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Après avoir connu des valeurs nettement négatives durant les trimestres précédents

Après avoir connu des valeurs nettement négatives durant les trimestres précédents, se situant entre -22.1 % et -8.2 %, l’indice de confiance des chefs d’entreprise du secteur des services s’établit, selon la récente enquête menée, au cours du mois de mai par le Centre Tunisien de Veille et d’Intelligence Economique auprès des entreprises, autour de 0.7 %.

L’enquête, qui s’inscrit dans le cadre des efforts réguliers de l’IACE pour mieux connaître l’environnement des affaires, est centrée autour d’un ensemble de questions relatives à des aspects de l’activité des entreprises du secteur des services tels que le volume de la demande, l’évolution des parts de marché, la capacité de produire davantage avec les moyens existants, les facteurs qui pourraient bloquer le développement de l’activité, l’état de la situation financière, les conditions d’accès au crédit, les délais de paiement, les possibilités d’investissements ainsi que les obstacles qui peuvent les limiter.

– Balbutiement de la demande et des parts de marché

Durant les six derniers mois, exception faite des variations saisonnières de l’activité dans le secteur, la demande est jugée meilleure qu’auparavant par 23.8, contre 8%, en février dernier. La demande est considérée stable pour 38.2 % et décroissante pour 38 % des répondants. Cette dernière proportion avoisinait 56 %, trois mois auparavant. Corrélativement, les parts de marché ont augmenté pour 18.2 % des enquêtés, contre 8 %, en février. Ils sont restés invariables pour 63.6 % des répondants et ont baissé pour une proportion de 18 % d’ente eux.

Pour les marchés étrangers, la situation s’est légèrement dégradée, du fait qu’une proportion de 46.7 % estime que leurs parts de marché ont baissé. Toutefois, 40 % estiment que les parts de marché sont stables et pour 13.3 %, la situation s’est améliorée.

Pour les six prochains mois, la situation économique globale est appréciée positivement par 45.5 %, contre 36 %, en février dernier. La situation est négativement appréciée par 31.8 %, contre 44%, durant la dernière enquête. Le reste des répondants, soit 22.7 %, estiment que la situation restera inchangée. S’agissant de la demande future, les avis sont plus optimistes que pour le passé, puisque, selon 36.4 % des réponses, son volume sera à la hausse et selon 18.2 %, le volume va diminuer.

– Une concurrence toujours aussi rude, mais la capacité de vendre plus reste intacte.

Concernant le niveau d’activité, 27.3 % des entreprises, contre 8 % seulement, en février dernier, déclaraient avoir réalisé des niveaux plus importants, durant les 6 derniers mois, alors que 40.9% des réponses estiment que le niveau d’activité est resté sensiblement le même.

Pour les répondants, l’insuffisance de la demande constitue, avec près de 28 %, le principal facteur limitant l’augmentation de l’activité. Elle est suivie par les conditions de la concurrence dans le secteur, par les coûts de financement et les coûts de la main-d’œuvre, avec respectivement 22 %., 16 % et 15 % des réponses.

S’agissant du degré de concurrence dans le secteur ressenti, durant le dernier semestre, seuls 13.6 % des entrepreneurs interrogés, contre 46 % trois mois auparavant, estiment qu’il est plus important. Pour 59.1 % des répondants, la concurrence est restée au même niveau, alors qu’elle a baissé pour 27.3 % des enquêtés.

A la question de savoir si les moyens disponibles au sein de l’entreprise lui permettent de vendre davantage si jamais la demande de ses services venait à augmenter, près de 79 % des chefs d’entreprise enquêtés répondent par l’affirmative. Cette proportion témoigne de la relative faiblesse du taux d’utilisation des capacités productives par rapport aux capacités installées.

S’agissant de la situation anticipée relative aux six prochains mois, les avis des répondants sont partagés sur l’évolution probable de leur activité, 36.4 % des répondants estiment qu’elle sera plus importante. 50 % estiment que l’évolution sera la même et les13.6 % restants estiment que l’évolution sera moins importante.

Pour les entreprises exportatrices, les appréciations concernant le niveau futur de leur activité sont uniformément réparties, avec près de 33.3 %, aussi bien pour les anticipations positives, stationnaires que négatives.

