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Wided Bouchammaoui, UTICA, Tunisie

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Environ 2300 adhérents vont participer au congrès extraordinaire  de l'Union tunisienne de l'industrie

Environ 2300 adhérents vont participer au congrès extraordinaire de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), qui se tiendra mardi 18 décembre. C’est ce qu’a annoncé Wided Bouchammaoui, présidente de ladite union.

Devant un parterre des journalistes, Wided Bouchammaoui a dressé le bilan d’une année de sa présidence de l’UTICA. Une année après les conflits qui ont suivi la révolution et qui ont été l’origine de la démission des membres du bureau exécutif dissous, présidé par Hedi Djilani, la centrale patronale a consenti de grands efforts pour redresser la situation. « Dans un climat tendu, on était obligé de réélire d’une part, les structures relevant de l’UTICA en donnant la chance à toutes les compétences et de préparer le projet de la nouvelle loi fondamentale de l’organisation, qui sera au diapason avec la nouvelle dynamique que vit le pays , d’autre part» a relevé Bouchammaoui.

– Transparence, bonne gouvernance pour relever ce défi

En effet, l’Utica a mis en place des commissions spécialisées qui ont travaillé en toute transparence, pour préparer deux projets de statuts de la centrale patronale et qui vont être examinés au cours de ce congrès extraordinaire. L’objectif recherché d’après Wided est «d’accorder plus de prérogatives au conseil national, qui compte 350 membres». Dans ce contexte, Bouchammaoui a signalé qu’un accord à 80% a été trouvé sur le projet des statuts dans son ensemble, à l’exception de deux articles pour lesquels les congressistes ont avancé nombreuses propositions. Il s’agit de la composition du Bureau Exécutif, et les conditions de la candidature à cette instance. Se sont ces deux points qui seront examinés par le congrès.

– Pourquoi deux congrès ?

La présidente de centrale patronale a précisé que le 15ème congrès National de l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) se tiendra, en deux étapes. Le congrès extraordinaire (18 décembre 2012) qui décidera des nouveaux statuts du patronat, qui est depuis le 14 janvier 2011 au centre de tiraillements et changements structurels. Le congrès ordinaire (jeudi 17 janvier 2013), il sera électif.

– Wided Bouchammaoui serait-elle à la tête de l’UTICA ?

Interrogée sur la possibilité de se présenter à un autre mandat, Wided Bouchammaoui a refusé de confirmer sa candidature pour un second mandat à la tête de l’UTICA précisant qu’elle ne peut se décider qu’après la tenue du congrès extraordinaire qui aura lieu demain 18 décembre.

– Un congrès pour réunifier et colmater les brèches.

Ce Congrès de la Centrale patronale est certainement le plus important de son histoire. C’est un Congrès qui s’organise après une division, déjà consommée du patronat par la constitution de Connect de Tarak Cherif et par la création dernièrement d’un patronat indépendant pour les entreprises travaillant dans le secteur de la promotion immobilière, à côté de la Fédération du même secteur, dépendant de l’Utica et à qui les autorités en place ont même donné le droit de représentativité qui était son exclusivité. Une pluralité syndicale patronale, que le même Gouvernement refuse jusqu’à présent au syndicalisme ouvrier. Il est vrai que le poids des patrons n’est pas celui des ouvriers ! Une pluralité syndicale patronale qui sent à plein nez un certain interventionnisme politique dans les affaires du patronat, malgré l’existence de voies faisant état d’un soutient du régime en place pour le patronat historique.

Un congrès qui s’organise, en deux temps, dans une conjoncture, interne à l’UTICA, pleine de dissensions avec les «révoltés du Bounty», comité de sauvetages de l’Utica et autres vestes retournées. Ces derniers, ont beaucoup de fois, fait parler d’eux et les craintes qu’ils dérangent ce mardi la première valse du congrès.

Un Congrès qui devra mener sa valse en deux temps, alors que tout le patronat plie toujours sous les accusations de «corruption » de la part d’un gouvernement qui traite toujours les hommes d’affaire de tous les noms et sur le dos desquels le gouvernement de la troïka casse du sucre et met tous les malheurs de la Tunisie de Ben Ali. Un patronat qui marque le pas dans l’investissement et se replie sur lui-même du fait de la position d’un Gouvernement qui ne se décide toujours pas entre justice traditionnelle et justice transitionnelle et dit ironiquement de lui que «le Rasmel (Le capital) est Jaben (a peur)».

Présidé par une Wided Bouchammaoui qui aura, malgré les menaces et les pressions, réussit à assurer le minimum requis et à maintenir debout une Centrale secouée par les vestes retournées, renforcé ses relations avec l’UGTT avec laquelle elle prépare un «Pacte Social» et montré une image assez solide pendant les dernières négociations salariales, ce dernier Congrès en deux temps fera certainement date dans l’histoire du patronat tunisien.

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