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Tunisie, terrorisme, trafic

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Des enquêtes menées par des services spécialisés dans le terrorisme font état d’une relation très étroite entre les groupes terroristes et les barons de la drogue

Des enquêtes menées par des services spécialisés dans le terrorisme font état d’une relation très étroite entre les groupes terroristes et les barons de la drogue, affirmant à ce propos que ces groupes utilisent ce commerce illégal au nom de gloire de l’islam et de l’adoption de la Chariaa, pour acheter des armes et des explosifs. Qu’il s’agisse du fléau du terrorisme ou du trafic de drogue, il faut chercher les causes au niveau interne.

Pourquoi fait-on des terroristes ou des trafiquants de drogue ? Il ne faut pas légitimer la question, mais on doit identifier les raisons pour les traiter. Cela passe bien évidement entre autres par l’école !

Contacté par Africanmanager, Mazen Cherif, expert des questions stratégiques, des affaires sécuritaire et militaires et en terrorisme a affirmé que les activités mafieuses (trafic de drogue, d’armes…) sont autant de moyens utilisés par ces groupes, citant notamment les Afghans, pour financer les activités terroristes. Selon lui, le trafic de stupéfiants en Tunisie a tout du crime organisé et constitue l’une des composantes du phénomène du terrorisme, car les groupes terroristes ont recours au trafic de drogue pour laver les cerveaux des jeunes afin de les recruter et les enrôler dans le Jihad. Ils justifient leurs ventes illégales de drogue par une fatwa selon laquelle les mécréants devraient aller en enfer. La Tunisie est devenue une plaque tournante du trafic de drogue et des armes et de la propagation du courant takfiriste. Il y a des éléments wahhabites qui incitent à la violence et procèdent ainsi à un lavage de cerveaux des jeunes pour qu’ils rejoignent les groupes terroristes et ce, selon eux, au nom de la religion, a-t-il expliqué.

Les contrebandiers brandissent de fusils de chasse devant les agents douaniers

Commentant des informations affirmant que plus de 80% des opérations de contrebande et du commerce parallèle sont menées par des parties religieuses, Mohamed Ghodhbane, président du bureau exécutif du syndicat des agents de la douane, a déclaré que cette information est exagérée, signalant, à ce propos, que les opérations de contrebande ne sont pas l’œuvre d’éléments à vocation religieuse , mais aussi d’autres personnes .

Sur un autre volet, Mohamed Ghodhbane, a affirmé que de nombreux contrebandiers brandissent des fusils de chasse devant les agents douaniers en réaction à la saisie de leurs marchandises. « L’agent de la douane fait face à de nombreux problèmes et dangers lors de la saisie des marchandises de contrebande.

Depuis le déclenchement des événements de la Révolution et jusqu’à présent, les menaces des contrebandiers augmentent d’un jour à l’autre. Cependant, la douane tunisienne ne baisse pas les bras et s’investit de plus dans la protection du pays contre tout trafic d’armes et de contrebande de marchandises », a-t-il affirmé.

Contrebande : D’énormes pertes fiscales pour la Tunisie !

A rappeler que, selon une étude de la Banque mondiale, les pertes fiscales de l’Etat tunisien à cause de la contrebande et du commerce parallèle s’élèvent à 1,2 milliard de dinars dont 500 millions de dinars au titre de droits de douane. Les autorités tunisiennes sont appelées par la Banque mondiale à “renforcer le contrôle en modernisant les moyens adoptés, l’objectif est de limiter l’impact du commerce illicite sur l’économie et améliorer les conditions de vie des populations frontalières”.

Entre la Tunisie et ses voisins (Algérie et Libye), la valeur du commerce transfrontalier de contrebande dépasse 1,8 milliard de dinars (près de 1,12 milliard USD). Un chiffre qui représente plus de la moitié du commerce officiel avec la Libye et est supérieur au commerce avec l’Algérie, toujours selon l’étude de la Banque mondiale.

