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La décision de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) de mettre en circulation

La décision de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) de mettre en circulation, à partir de demain, deux nouvelles pièces de monnaie tunisienne de deux dinars et de deux cents millimes a fait, elle aussi, polémique . L’annonce de la nouvelle a suscité un lot d’interrogations ! Les Tunisiennes et Tunisiens ont demandé des explications sur l’utilité de telles créations de monnaies! Pourquoi de nouvelles pièces de monnaie ? A quelles fins ? Quel rapport avec la politique monétaire ? Et des doutes planent sur ces nouvelles pièces qui circuleront concurremment avec celles actuellement en circulation comme l’a annoncé la BCT.

L’analyste économique et financier Ezzedine Saidane a affirmé, dans une déclaration à Africanmanager, que ces nouvelles pièces de monnaie n’ont aucune valeur ou intérêt pour le pays et ne vont rien ajouter. Et de souligner que plusieurs pays dans le monde ont fabriqué de telles pièces de monnaie, mais ils les ont retirées par la suite à cause de leur inutilité.

Ezzedine Saidane a précisé, en outre, que ces nouvelles pièces n’ont aucun impact sur la détérioration du pouvoir d’achat et qu’au contraire, elles alourdissent le budget de l’Etat et l’expose à maints risques étant donné le coût élevé de l’opération qui est payée, a-t-il rappelé, en devises fortes : « Je ne vois aucun intérêt dans la décision de la Banque centrale de mettre en circulation de nouvelles pièces de monnaie sauf à accabler l’Etat avec des coûts supplémentaires », a-t-il dit.

« Une perte pour la Tunisie ! »

Il a fait remarquer, en outre, que certaines entreprises pourraient se trouver devant plusieurs difficultés à cause de ces nouvelles pièces et seront obligées de changer leurs équipements et mettre à jour leurs matériels ou introduire une nouvelle programmation pour gérer et manipuler ces nouvelles pièces : « Ce n’est nullement le bon moment de le faire », a-t-il souligné. Et d’ajouter que le fait de ne pas communiquer sur le coût et le volume des pièces produites soulève plusieurs interrogations, soulignant, cependant, que la production de telles pièces de monnaie ne pourrait être qu’une perte pour l’Etat quels que soient le coût et la taille de l’opération : « Ces nouvelles pièces de monnaies ne sont ni efficaces, ni objectives.. », a-t-il remarqué.

De son côté, l’expert économique et financier, Moez Labidi a récusé que ces nouvelles monnaies aient un quelconque rapport avec la liquidité et la détérioration du pouvoir d’achat des Tunisiens, soulignant que la réflexion pour créer ces nouvelles pièces de 200 millimes et de 2 dinars avait été déjà engagée après la Révolution et plus précisément avec l’ancien gouverneur de la banque centrale, Mustapha Kamel Nabli. Et de préciser que le ressort principal de cette opération est de rompre avec les symboles de l’ancien régime et garantir plus d’ancrage aux normes pratiquées à l’échelle internationale comme c’est le cas pour le billet de 30 dinars qui a été retiré du circuit, parce qu’il n’a jamais existé au niveau mondial, selon ses dires, contrairement aux pièces de 2 dinars ou 200 millimes qui existent à l’échelle mondiale.

« Aucun rapport avec la détérioration du pouvoir d’achat ! »

Moez Labidi a expliqué, en outre, que ces monnaies n’auront aucun impact sur la détérioration du pouvoir d’achat qui demeure tributaire uniquement de la contrebande et de la dépréciation du dinar.

Il a expliqué, toutefois, que la mise en circulation de ces pièces (2 dinars et 200 millimes) date de la période de Mustapha Kamel Nabli mais a été retardée suite au retard accusé au niveau des appels d’offres qui ont pris, selon lui, un peu plus de temps que prévu.

Si ces nouvelles pièces de monnaie n’ont pas d’utilité, pourquoi autoriser leur circulation sur le marché ? Est-ce pour les beaux yeux de la Troïka ? Est-ce pour que la Troïka laisse son empreinte dans l’histoire du pays? Est-ce pour rompre avec les symboles de l’ancien régime ? Et si c’est le cas, il faut dire que ce n’est pas avec le design qu’on rompt avec un régime ayant gouverné le pays pour plus d’une vingtaine d’années.

Il ya lieu de noter, dans ce cadre, que les pièces de deux dinars et de deux cents millimes présentent les caractéristiques suivantes : pièce courante, couleur : blanche, Forme : tridécagonale , alliage : cuivre et nickel, Diamètre : 29,4 mm, épaisseur : 1,90 mm, poids : 11,2 g, tranche : striée.

L’avers comprend une reproduction du port punique de Carthage avec tout autour les inscriptions en arabe suivantes : Banque Centrale de Tunisie en haut, port punique de Carthage au milieu et en micro-lettres sur le quai du port et deux 2 dinars en bas.

Le revers inversé par rapport à l’avers, comporte le dessin d’un olivier avec tout autour l’inscription en arabe « République Tunisienne » en haut, deux rameux d’olivier disposés l’un en face de l’autre latéralement à l’olivier, et les millésimes « 2013-1434 » en bas.

En ce qui concerne, la pièce de deux cents millimes, il s’agit d’une pièce courante : Couleur : jaune, Forme : tri-décagonale, Alliage : cuivre et zinc, diamètre : 29 mm, épaisseur : 1,80 mm, poids : 9,4 g et Tranche : lisse. L’avers comprend le chiffre 200 avec tout autour des formes géométriques et l’inscription en arabe « deux cents millimes » en bas. Le revers inversé par rapport à l’avers, comporte l’inscription en arabe « Banque Centrale de Tunisie » avec tout autour : des formes géométriques et les millésimes « 2013-1434 » en bas.

Khadija Taboubi

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