Tags Posts tagged with "voeux"

voeux

par -

La Télévision nationale n’avait pas besoin de ça après une série de boulettes mémorables, dont l’une des plus retentissantes est la diffusion tardive du sacro-saint Journal télévisé de 20h qui avait coûté au PDG de l’époque, Elyes Gharbi, son poste, en 2017. Cette fois c’est l’ancien régime qui s’invite, sur Al Wataniya 2. Et la bourde était d’autant plus inévitable que cette chaine, parent pauvre du paysage audiovisuel durant le mois de Ramadan, a eu la mauvaise idée de piocher dans les anciens programmes pour meubler le 1er jour du mois saint. Et là toc toc : Ben Ali refait surface…

Donc lundi 6 mai dans la soirée on a vu le Cheikh de l’émission religieuse adresser ses voeux les plus chaleureux au président déchu et à sa femme, Leila Ben Ali. Bon, la pratique était courant à la télévision de l’Etat, mais 8 ans après le départ du dictateur la chose fait tache. Et comme on pouvait s’y attendre, les internautes n’ont pas raté la chaine nationale. Voilà où mène le fait de ne pas faire ce geste simplissime : Vérifier le contenu d’une cassette avant de la diffuser…

par -

Dégrisés, les Tunisiens font toujours face, avec force résilience et autant de résistance, comme chaque début d’année depuis 8 ans, avec les fausses promesses qui n’ont engagé que ceux qui y avaient cru. Mais avec des espoirs que ni leur volonté, ni leurs politiciens, ni leurs dirigeants, ni la conjoncture économique ne pouvaient concrétiser. En ce début d’année 2019, c’est avec la gueule de bois que les Tunisiens se sont réveillés, les poches vidées par les dépenses de la veille et les attentes plus coûteuses que les ressources qu’ils consentent à donner à l’Etat.

La majorité des Tunisiens avaient depuis 2011 et à plus forte raison pour 2019 d’autres vœux. Ils voudraient, en premier lieu, que les prix baissent pour que leur pouvoir d’achat s’en bonifie. Ils oublient cependant, en toute conscience, que ces prix augmentent presqu’automatiquement après chacune des augmentations salariales. Ils oublient, à l’insu de leur plein gré, que c’est ce même marché parallèle auquel s’adonnent certains et auprès duquel s’approvisionnent d’autres qui est justement le facteur principal qui mine leur pouvoir d’achat et fait augmenter les prix.

La majorité des Tunisiens veulent aussi que le coût de leur monnaie se renchérisse. Ils rechignent pourtant, depuis 2012, à retourner au travail et oublient d’augmenter leur productivité, pour créer les richesses qui remettront leur économie sur pied. Ils rechignent, toujours à l’insu de leur plein gré, à payer la fiscalité qui augmentera les ressources de leur pays et le mettra à l’abri de la dette.

Le Tunisien voudrait aller chaque week-end en vacance, à l’étranger comme dans les hôtels du pays, festoyer le 31 décembre de chaque année, faire la queue pendant des heures pour un ticket à plus de mille DT pour assister aux concerts des stars arabes payées en devises, acheter une voiture populaire en croyant que la baisse de 5.000 DT de son prix va lui faire du bien et oublie que tout cela augmentera son train de vie et l’amènera dans un an à demander plus de salaire. Il voyage en Turquie pour y faire ses emplettes et son petit commerce de valise et vilipende en même temps le «made-in Turquie» ainsi que le gouvernement qui ne fait rien pour arrêter l’invasion des produits turcs. Il n’oubliera pourtant pas de critiquer à tout va toutes les décisions de tout gouvernement qui viseraient à rationnaliser sa consommation, à rétablir les balances des déficits jumeaux ou à s’assurer les ressources du budget.

Il voudrait des dirigeants technocrates et les démonte au moindre refus d’une de ses demandes. Il se fait le chantre de la laïcité et va en majorité glisser son bulletin de vote en faveur de ceux qu’il croit «avoir peur de Dieu». Il voudrait lutter efficacement contre la corruption, se fait prier pour déclarer ses biens et continue de faire ses petites affaires nourries par la petite corruption. Il crie justice, et ferme yeux et oreilles devant ceux qui, parmi les métiers de la corporation, ne la rendent pas ou qui se mettent résolument au-dessus d’elle. Il veut que les gouvernements arrêtent les gros poissons du «Fassed», le critique de ciblage et le descend en flammes s’il essayait de frapper dans le tas.

