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Un an après la Révolution du jasmin et les bouleversements politiques de 2011

Un an après la Révolution du jasmin et les bouleversements politiques de 2011, l’économie tunisienne montre des signes de reprise, note Oxford Business Group(OBG) qui ajoute que « avec l’appui de partenaires internationaux, le retour des investissements étrangers et un gouvernement qui s’est engagé à encourager le développement d’un climat d’affaires favorable, les perspectives de relance économique semblent prometteuses ».Selon le Groupe, basé à Londres, le principal défi du nouveau gouvernement sera bien de nature économique et non politique. La coalition a confirmé son intention d’instaurer un climat favorable aux affaires dans le but de stimuler la croissance économique. Le gouvernement a annoncé des projets d’amélioration des infrastructures au niveau national afin d’attirer des investissements étrangers et d’œuvrer à l’élaboration d’un marché commun régional.L’ancien premier ministre Beji Caid Essebsi a formulé des remarques pessimistes lors d’une conférence économique en décembre, soulignant le rôle crucial que jouera la croissance économique à court terme sur la stabilité politique à venir. Les bouleversements politiques de 2011 ont entraîné une stagnation dans de nombreux secteurs ainsi qu’une baisse brutale du nombre de touristes étrangers, passé de 7 millions en 2010 à 4,5 millions l’an dernier selon les estimations. Le tourisme est l’un des piliers de l’économie nationale tunisienne et les recettes générées par le secteur auraient chuté d’environ 50% en 2011 pour s’établir à 1,2 milliards d’euros.Par conséquent, les réserves en devises de la Tunisie ont chuté de 20%, c’est-à-dire de 2,4 milliards de dinars tunisiens (1,23 milliards d’euros) entre janvier et novembre 2011. Si l’économie a progressé au rythme de 1,5% au troisième trimestre 2011, le taux de croissance annuel n’a été que de 0,2%. Des facteurs extérieurs, tels qu’une baisse de la demande en provenance de l’UE, le principal partenaire commercial de la Tunisie, ainsi que le conflit qui agite son plus important partenaire commercial dans la région, la Libye, ont contribué à exacerber l’impact négatif sur l’économie.Cependant, des perspectives d’amélioration se dessinent pour 2012, notamment grâce au soutien d’un grand nombre de partenaires commerciaux et de partenaires de développement du pays. Les gouvernements de l’UE ont annoncé le 14 décembre leur décision d’ouvrir des négociations commerciales avec le nouveau gouvernement tunisien. Cette coopération accrue vise à soutenir la transition démocratique en réduisant les barrières commerciales et en stimulant la croissance économique.Le résultat de ces négociations pourrait signifier pour la Tunisie un élargissement des accords commerciaux actuellement en vigueur à de nouveaux secteurs, comme l’agriculture ou les services, et pourrait contribuer à établir une coopération régionale. Des fonctionnaires de la Commission européenne ont déclaré à Reuters que ces négociations iraient au-delà des accords actuels sur les tarifs douaniers et prendraient en compte des questions réglementaires, concernant par exemple les marchés publics et la protection des investissements.Le gouvernement prévoit d’augmenter les dépenses en 2012 afin de revigorer l’activité économique. Selon des responsables du budget, le déficit budgétaire serait en augmentation et représenterait 6% du PIB contre environ 4,5% en 2011. Le budget 2012 a été fixé à 22,94 milliards de dinars tunisiens (11,8 milliards d’euros), soit une augmentation de 7,5% par rapport à 2011. La presse nationale a rapporté que le déficit courant serait maintenu au taux particulièrement élevé de 5,4% du PIB en 2012. Le gouvernement espère pouvoir circonscrire le déficit budgétaire à 6% afin de ne pas risquer une dégradation de sa note de dette souveraine.Si les dépenses publiques visant à augmenter les salaires et les subventions devraient avoir des effets bénéfiques à court terme, une hausse de la productivité doit y être associée pour assurer une croissance continue. Avec des signes de reprise de l’activité industrielle locale et le soutien de ses partenaires internationaux, la Tunisie devrait retrouver le chemin de la croissance économique.Source : Oxford Business Group

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