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Tunisiens, disparus,

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Dans une Libye en proie au chaos et à la dégradation de la situation sécuritaire, plusieurs Tunisiens ont été incarcérés dans les prisons pour des délits qu’ils n’ont pas commis.

Mohamed Iqbal Rjeb, président de l’Association de sauvetage des Tunisiens bloqués à l’étranger, a déclaré dans une interview accordée ce jeudi 6 octobre 2016 que des témoins oculaires en Libye avaient affirmé que 300 Tunisiens sont détenus en Libye, juste pour des suspicions de terrorisme. Les investigations ont relevé que les détenus sont innocents et n’ont aucun lien avec les organisations terroristes en Libye, a-t-il affirmé.

Sur un autre volet, il a ajouté que le ministère des Affaires étrangères avait promis  de mettre en place un consulat sur les frontières tuniso-libyennes, cependant elle n’a pas tenu sa promesse.

Et d’ajouter que plusieurs autres Tunisiens sont portés disparus et que l’Association de sauvetage des Tunisiens bloqués à l’étranger n’a pas pu collecter des informations sur le sort de ces personnes étant donné qu’il n’y a pas une coopération bilatérale entre la Libye et la Tunisie.

14 enfants tunisiens âgés entre 6 mois et 7 ans incarcérés!

Mohamed Iqbal Rjeb a également ajouté qu’environ 14 enfants tunisiens sont actuellement incarcérés dans les prisons libyennes. Ils sont âgés entre 6 mois et 7 ans, ont perdu leurs parents « daechiens » dans des affrontements avec les forces de l’armée libyenne qui ont eu lieu ces derniers mois à Syrte.

On rappelle dans ce contexte que le gouvernement tunisien n’a de cesse de renouveler ses appels à ses ressortissants en Libye à la prudence, à quitter le territoire si nécessaire, et à ne pas se rendre dans ce pays dans les conditions actuelles, sauf nécessité absolue.

Pour sa part, le ministère des Affaires étrangères avait annoncé  en 2015, la formation d’une cellule de crise pour le suivi de la situation des Tunisiens en Libye. Cette cellule doit protéger les vies des Tunisiens en Libye et garantir, entre autres, leur sécurité pour parer à toute éventualité durant la prochaine période.

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Le sort d’un grand nombre de Tunisiens ayant émigré clandestinement vers l’Italie ou ayant quitté la Tunisie pour joindre des réseaux djihadistes en Syrie et en Irak

Le sort d’un grand nombre de Tunisiens ayant émigré clandestinement vers l’Italie ou ayant quitté la Tunisie pour joindre des réseaux djihadistes en Syrie et en Irak, reste à ce jour inconnu. Aucune information n’est parvenue aux familles des disparus sur le destin de leurs enfants de la part des gouvernements tunisiens qui se sont succédé.

Dans une déclaration accordée à Africanmanager, Mohamed Ikbel Ben Rejeb, président de l’Association tunisienne de sauvetage des Tunisiens bloqués à l’étranger, a déclaré qu’il déposera bientôt une plainte contre Moncef Mazouki, président de la république tunisienne, car selon lui, ce dernier assume toute la responsabilité concernant la disparition de nombreux tunisiens dans le monde. « Le dossier des Tunisiens disparus dans le monde reste toujours ignoré et marginalisé, le gouvernement tunisien n’a fourni aucun effort sérieux pour chercher ces personnes et soutenir leurs familles qui souffrent de l’absence de leurs proches ».Il ajoute : « Nous avons contacté à maintes reprises les parties concernées (ministère des affaires étrangères….) mais nous ne recevons que des promesses et jamais de mesures concrètes. Notre association œuvre à sauver les Tunisiens bloqués à l’étranger, emprisonnés, disparus ou décédés en Syrie, en Irak, au Mali ou ailleurs. Nous collaborons davantage avec la société civile dans plusieurs pays pour collecter des informations relatives aux personnes disparues .Et pour protester contre la silence du gouvernement, nous envisageons organiser une marche de protestation pacifique vers le Palais du Carthage pour dénoncer la politique menée par le gouvernement envers des Tunisiens disparus ». a-t-il affirmé.

