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Tunisie, tourisme, Elyes Fakhfakh

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Dans une interview accordée à Africanmanager

Dans une interview accordée à Africanmanager, le ministre tunisien du Tourisme Elyes Fakhfakh, a évoqué assez longuement le dossier épineux de créances accrochées du secteur touristique. Première surprise, on découvre qu’ils ne dépassent plus le 1,5 milliard DT. Seconde surprise, au moins pour les professionnels, c’est cette nouvelle société, extra-justice que veut créer Elyes Fakhfakh. « Il s’agit de créer une société de gestion des fonds, issue du secteur bancaire qui pourra y participer et à laquelle prendront part aussi les fonds de gestion et de restructuration de la dette. C’est cette société qui trouvera les solutions à la question de la dette, au cas par cas. Ce n’est pas, non plus, toute la dette qui sera concernée. Il y a la dette conjoncturelle qui restera entre le privé et le public. Il y a la dette structurelle qui demande recapitalisation et une solution technique. Il y a enfin une dette carbonisée. C’est cette dernière que prendra en gestion la société à créer. La gestion se fera par la vente, par la conversion ou à par l’intégration dans une chaîne globale. Ce sera à la société de décider ». (Lire les détails dans l’interview)

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Après une période morose avec la perte de 2 millions 200 touristes et une baisse de 30% par rapport à 2010

Après une période morose avec la perte de 2 millions 200 touristes et une baisse de 30% par rapport à 2010, le secteur du tourisme semble commencer à retrouver sa dynamique et son efficacité auprès des marchés émetteurs.

Taleb Rifai, secrétaire général de l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) et David Scowsil, président du Conseil Mondial du Tourisme et des Voyages, sont actuellement en visite de travail en Tunisie, et ceci est interprété comme le signe que l’activité touristique en Tunisie repart du bon pied.

Au cours d’un point de presse tenu, lundi, à l’issue d’un entretien avec le chef du Gouvernement, Hamadi Jbali, ils ont d’ailleurs pris sur eux de rassurer le gouvernement ainsi que tous les Tunisiens quant à la place primordiale qui est celle du tourisme tunisien, l’une des sources de revenus majeures du pays. « Nous sommes ici pour consolider le rôle stratégique de ce secteur en cette ère de démocratie et de transparence », a déclaré Taleb Rifai soulignant qu’il s’agit là d’un atout de nature à stimuler les investisseurs étrangers pour qu’ils s’implantent en Tunisie nouvelle et encourager les touristes à venir.

« La libéralisation du trafic aérien, l’investissement et la facilitation des procédures d’octroi des visas ont été au centre de la rencontre avec le chef du gouvernement » a indiqué, de son côté, David Scowsil qui n’a pas manqué de dire combien il est optimiste quant à l’avenir de l’industrie touristique dans un pays en transition.

Un optimisme partagé par Elyes Fakhfakh, le ministre du Tourisme, qui s’est déclaré confiant dans la capacité de cette industrie à retrouver ses niveaux de 2010. « On reste optimiste pour 2012. Selon les indices disponibles, on s’attend à une amélioration de la situation après la perte de 2 200 000 touristes et une baisse de 30% ».

Le ministre prévoit une récupération de la moitié des touristes perdus avec une réduction de la baisse pour s’établir à 15% par rapport à 2010. En effet et selon les chiffres du ministère du Tourisme, les prémices d’une reprise se déclinent dans une croissance de 50% des entrées, et de 8% en termes des recettes. A cela s’ajoutent les intentions d’investissements qui sont très positives. C’est la raison pour laquelle le ministère de tutelle se penche actuellement sur la mise en place d’un nouveau mécanisme, qui facilite l’investissement. Faut-il signaler que de grands groupes ont exprimé leur volonté d’investir en Tunisie, à l’instar d’Accor et Diar Qatari.

D’autre part, et dans le but de promouvoir l’activité, le ministre a annoncé une réduction de 50% sur les taxes imposées les croisières. Une action qui permettra de stimuler les flux touristiques.

Les estimations élaborées par le gouvernement de Jebali, à travers son programme économique et social, qui sera présent fin mars à l’Assemblée Nationale Constituante, et dont le taux de croissance du PIB devra atteindre le 3,5% en 2012 contre un taux négatif de -1,8% en 2011, sont calculées sur la base d’une éventuelle relance du tourisme, d’un rendement agricole positif et un rétablissement de l’activité du secteur des phosphates.

400 personnalités à Djerba pour la relance du tourisme

L’île de Djerba accueillera, les 16 et 17 Avril, 400 experts internationaux venant d’une quarantaine de pays ainsi que plusieurs ministres de deux rives de la Méditerranée, et ce dans le cadre de la 6ème conférence internationale sur la gestion des destinations ayant pour thème « l’avenir du tourisme en Méditerranée ». L’objectif est de débattre les défis et les opportunités afin de doper la compétitivité touristique de la région.

Ce genre d’évènement ainsi que la présence des hauts responsables contribuera sans doute dans la promotion du tourisme tunisien, mais beaucoup reste à faire surtout dans une conjoncture aussi délicate marquée par les perturbations économiques et les tensions sociales.

Les chiffres disponibles soulignent la complexité de la situation. Un taux de chômage qui s’est élevé à 18,9%, entre le 2ème et le 4ème trimestre 2011, période au cours de laquelle le nombre de chômeurs a atteint 738,4 mille personnes, selon les résultats de l’enquête effectué par l’Institut National de la Statistique (INS). Le taux d’inflation a atteint 5,4% durant les deux premiers mois de 2012, contre 3,2% au cours de la même période de 2011, sous l’effet surtout de la persistance des pressions sur les prix de certains produits alimentaires frais.

Une situation où le gouvernement de Jebali s’est contenté de faire des professions de foi. Aucune décision concrète, aucune stratégie, aucune solution pour les professionnels qui se trouvent dans l’impasse.

L’important pour l’instant est de passer à l’action. Les différentes parties concernées devront donc conjuguer les efforts pour la mise en place d’une stratégie en béton pour tirer parti des opportunités de la Révolution et hisser le secteur au niveau qui était le sien voici un plus d’un an.

Wiem Thebti

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