– Un crédit toujours difficile et des clients qui paient de plus en plus mal.

Pour les conditions d’accès au crédit, elles sont devenues très difficiles pour 52.4% contre 71 %, trois mois auparavant. Pour les 42.9 % des répondants restants, ils affirment que les conditions d’accès sont normales. Aucun des répondants ne trouve que les conditions d’accès sont aisées. Cette dernière appréciation a été également enregistrée, en février dernier.

Concernant des délais de paiement de la clientèle, ils ont tendance à s’allonger pour près de 42.9 % des enquêtés, contre 73%, en février, et sont restés stables pour près 57.1 % des répondants restants. Sur cet aspect, la conjoncture s’améliore par rapport au trimestre précédent et revient de ce fait à son niveau moyen.

A la question de savoir si la conjoncture actuelle est favorable pour les dépenses visant à agrandir les installations, près de 28 % des enquêtés approuvent de telles dépenses, durant la période actuelle. Le reste des réponses est constitué par 45 % de réponses strictement opposées à de telles dépenses alors que les 27 % des réponses restantes sont incertaines pour réaliser de telles dépenses.

Pour ceux qui répondent par l’affirmative, ils estiment avec une relative majorité, soit près de 50 %, que la hausse des investissements sera plus faible que 10 % des capacités existantes actuellement. Pour le reste des réponses, elles sont réparties à hauteur de 25 % pour une augmentation des investissements de plus de 20 % et de 25% pour une augmentation se situant entre 10 et 20 % des investissements.

Parmi les facteurs actuels constituant des obstacles aux investissements, le plus important est relatif au caractère peu adapté des politiques économiques gouvernementales, cité par près de 27 % des répondants, contre 40 %, en mai dernier, suivi par la faiblesse de la demande cité par près 24 %.

Priés de formuler leurs anticipations relatives à l’évolution durant le prochain semestre de leur situation financière, 27.3 % déclarent qu’elle sera en meilleur état alors que, pour 59.1%, la situation sera la même. Le reste des répondants, soit 13.6 %, estiment que leur situation financière sera moins bonne. Ces proportions constituent une relative amélioration des appréciations financières de la situation future.

En termes de recrutement durant les six prochains mois, les appréciations des chefs d’entreprise du secteur sont en grande partie, soit 59.1% des réponses, en cohérence avec le maintien des effectifs actuels de l’entreprise. Néanmoins, près de 27 % des entrepreneurs estiment que les effectifs seront plus élevés durant le prochain semestre.

– Les mauvais jours sont derrière et l’horizon s’éclaircit

Interrogés sur l’appréciation qu’ils se font sur l’évolution future de l’ensemble du secteur «services», 36.4 % des chefs d’entreprise anticipent une évolution croissante, 45.5 % estiment que la situation sera stable. Seuls 18.2 % considèrent une dégradation de la situation. Selon ces appréciations, il semble que les mauvais jours soient d’anciens souvenirs.

Etant donné les soldes d’opinion aux diverses questions, et notamment les soldes relatifs aux questions qui impliquent la dynamique future du secteur, on peut évaluer l’indice global de confiance du secteur pour le mois de mars. Cet indice est susceptible de varier entre -100 % et +100 %. Une valeur de 100 % signifie que toutes les appréciations relatives aux variables clés de l’évolution future sont totalement favorables. La valeur de -100% signifie le contraire.

Le calcul de la moyenne des soldes d’opinion situe l’indice de confiance des chefs d’entreprise du secteur «services» pour le mois de mai 2012 à un niveau proche de 0.7 % contre un niveau moins négatif proche de -8.2 % observé, durant la dernière enquête.

L’évolution décrite ci-dessus du secteur Services, qui se caractérise par son important degré de concurrence, constitue un signe positif synonyme d’un retour progressif à la normale. La grande flexibilité du secteur serait-elle le facteur explicatif de ce mouvement dans le bon sens ? On peut le croire, sauf que la même amélioration a été constatée, durant ces semaines, pour d’autres secteurs plus lourds tels que le bâtiment. Pour une confirmation ou une infirmation de ces mouvements, les prochains résultats relatifs à l’enquête dans le secteur manufacturier sont très attendus.

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