Sur un autre volet, Mohamed Ikbel Ben Rejeb a rappelé que la suspension des relations diplomatiques avec la Syrie a retardé jusqu’à présent les procédures qui concernent la récupération des 43 prisonniers tunisiens en Syrie. « Pour libérer les personnes incarcérées dans les prisons syriennes, l’Etat Syrien a présenté deux exigences , la première : des excuses de la part des prisonniers au peuple syrien et la seconde : l’identification des recruteurs des djihadistes qui ont encouragé ces prisonniers à venir combattre en Syrie.

Selon le président de l’association, l’ex ministre des affaires religieuses Nourdine Khadmi, Mokhtar Jebali un imam tunisien et Habib Ellouz sont derrière l’envoi des Tunisiens en Syrie. Ces personnes, d’après lui, ont encouragé les jeunes à aller en Syrie à travers leurs discours djihadistes annoncés sur les plateaux télévisées et dans les mosquées »a-t-il ajouté.

Les combattants rentrés de Syrie : un vrai danger pour le pays !

Sur un autre volet, le président de l’Association tunisienne de sauvetage des Tunisiens bloqués à l’étranger a déclaré que « Le ministère de l’intérieur a déclaré que près de 8000 personnes ont été empêchées de partir au jihad en Syrie et 266 autres combattants sont rentrés en Tunisie. Ces personnes sont contrôlées de près par les parties sécuritaires concernées, mais elles ne sont pas encadrées pour les intégrer de nouveau dans la société et les protéger contre le retour aux réseaux djihadistes. Ces personnes doivent être accompagnées par des spécialistes sinon le danger qu’ils représentent pour le notre pays ne sera pas atténué », a-t-il affirmé.

Une commission dédiée au dossier des Tunisiens disparus au large de l’Italie

La présidence du gouvernement a récemment annoncé la création d’une commission interministérielle pour se pencher sur le dossier des Tunisiens disparus au large de l’Italie. Elle regroupe les ministères de l’Intérieur, de la Justice, des Affaires étrangères et des affaires sociales. Dans une déclaration accordée à Africanmanager, Frida Ben Attia, responsable de la migration, coordination des projets au sein du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux, a indiqué que le bilan des travaux de cette commission seront terminés d’ici fin août. Et d’ajouter que les efforts menés par le gouvernement dans le dossier des émigrés disparus en Italie ne sont pas suffisants, affirmant à ce propos que de nombreuses familles n’ont pas réussi à collecter des informations portant sur le sort de leurs enfants.

Selon la responsable, le forum Tunisien pour les droit économiques et sociaux s’emploie afin de permettre aux familles des disparus de connaitre toute la vérité sur leur sort . Elle ajoute que le forum a diffusé en septembre 2012 un rapport concernant les migrants disparus en mer en 2011, 64261 personnes avaient embarqué pour l’Europe, 2000 d’entres elles sont mortes ou disparues. On estime que le nombre des disparus pour l’année 2012 peut s’élever à 350 personnes et le nombre de morts à plusieurs dizaines. Les incidents enregistrés jusqu’à l’heure actuelle se multiplient et les chiffres restent jusqu’à ce jour approximatifs.

Nadia Ben Tamansourt

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Le sort d’un grand nombre de Tunisiens ayant émigré clandestinement vers l’Italie ou ayant quitté la Tunisie pour joindre des réseaux djihadistes en Syrie et en Irak

Le sort d’un grand nombre de Tunisiens ayant émigré clandestinement vers l’Italie ou ayant quitté la Tunisie pour joindre des réseaux djihadistes en Syrie et en Irak, reste à ce jour inconnu. Aucune information n’est parvenue aux familles des disparus sur le destin de leurs enfants de la part des gouvernements tunisiens qui se sont succédé.

