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Sami Tahri

Sami Tahri, secrétaire général adjoint de l’UGTT, au nom de la centrale ouvrière, a appelé le chef du gouvernement provisoire à s’adresser dans les plus brefs délais au peuple tunisien pour clarifier sa position concernant une éventuelle candidature à la présidentielle.

Dans un entretien téléphonique avec Africanmanager, il a fait état de certaines initiatives visant à provoquer le trouble dans le pays et à perturber le processus transitionnel dans cette phase postélectorale.

« Certains veulent modifier le paysage politique à travers la propagation de pareilles informations », nous a déclaré Sami Tahri avant de préciser que « la première disposition de la feuille de route élaborée par le Quartet du Dialogua national, exige l’indépendance de l’équipe ministérielle de Mehdi Jomaa et surtout son engagement à ne pas se présenter aux prochaines élections ». Un engagement maintes fois confirmé par Mehdi Jomaa qui a réitéré sa volonté de respecter les dispositions stipulées par ladite feuille de route.

Les politiciens réagissent

L’appel de la centrale ouvrière vient au moment où plusieurs informations sont relayées sur plusieurs médias selon lesquelles Mehdi Jomaa serait un autre candidat à la présidentielle. Des informations qui s’appuient sur les déclarations faites, le 15 septembre, par Abdelaziz Kotti, dirigeant au mouvement Nidaa Tounes.

Il a, en effet, a affirmé, lors de son passage à Hannibal TV, que le chef du gouvernement en exercice Mehdi Jomâa démissionnera prochainement et sera remplacé par l’un des ministres de son gouvernement.

Abdelaziz Kotti a, par ailleurs, souligné que le mouvement Ennhdha est en train de collecter des signatures au profit de Mehdi Jomâa aux fins du dépôt de sa candidature à l’élection Présidentielle.

Aussitôt, les réactions des partis et hommes politiques ont fusé. Afek Tounes a fait remarquer que le chef du gouvernement actuel Mehdi Jomaa ne devrait pas se présenter aux élections présidentielles puisqu’il s’était engagé à ne pas le faire.

Son premier responsable, Yacine Ibrahim, a rappelé que les ministres du gouvernement de Béji Caïed Essebsi en 2011, dont lui-même, avaient promis de ne pas se présenter aux élections et ont tenu leurs promesses.

Pas de texte juridique précis qui interdise la candidature de Mehdi Jomaa

Le professeur de droit constitutionnel, Kaïs Saïed a considéré qu’il n’y a pas aujourd’hui un texte juridique qui interdit la candidature du chef du gouvernement actuel aux prochaines élections présidentielles.

Dans une déclaration à Africanmanager, Kaïs Saïed a affirmé que ni les dispositions transitoires de la nouvelle constitution ni que la loi relative à l’organisation provisoire des pouvoirs publics ne contiennent un texte précis exigeant la démission de chef du gouvernement de son poste, une fois qu’il aura décidé de s’engager dans la course vers la présidentielle.

Le professeur en droit constitutionnel a, par ailleurs, rappelé que le gouvernement de Mehdi Jomaa est l’émanation de la feuille de route élaborée par le Dialogue national, qui stipule, notamment, la formation d’un gouvernement restreint, composé de personnalités compétentes et indépendantes auxquelles il est interdit de se présenter aux prochaines échéances électorales.

Jomaa serait-il le candidat consensuel d’Ennahdha ?

La polémique a gagné en ampleur suite à la récente déclaration de dirigeant nahdhaoui Abdeltif Makki qui a indiqué que plusieurs personnalités faisant partie de l’ex-Troïka ainsi que d’autres formations politiques et des indépendants répondent aux critères requis pour être un candidat consensuel, et que Mehdi Jomaa en fait partie.

Des déclarations qui ont été récusées par la suite par Zied Laadhari au nom du parti islamiste affirmant que les déclarations d’Abdellatif Mekki n’engagent que lui-même et ne reflètent en aucun cas les positions du mouvement Ennahdha.

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