Il veut «le développement» et arrête le fonctionnement des entreprises qui donneraient les moyens financiers à l’Etat pour le lui apporter. Il crie que les gouvernements ne réalisent pas les réformes promises et se tait lorsque ses propres représentants au Parlement bloquent ces mêmes réformes. Il veut de l’emploi, mais pas dans l’agriculture à cause de la pénibilité de l’emploi qu’elle offre et préfère une fonction publique qu’il sait pourtant déjà surbookée et où le travail est presque fictif. Les étudiants veulent tous faire médecine, mais se plaignent lorsque le débouché les mène vers les régions intérieures du pays où leur pays importe pourtant encore des médecins de Chine et de l’Europe de l’Est. Ils refusent de payer l’impôt à 25 %, émigrent vers des pays où le Fisc est incontournable et à des taux qui font déjà fait fuir les entreprises de ces pays, et revendiquent à cor et à cri les services et autres infrastructures qui ne peuvent être mises en place que grâce à ce même impôt qu’ils contestent.

C’est tout cela et pas que ça, que veulent ces mêmes Tunisiens dégrisés de la folle nuit du 31 décembre 2018, qui savent pertinemment que tous ces vœux resteront pieux, mais qui y repartent comme si de rien n’était. 2019 sera pourtant l’année où les Tunisiens seront appelés à faire le bon choix, soit continuer sur la voie de la «bonne révolution», celle des bonnes réformes quoique douloureuses, du retour de la culture du travail et la fin de la dépendance vis-à-vis de l’Etat, celle de la paix sociale obligée pour attirer plus d’investisseurs et de touristes, celle de l’application des lois, celle du respect de l’autorité de l’Etat. Dégrisés du jour de l’an, il faudra bien qu’ils dégrisent des effets néfastes de leur révolution.  «طارت السكرة و حضرت المداينية» !

Khaled Boumiza

par -

L’année 2018 finit comme elle a commencé : Du bruit autour du chef du gouvernement, Youssef Chahed. Son programme ou absence de programme, ses échecs ou ses réussites, ses intentions ou plutôt les nombreuses qu’on lui prête, son avenir politique et son destin personnel, etc. Bref, il y a à boire et à manger. Pour ce qui est de la situation économique du pays, qu’on va inéluctablement coller à Chahed, le tableau n’est pas brillant, les perspectives ne le sont guère plus, à en croire les sombres prédictions de l’expert Azzedine Saïdane sur la RTCI ce week-end. Par contre pour ce qui est de la situation politique, Chahed a, indéniablement, la main. Quant à son ex-parti, Nidaa Tounes, il finit l’année sur les genoux; et pour 2019 ça sent le sapin et le roussi en même temps. D’où cette tentative désespérée de récupérer Chahed. Mais l’affaire a été tellement mal dégoupillée et la ficelle du piège tellement grosse que le chef du gouvernement l’a flairé à mille kilomètres, et n’a donc pas mordu à l’hameçon. La tragédie des nidaïstes, du moins ce qui en reste, continuera pour 2019. Pour ce qui est du destin personnel du chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, le fondateur du parti, il tente de reprendre la main à travers son initiative de rabibocher Chahed et Noureddine Tabboubi, le secrétaire général de l’UGTT, pour éviter au pays une deuxième grève générale qui ferait le plus mauvais des effets aux investisseurs, sans parler des dégâts pour l’économie nationale. Mais rien de ce qu’il fera ne pourra le requinquer politiquement depuis que son invention, le Pacte de Carthage, a explosé en plein vol, par la faute de son fils, Hafedh Caïd Essebsi, obsédé par la chute du gouvernement. BCE aurait été plus avisé de recoller les morceaux entre Chahed et son parti, car ça aussi ça pèse sur le destin de la nation.

De la déconfiture, encore et encore

Nidaa Tounes s’est, enfin, réveillé et s’est rendu compte de la capacité de nuisance du chef du gouvernement aux prochaines élections. Alors une invitation a été lancée en direction de Chahed, pour qu’il rentre au bercail. Mais le geste est arrivé très tard, trop tard. Et que dire de la forme et du fond de ce message censé ramener Chahed à de meilleurs sentiments. D’abord le choix de la personne chargée de lui tendre la perche : le responsable de la communication du parti, Mongi Harbaoui, l’un des snipers de Nidaa qui n’a jamais raté une occasion de flinguer le locataire de la Kasbah. Il y a avait certainement d’autres personnalités plus indiquées que ce franc-tireur pour tenter de dialoguer avec le “fils de Nidaa Tounes“.