Dans une déclaration accordée à Africanmanager, Mohamed Ikbel Ben Rejeb, président de l’Association tunisienne de sauvetage des Tunisiens bloqués à l’étranger, a déclaré qu’il déposera bientôt une plainte contre Moncef Mazouki, président de la république tunisienne, car selon lui, ce dernier assume toute la responsabilité concernant la disparition de nombreux tunisiens dans le monde. « Le dossier des Tunisiens disparus dans le monde reste toujours ignoré et marginalisé, le gouvernement tunisien n’a fourni aucun effort sérieux pour chercher ces personnes et soutenir leurs familles qui souffrent de l’absence de leurs proches ».Il ajoute : « Nous avons contacté à maintes reprises les parties concernées (ministère des affaires étrangères….) mais nous ne recevons que des promesses et jamais de mesures concrètes. Notre association œuvre à sauver les Tunisiens bloqués à l’étranger, emprisonnés, disparus ou décédés en Syrie, en Irak, au Mali ou ailleurs. Nous collaborons davantage avec la société civile dans plusieurs pays pour collecter des informations relatives aux personnes disparues .Et pour protester contre la silence du gouvernement, nous envisageons organiser une marche de protestation pacifique vers le Palais du Carthage pour dénoncer la politique menée par le gouvernement envers des Tunisiens disparus ». a-t-il affirmé.

Sur un autre volet, Mohamed Ikbel Ben Rejeb a rappelé que la suspension des relations diplomatiques avec la Syrie a retardé jusqu’à présent les procédures qui concernent la récupération des 43 prisonniers tunisiens en Syrie. « Pour libérer les personnes incarcérées dans les prisons syriennes, l’Etat Syrien a présenté deux exigences , la première : des excuses de la part des prisonniers au peuple syrien et la seconde : l’identification des recruteurs des djihadistes qui ont encouragé ces prisonniers à venir combattre en Syrie.

Selon le président de l’association, l’ex ministre des affaires religieuses Nourdine Khadmi, Mokhtar Jebali un imam tunisien et Habib Ellouz sont derrière l’envoi des Tunisiens en Syrie. Ces personnes, d’après lui, ont encouragé les jeunes à aller en Syrie à travers leurs discours djihadistes annoncés sur les plateaux télévisées et dans les mosquées »a-t-il ajouté.

Les combattants rentrés de Syrie : un vrai danger pour le pays !

Sur un autre volet, le président de l’Association tunisienne de sauvetage des Tunisiens bloqués à l’étranger a déclaré que « Le ministère de l’intérieur a déclaré que près de 8000 personnes ont été empêchées de partir au jihad en Syrie et 266 autres combattants sont rentrés en Tunisie. Ces personnes sont contrôlées de près par les parties sécuritaires concernées, mais elles ne sont pas encadrées pour les intégrer de nouveau dans la société et les protéger contre le retour aux réseaux djihadistes. Ces personnes doivent être accompagnées par des spécialistes sinon le danger qu’ils représentent pour le notre pays ne sera pas atténué », a-t-il affirmé.

Une commission dédiée au dossier des Tunisiens disparus au large de l’Italie

La présidence du gouvernement a récemment annoncé la création d’une commission interministérielle pour se pencher sur le dossier des Tunisiens disparus au large de l’Italie. Elle regroupe les ministères de l’Intérieur, de la Justice, des Affaires étrangères et des affaires sociales. Dans une déclaration accordée à Africanmanager, Frida Ben Attia, responsable de la migration, coordination des projets au sein du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux, a indiqué que le bilan des travaux de cette commission seront terminés d’ici fin août. Et d’ajouter que les efforts menés par le gouvernement dans le dossier des émigrés disparus en Italie ne sont pas suffisants, affirmant à ce propos que de nombreuses familles n’ont pas réussi à collecter des informations portant sur le sort de leurs enfants.

Selon la responsable, le forum Tunisien pour les droit économiques et sociaux s’emploie afin de permettre aux familles des disparus de connaitre toute la vérité sur leur sort . Elle ajoute que le forum a diffusé en septembre 2012 un rapport concernant les migrants disparus en mer en 2011, 64261 personnes avaient embarqué pour l’Europe, 2000 d’entres elles sont mortes ou disparues. On estime que le nombre des disparus pour l’année 2012 peut s’élever à 350 personnes et le nombre de morts à plusieurs dizaines. Les incidents enregistrés jusqu’à l’heure actuelle se multiplient et les chiffres restent jusqu’à ce jour approximatifs.

Nadia Ben Tamansourt

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