pourquoi les tunisiens préfèrent t-ils ce marché parallèle ?

Une véritable fourmilière animée par des centaines de citoyens qui sont là à la recherche de la bonne occasion. « Il faut avouer qu’avec la hausse des prix des véhicules de manière générale, le pouvoir d’achat faible a orienté la demande vers le marché de l’occasion. Dans cet espace, on a la possibilité d’acheter un véhicule âgé en moyenne de plus de 10 ans », lance l’un des visiteurs à la recherche d’une Peugeot 106.

“Ils sont nombreux, les postulants appartenant à la classe moyenne dont le budget ne permet pas d’acheter une voiture neuve “, nous affirme l’un des « gacharas » avant d’ajouter que « les citoyens consultent quotidiennement ce marché dans le but de réaliser une bonne affaire”. Mais d’après lui, cela n’est guère pratique, que via une bonne maîtrise des négociations et les techniques y sont liées ».

Des centaines de voitures sont exposées, de toutes les marques. Interrogé sur sa présence, ce dimanche, au marché des voitures d’occasion, Ali, chef de famille et propriétaire d’une voiture de type « Clio », nous avoue que l’enchaînement inédit d’évènements (Ramadhan, Aïd et enfin la rentrée) a fortement touché son budget. Et d’ajouter : « Pour être honnête avec vous, je me demande comment je m’en sors, en cette année difficile, avec un salaire de 600 dinars. Je n’ai pas d’autre choix que de vendre ma voiture pour réussir à faire vivre une famille de cinq membres »

Ridha, un autre vendeur pose le même constat. « Dans ce climat assez fragile, je suis obligé de vendre ma voiture, car mon pouvoir d’achat devient si faible que je ne suis plus en mesure de faire face aux besoins de la vie».

Par contre, Mohsen, résident à l’étranger, affirme qu’il veut vendre sa voiture de type « Partner » pour acheter une autre plus confortable. Pour le prix, Moshen nous signale qu’il reste toujours inferieur à celui appliqué dans les maisons mères. « Je pense qu’une Partner proposée à 16 mille dinars est une chance pour ceux désireux plutôt d’investir a un coût inférieur dans une voiture solide importée âgée de moins de 2 ans », explique t-il.

Pour rappel, les Tunisiens résidents à l’étranger ont été pendant longtemps, d’importants fournisseurs de véhicules d’occasion. Pour eux, le marché des voitures d’occasion est un business juteux.

Anis « gachar » précise, de son côté, que « les prix restent abordables par rapport aux prix fixés dans les maisons mères « Regardez devant vous. Cette voiture de type « Passat » est proposée au prix de 22 mille DT alors que son prix sur le marché du neuf est de l’ordre de 27.000 DT.

Des prix encore exorbitants

Ce marché est une aubaine certes, mais certains visiteurs n’ont pas manqué d’exprimer leur inquiétude quant à l’envolée des prix des voitures de seconde main surtout depuis l’avènement de la Révolution. Ce changement a beaucoup impacté le dynamisme de ce marché qui a connu une baisse remarquable en comparaison avec les années précédentes

« L’achat d’une voiture d’occasion relève du parcours du combattant. C’est effarant certes, mais j’y suis obligé, puisque je n’ai pas d’autre choix”, nous avoue K.M, fonctionnaire précisant que les voitures neuves dont leur prix s’envolaient sous les yeux étonnés demeurent un rêve pour beaucoup de Tunisiens…

Un avis partagé par Mohamed Tarhouni, retraité et chef de famille. « Franchement, je n’arrive pas à comprendre tout cela! C’est ma troisième visite, mais rien n’a changé. Au contraire, les prix ne cessent d’augmenter. Et c’est inacceptable pour une voiture d’occasion »

Amin Ben Ahmed, professeur souligne, pour sa part, que ses visites répétées au marché ne lui ont pas permis de trouver ce dont il a besoin. «Dans cette conjoncture, je pense que les acheteurs demeurent rares à trouver la bonne offre»

Wiem Thebti

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