Je passe sur le contenu de la main tendue en direction de Chahed, une seule ligne, à peine, le strict minimum syndical. Trop peu pour être crédible, et d’ailleurs Chahed n’y a toujours pas répondu presque une semaine après. C’est vous dire ! Viennent après les accusations, terribles : «les partisans de Youssef Chahed et ceux gravitant autour, notamment la Coalition nationale” sont accusés “de tentative de hold-up sur Nidaâ»;  il y a aussi le «narcissisme» du chef du gouvernement et son «arrogance à outrance». Ensuite la vantardise, que les faits ne justifient pas, et encore moins les perspectives du Congrès électif, lequel manifestement ne résoudra aucun des problèmes existentiels de Nidaa, un «dur à cuire». Un compte pour enfants que nous sert là Harbaoui, tant les problèmes du parti sont criants et connus de tous, parce qu’étalés sur la place publique.  Pour un expert de la communication – c’est pour ça qu’on l’a choisi, non ?-, on était en droit d’attendre autre chose que ce chapelet d’accusations et invectives hyper maladroites qui ne font que rajouter un peu plus d’huile sur le feu. Harboui a-t-il été mandaté pour débiter tout cela ? L’a-t-il sorti de sa tête, de son propre chef ? Ses mots ont-il dépassé sa pensée ? Mystère. En tout cas une chose est sûre : Se taire aurait sans doute été plus avisé que de pondre une telle calamité communicationnelle, une soupe indigeste où on tente en même temps de rattraper le retard incompréhensible pour répondre à l’offensive télévisée de Chahed et se réconcilier avec lui. Un sacré mélange des genres !

Ennahdha, quoi qu’on puisse dire d’elle, s’abstient au moins de commettre de telles boulettes, et en tire des bénéfices. Les islamistes certes ne sont pas au meilleur de leur forme, suite aux déflagrations de l’affaire de l’organisation secrète et la violente charge de l’ancien Ambassadeur des USA à Tunis. Mais Rached Ghannouchi et compagnie finissent l’année dans la même embarcation que Chahed, sans soute leur meilleur pari en ce moment pour retravailler une image sérieusement écornée.

Ça va être gai en 2019 !

Ce que sera le pays l’an prochain, et au-delà, des députés absentéistes et flemmards, et l’expression est faible, y travaillent. Il y aussi le travail de sape, hyper dangereux, que fait Sami Fehri, qui déroule comme il veut avec sa chaine, El Hiwar Ettounsi, plus faiseuse d’opinion que tous les discours de nos dirigeants ou que les leçons des parents en direction d’une jeunesse désorientée, déboussolée, perdue, ivre de cette liberté qui nous est tous tombée sur la tête le 14 janvier 2011. On a vu débouler sur le plateau de Fehri, samedi 29 décembre 2018, le rapeur Samara, qui sort à peine de prison. Le jeune homme avait été coincé par la police avec de la drogue. L’affaire aurait pu être un simple fait divers si le rapeur n’était pas archi connu et s’il n’avait n’avait pas été célébré sur le plateau comme un véritable héros, alors qu’il a été chopé avec de la cocaïne, tout de même ! Et l’ex-prisonnier de s’épancher sur son aventure, son arrestation rocambolesque sur l’autoroute et un récit palpitant qui finit par faire des policiers d’affreux méchants et Samara le héros incompris, injustement interpelé. Tout cela devant un Sami Fehri éberlué et un brin admiratif du rapeur, et face à des jeunes qui applaudissaient je ne sais quel exploit. A aucun moment on n’a entendu l’animateur-producteur-propriétaire lancer une réflexion sur le fait que le jeune homme avait commis un délit, que la drogue c’était mal et que ça détruit, que ça bousille nos enfants et l’avenir de la nation. Rien. En lieu et place on a vu la maman du rapeur rafler un billet pour aller à la “omra“, pour la récompenser de je ne sais quoi. Que fait la HAICA ? Suis-je le seul à remarquer que quelque chose ne tourne pas rond chez Fehri et qu’il va plus loin que les sociétés occidentales les plus libres ? Vous imaginez le même tableau chez Michel Drucker, Laurent Ruquier ou Arthur ?

Une année âpre se profile, violente politiquement, rude économiquement et agitée socialement. Donc s’il y a des voeux qu’il faut formuler, c’est de nous souhaiter mutuellement du courage, de l’abnégation et surtout d’avoir les moyens de nous accrocher pour affronter les tempêtes.

par -

Lors de la présentation de ses voeux aux citoyens, pour marquer le Nouvel an, le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, a fait état de certaines avancées réalisées en 2017, citant à titre d’exemple, le taux de croissance qui a atteint 2,2% contre 1% seulement enregistré, ces dernières années.
Le chef de l’Etat a dit espérer une croissance de pas moins de 3% en 2018 appelant à offrir de bonnes conditions de travail aux Tunisiens.

FOCUS 🔍

Dans le cadre de la stratégie nationale de « Décashing » et d’inclusion financière et faisant suite aux résultats positifs sur l’ensemble de ses tests techniques,...

Le meilleur des RS

Il y a quelques mois, le ministre des Affaires religieuses nous confiait son étonnement face à un citoyen venu lui annoncer son intention de...

PRESSE LOCALE

INTERVIEW

Chaque été, les Tunisiens, dont les habitudes deviennent de plus en plus gourmandes en climatisation, renouent avec un pic de la consommation d’électricité dû...

AFRIQUE

En ce jour mémorable pour les Africains, des milliers de personnes de toutes origines se sont unies et rassemblées dans plus de 20 pays...

Reseaux Sociaux

SPORT