Nadia Ben Tamansourt

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Des enquêtes menées par des services spécialisés dans le terrorisme font état d’une relation très étroite entre les groupes terroristes et les barons de la drogue

Des enquêtes menées par des services spécialisés dans le terrorisme font état d’une relation très étroite entre les groupes terroristes et les barons de la drogue, affirmant à ce propos que ces groupes utilisent ce commerce illégal au nom de gloire de l’islam et de l’adoption de la Chariaa, pour acheter des armes et des explosifs. Qu’il s’agisse du fléau du terrorisme ou du trafic de drogue, il faut chercher les causes au niveau interne.

Pourquoi fait-on des terroristes ou des trafiquants de drogue ? Il ne faut pas légitimer la question, mais on doit identifier les raisons pour les traiter. Cela passe bien évidement entre autres par l’école !

Contacté par Africanmanager, Mazen Cherif, expert des questions stratégiques, des affaires sécuritaire et militaires et en terrorisme a affirmé que les activités mafieuses (trafic de drogue, d’armes…) sont autant de moyens utilisés par ces groupes, citant notamment les Afghans, pour financer les activités terroristes. Selon lui, le trafic de stupéfiants en Tunisie a tout du crime organisé et constitue l’une des composantes du phénomène du terrorisme, car les groupes terroristes ont recours au trafic de drogue pour laver les cerveaux des jeunes afin de les recruter et les enrôler dans le Jihad. Ils justifient leurs ventes illégales de drogue par une fatwa selon laquelle les mécréants devraient aller en enfer. La Tunisie est devenue une plaque tournante du trafic de drogue et des armes et de la propagation du courant takfiriste. Il y a des éléments wahhabites qui incitent à la violence et procèdent ainsi à un lavage de cerveaux des jeunes pour qu’ils rejoignent les groupes terroristes et ce, selon eux, au nom de la religion, a-t-il expliqué.

Les contrebandiers brandissent de fusils de chasse devant les agents douaniers

Commentant des informations affirmant que plus de 80% des opérations de contrebande et du commerce parallèle sont menées par des parties religieuses, Mohamed Ghodhbane, président du bureau exécutif du syndicat des agents de la douane, a déclaré que cette information est exagérée, signalant, à ce propos, que les opérations de contrebande ne sont pas l’œuvre d’éléments à vocation religieuse , mais aussi d’autres personnes .

Sur un autre volet, Mohamed Ghodhbane, a affirmé que de nombreux contrebandiers brandissent des fusils de chasse devant les agents douaniers en réaction à la saisie de leurs marchandises. « L’agent de la douane fait face à de nombreux problèmes et dangers lors de la saisie des marchandises de contrebande.

Depuis le déclenchement des événements de la Révolution et jusqu’à présent, les menaces des contrebandiers augmentent d’un jour à l’autre. Cependant, la douane tunisienne ne baisse pas les bras et s’investit de plus dans la protection du pays contre tout trafic d’armes et de contrebande de marchandises », a-t-il affirmé.

Contrebande : D’énormes pertes fiscales pour la Tunisie !

A rappeler que, selon une étude de la Banque mondiale, les pertes fiscales de l’Etat tunisien à cause de la contrebande et du commerce parallèle s’élèvent à 1,2 milliard de dinars dont 500 millions de dinars au titre de droits de douane. Les autorités tunisiennes sont appelées par la Banque mondiale à “renforcer le contrôle en modernisant les moyens adoptés, l’objectif est de limiter l’impact du commerce illicite sur l’économie et améliorer les conditions de vie des populations frontalières”.

Entre la Tunisie et ses voisins (Algérie et Libye), la valeur du commerce transfrontalier de contrebande dépasse 1,8 milliard de dinars (près de 1,12 milliard USD). Un chiffre qui représente plus de la moitié du commerce officiel avec la Libye et est supérieur au commerce avec l’Algérie, toujours selon l’étude de la Banque mondiale.

Nadia Ben Tamansourt

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