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Les moments difficiles pèsent généralement sur la conscience collective.  Et le réalisme impose de ne pas s'attendre de la part de tout le monde à des réactions sereines  face à  des développements dramatiques

Les moments difficiles pèsent généralement sur la conscience collective. Et le réalisme impose de ne pas s’attendre de la part de tout le monde à des réactions sereines face à des développements dramatiques, car cela peut paraître au-dessus des capacités des uns et des autres.

Les assassinats de Lotfi Naggadh, de Chokri Belaid et de Mohamed Brahmi, ainsi que les évènements de Châambi ont été des moments forts qui nous ont permis de tester l’étoffe de nos politiciens .Le meurtre de Chokri Belaid a fait dire à Samia Abbou, avant même que l’essentiel des données ne soit livré au public, que Béji Caïd Essebsi était derrière l’assassinat. A la mort de Lotfi Naggadh , Rached Ghannouchi , Sahbi Atig ,Ameur Lâarayedh et beaucoup d’autres , ont clamé haut et fort que les locaux de Nidaa Tounès étaient bourrés de cocktails Molotov , accusation ayant visé l’UGTT ,lors de l’assaut mené contre son siège central ,place M’hamed Ali Al-Hammi , par les ligues de protection de la révolution (LPR) , le 4 décembre . L’assassinat de Mohamed Brahmi a fourni l’occasion à beaucoup de dirigeants de la coalition au pouvoir d’imputer cet acte criminel à la contre-révolution (comprendre l’opposition démocratique) , qui veut retarder l’échéance électorale à l’approche du parachèvement de la constitution .

Les évènements d’Al-Ibdelliah survenus, en 2012, ont poussé les trois présidents à publier un communiqué commun dans lequel ils accusent les hommes d’affaires corrompus, et les ex-Rcédistes d’être derrière les troubles survenus, le 11 juin 2012 . Or, tout le monde sait maintenant que la violence a été déclenchée par des salafistes qui ont saccagé l’exposition, reprochant aux tableaux exposés de pourfendre l’islam. Après un petit recul, l’opinion publique s’est aperçue que les tableaux incriminés étaient exposés à …Dakar .

Les évènements des hauteurs de Châambi ont permis à des médias et à des dirigeants de la coalition au pouvoir de faire des extrapolations qui ont du mal à se conformer à la logique. Déjà , quelques jours avant ces derniers développements dramatiques , Samir Wafi , induit en erreur par le calme précaire qui régnait à Châambi , et croyant que le dossier des affrontements était clos , a écrit sur facebook que le général Rachid Ammar a emporté avec lui les secrets de ces évènements, insinuant que l’ex-chef d’Etat-Major des 3 armées disposait de secrets qui lui sont propres et d’autres destinés à l’institution militaire qu’il dirigeait . Quelques heures après l’annonce de la mort de nos vaillants soldats, dans la soirée de lundi 29 juillet, le même Samir Wafi commençait à vanter les élucubrations de Raouf Ayadi, sur l’implantation, en territoire tunisien, de services secrets étrangers, particulièrement le Mossad israélien , voyant dans le récent tournant une preuve de la perspicacité du leader du parti Wafa .

Des médias proches d’Ennahdha s’en sont pris, dans des commentaires et analyses du dernier carnage, à l’Algérie, criant au complot international contre la légitimité.

Slim Ben Hmidène a expliqué, sur le plateau de la chaîne Ezzaytouna, les douloureux évènements de lundi , par le rejet par l’armée des offres qui lui auraient été faites pour « s’associer au complot fomenté par l’opposition contre la légitimité » , insinuant ,lui aussi ,que l’embuscade terroriste a été tendue par les soins de cette même opposition .

Ce genre d’analyses déclarations à l’emporte-pièce , faites par des responsables politiques de premier plan ou des gens de médias influents ,sont de nature à induire l’opinion publique en erreur , à attiser les rancœurs entre citoyens d’un même pays . Ce qui est encore plus grave, c’est qu’on n’a jamais entendu un mot d’excuse de la part des 3 présidents après l’émergence de nouveaux éléments dans l’affaire Al-Abdelliah, de la part de Rached Ghannouchi et des siens après la tournure pénale prise par l’affaire de l’assassinat de Lotfi Naggadh . Samia Abbou non plus ne s’est pas excusée pour sa déclaration jugée irresponsable, et même la demande de levée de son immunité parlementaire a été refusée par la commission qui en est chargée au sein de l’ANC…

Aboussaoud Hmidi

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